Zad de Notre-Dame-des-Landes : l'accalmie

13-04-2018 reporterre.net 21 min #140097

Malgré l'annonce de l'arrêt des expulsions par la préfète jeudi soir, les interventions militaires ont repris vendredi matin. Sur place, grenades et gaz ont continué d'empoisonner le bocage, avant que les gendarmes ne quittent le centre de la zone à midi.

18h30 Sur la Zad, le non-marché est ouvert, comme tous les vendredis.

16h00 Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sont venus ensemble en avion pour rencontrer les gradés du PC de l'opération contre la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont atterri à Nantes à 16h00 avant de se rendre au PC de commandement de l'opération, situé à l'école du Gaz à Saint-Etienne-de-Montluc, à 10 km du centre de la Zad.

Edouard Philippe et Gérard collomb.

15h00 Le calme continue. La vie semble pouvoir redevenir normale.
Ce soir à 19h, veillée-lecture de défense de la Zad depuis la bibliothèque du Taslu et le phare. « Nous pourrons y lire au mégaphone ou du bout des lèvres des textes choisis par vos soins, à la lumière de bougies, perchés sur le phare ou nichés dans la bibliothèque », indique la bibliothèque du Taslu.

14h17 Les zadistes creusent une tranchée près des Fosses noires.

 DubrayFranck13/04/2018 14:01:38  7  12  1230/794
Les zadistes creusent une tranchée aux fosses noires #zad #nddl

13h20 Tout semble calme. Les gendarmes mobiles sont postés sur la route des Chicanes. A la Zad, la cantine rassasie tout le monde.

12h30 Point sur la situation. Dès 6h30 ce matin, les gendarmes, par dizaines de camions et d'engins, sont intervenus lourdement, alors que la veille, les autorités laissaient entendre la fin de l'opération militaire. Officiellement, les militaires intervenaient non plus pour des expulsions et démolitions d'habitats, mais pour interpeller des personnes. Les habitants et résistants se sont rapidement mobilisés. Si les gendarmes ont pu interpeller quelques personnes, deux à La Grée, ils ne sont pas parvenus à La Wardine, solidement défendue et près de laquelle un de leurs blindés s'est embourbé. Les forces militaires ont quitté cette zone et le carrefour de la Saulce vers 11h30.
De nombreuses personnes sont arrivées sur la Zad depuis hier pour soutenir la résistance. Au total, il y aurait plus de cinq cent personnes sur la Zad.

Dans la matinée, le tribunal de grande instance a rejeté l'assignation en référé formulée par un habitant des Cent Noms.

La préfète de Loire-Atlantique, M me Nicole Klein, a tenu une conférence de presse. Elle a dit que les habitants voulant rester devaient déposer un formulaire simplifié de projet agricole individuel.

Le rassemblement de soutien à la Zad aura lieu dimanche. A Paris, un premier bus est déjà plein et un second se remplit (voir info ici).

Blindé embourbé sur la route de Suez vendredi matin.

12h01 Réaction de Maître Stéphane Vallée, l'un des deux avocats d'un habitant expulsé, lundi, des Cent Noms. Cet habitant avait assigné en référé la préfète Nicole Klein. Maître Vallée plaidait, hier, la voie de fait devant le tribunal de grande instance. Ce matin, la justice a rejeté le recours :

Le tribunal de grande instance (TGI) a considéré que les décisions sur lesquelles se basait la préfète pour procéder à l'expulsion étaient parfaitement valables d'un point de vue juridique, et a considéré que les opérations d'expulsion ne constituaient pas de voie de fait. À partir de là, le TGI n'est plus compétent. La décision fait quand même état d'une vraie déloyauté de la part d'Aéroport du Grand Ouest, qui avait un temps indiqué qu'il n'y avait pas eu de requête. La décision [d'aujourd'hui] en fait état, soulignant bien cette déloyauté mais précisant que, pour autant, celle-ci ne remettait pas en cause la validité de l'expulsion. On est extrêmement déçus, même si on savait que la fenêtre qui nous était ouverte sur la voie de fait était extrêmement ténue et étroite. Envisager un appel est possible, mais pour l'instant il est trop tôt pour se prononcer sur ce que nous allons entreprendre. »

11h33 A peine les gendarmes sont-ils partis qu'une barricade est reconstruite sur la route D81, libre à la circulation avant le début de l'opération d'expulsion, signalent un témoin et le journaliste de l'AFP Antoine Agasse.

11h26 Les gendarmes ont quitté le carrefour de La Saulce en direction des Ardillères, vers le nord. Il n'y a plus de gendarmes sur place. La route est libre jusqu'aux Ardillères.
Toute la matinée, entre environ 8h00 et 11h20, les gendarmes se sont déployés autour de la Wardine, par la route et par les bois. Mais il y avait près de trois cent personnes à La Wardine, pour la défendre, et plusieurs barricades sur la route de Suez. Le blindé s'est embourbé en essayant de contourner la plus grande barricade, solidement installée. Les gendarmes ont perdu plus d'une heure à le dégager. En définitive, ils ont échoué, si leur intention était de parvenir à La Wardine.

11h15 La justice rejette le recours déposé par un habitant des Cent Noms, selon l'agence d'information judiciaire régionale PressPepper, qui voulait faire condamner la préfecture pour « voie de fait » après son expulsion « illégale ».

11h10 Au milieu des explosions de grenades dans la forêt de Rohanne, les oiseaux chantent encore.

11h03 La préfète M me Nicole Klein présente le « formulaire individuel simplifié » que sont censés remplir les habitants de la Zad « porteurs d'un projet individuel ». Sur le fil zad.nadir.org, les habitant.e.s et les soutiens de la Zad s'insurgent du procédé proposé par la préfecture : « Klein nous prend pour des con.ne.s ? Est-ce qu'elle n'a pas compris que nous ne souhaitions pas faire de déclaration individuelle ? Après une semaine d'opération militaire, de destructions de lieux de vie et de personnes mutilées, la seule différence c'est qu'on nous propose une déclaration simplifiée ??? Au moins quand elle déplore qu'il n'y ait eu aucune déclaration pour l'instant, elle confirme qu'elle a bien menti toute la semaine en déclarant à la presse que plusieurs demandes lui étaient déjà parvenues. »

11h00 Toute la matinée, les camions de gendarmes ont été positionnés du carrefour de la Saulce jusqu'à La Rolandière, soit sur plus de cinq cents mètres. Les habitants de La Rolandière - lieu qui accueille aussi le point de soins médicaux - n'ont pas pu sortir de chez eux, les gendarmes bloquaient l'entrée du lieu. Quand ils sont partis, ils ont lancé des grenades dans la cour, assure un témoin.

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11h00 Un groupe de personnes du Taslu, bibliothèque et lieu culturel de la Zad, appelle dans un communiqué à « veiller sur le phare de la Zad ».

Depuis lundi 9 avril, aux prémices d'un printemps bouillonnant, l'hiver est revenu sur la Zad. Il a la couleur des gyrophares, l'odeur des lacrymos et le son assourdissant des grenades. La Zad résiste depuis 4 jours à une opération de destruction aveugle menée par les gendarmes mobiles sur de nombreux lieux de vie collectifs, d'espaces communs et de parcelles cultivées, blessant de nombreuses personnes, habitants, soutiens, mais aussi journalistes. Pas de temps pour la sidération, il s'agit pour l'heure de tenir, de défendre les lieux encore debout et de porter, plus fortement encore, notre volonté de gérer collectivement ce territoire toujours en lutte.

A ce jour, la préfecture se vante d'avoir "déconstruit" 29 lieux et refuse tout ce qui ne relève pas d'une démarche "individuelle" et agricole. L'ampleur des destructions et des violences commises sur les personnes venant chaque jour plus nombreuses défendre la Zad nous permet de comprendre un peu mieux ce que recouvre le terme "dialogue" pour Macron et son gouvernement, représentés en Loire-Atlantique par la préfète Nicole Klein. Pour l'heure, rien ne garantit que les expulsions-destructions vont cesser, comme nous l'exigeons depuis l'ensemble du mouvement. Les gendarmes mobiles se déploient toujours autour et au cœur de la Zad.

10h56 Un blindé se déplace depuis le carrefour de la Saulce vers La Rolandière.

10h50 - Les gendarmes avancent depuis le carrefour de la Saulce vers La Wardine.

10h50 - Point sur la conférence de presse de la préfète de Loire-Atlantique Nicole Klein, d'après Ouest-France et France Bleu :
La préfète a annoncé qu'elle « recevrait le plus rapidement un collectif s'occupant pour reprendre les discussions, comme avant l'opération de gendarmerie. C'est une main tendue. »
Les gendarmes, quant à eux, « vont rester le temps d'effectuer les déblaiements. Ça va prendre de 3 semaines à 1 mois. J'espère que dans ce laps de temps, des projets agricoles individuels seront déposés ».

« Il ne peut pas y avoir d'évacuation totale de ce territoire, estime Nicole Klein. Parce qu'il y a des gens qui ont parfaitement le droit d'être là. »

Elle affirme, à propos de la ferme des Cent Noms, qu'« il n'y a pas eu de bavure. Ils étaient dans l'illégalité. Pourquoi les occupants ne se déclareraient-il pas alors qu'ailleurs, ils le font ? »

La préfète a également présenté un formulaire simplifié pour permettre à ceux qui le souhaitent de déposer des projets agricoles individuels. Date butoir : le 23 avril 2018.

À propos du rassemblement de dimanche, il ne sera pas interdit, mais la préfète « souhaite qu'il se déroule dans un périmètre hors de la zone de gravas. Les réunions dans la Zad ont toujours été pacifiques ». En d'autres termes, elle appelle à ce qu'il se tienne hors des zones d'affrontements, où des lieux de vie ont été détruits, afin d'éviter les reconstructions. Le carnaval de nuit de Nantes est reporté et « les autres manifestations auront lieu avec une force de police conséquente », annonce-t-elle.

Elle confirme également que « c'est bien Emmanuel Macron qui a piloté le dossier et donné l'ordre final de cesser les expulsions et destructions sur la Zad. Pas Matignon ou Beauvau ».

Conférence de presse de Nicole Klein, préfète de Loire-Atlantique. (photo : Twitter de Christophe Jaunet).

10h35 « Il n'y a plus de journalistes sur place, on craint des exactions », s'alarme un témoin.
Les médias ont en effet retiré leurs envoyés spéciaux, semble-t-il. Du côté, de Reporterre, depuis que notre journaliste sur place a été blessée mercredi par un éclat de grenade, nous n'avons plus de reporter sur la Zad. Nous travaillons avec plusieurs témoins pour vous tenir informés au mieux de la situation, et serons sur zone ce week-end.

(Photo Twitter du groupe d'infos de la Zad.)

10h30 Extrait du communiqué des habitants de la Zad ce matin : « Après avoir enfin annoncé hier soir la fin des opérations d'expulsions, le gouvernement veut maintenant se venger de celles et ceux qui ont protégé la Zad et résisté pour sauver les lieux de vie. » Entre 4 (d'après France Info) et 6 (d'après Radio Klaxon) arrestations depuis ce matin.

10h25 Sur place, un témoin signale plusieurs blessures liées aux opérations des gendarmes, dont une épaule fracturée, probablement par un tir de Flash-Ball.

10h20 Dans un communiqué, l'Acipa rappelle qu'elle n'a jamais entamé de négociations avec madame la préfète. « Les informations qui circulent sont fausses. La délégation commune, composée de 9 personnes venant de différentes composantes, est la seule habilitée à conduire des négociations. »

10h15 « L'opération destructions et expulsions est terminée, annonce en conférence de presse Nicole Klein, préfète de Loire-Atlantique, au micro de France Bleu Loire-Océan. Elle indique également que les gendarmes restent sur place pour les opérations de déblaiement, la libération des routes D81 et D281 et pour empêcher toute « réoccupation illégale ».

10h00 - Point sur la situation. Ce matin, les opérations militaires ont repris. La gendarmerie assure qu'il s'agit de déblayer les routes d'accès et de mener des opérations de police judiciaire, et non d'expulser de nouveaux lieux de vie. Une perquisition a eu lieu à la Grée, dans le cadre de l'enquête en flagrance liée à un tir de fusée sur un hélicoptère. Au moins deux personnes ont été arrêtées, sans lien avec l'enquête. Dans la forêt de Rohanne, des affrontements se sont déclenchés : nos témoins sur place signalent une pluie de grenades.

9h32 D'après des témoins sur place, les gendarmes avancent sur le chemin de Suez en direction de la Wardine. On entend la meuleuse découpant la barricade des Lascars. Ils se déploient actuellement dans la forêt de Rohanne et autour de l'Ambazada.

Photo de la forêt de Rohanne, par le groupe d'information de la Zad.

9h15 Des actions de soutien à la Zad ont été menées dans plusieurs communes de France, comme par exemple à Rodez (Aveyron), où des militants bloquent depuis 4h du matin le plus grand rond-point de la ville. « Puisque l'État poursuit l'évacuation violente de la Zad de Notre des landes, en détruisant une à une les cabanes, nous avons bâti une cabane au beau milieu du rond point, expliquent-ils. Nous appelons tous ceux et celles qui veulent se mobiliser à nous rejoindre aujourd'hui avec tentes, palettes, banderoles, pétards, chocolat chaud et parasols. »

9h11 Un nouveau poste de l'équipe Médics a ouvert au Liminbout.

9h05 Ce vendredi matin, le porte-parole de l'Acipa nie toute négociation avec la préfecture : « Nous démentons cette information de la préfecture, l'Acipa ne négocie RIEN », fait savoir Julien Durand à Ouest-France.

Chemin de Suez. Photo Twitter prise par le journaliste de Mediapart.

9h00 D'après un communiqué du procureur général auprès de la cour d'appel de Rennes, l'opération de ce matin à la Grée visait à perquisitionner les lieux dans le cadre d'une enquête ouverte suite au tir d'une fusée ayant visé, le 10 avril, un hélicoptère de la gendarmerie.

Deux individus ont par ailleurs été interpellés, signale le procureur, sans lien avec la perquisition.

8h57 A la Grée, où une trentaine de personnes seraient maintenues nassées, dans la cour, une personne aurait été arrêtée d'après notre témoin sur place.

8h55 Un blindé est embourbé au niveau de la barricade des Lascars, au début du chemin de Suez qui mène à la Wardine. Un autre blindé essaye de le tracter. A la Wardine, les gendarmes seraient partis, après avoir contrôlé les identités et fouillé les sacs des personnes présentes sur le camping.

Un blindé tombé dans un fossé près des Lascars. Photo Twitter de Hambacher Forst.

Source : twitter.com

8h45 Dans le bocage, pluie de grenades et fumée épaisse dans la forêt de Rohanne.

Forêt de Rohanne, sur la Zad à 8h30. Photo prise par le groupe d'infos de la Zad.

Source : twitter.com

8h42 La Gendarmerie nationale assure qu' « aucune expulsion n'aura lieu ». Parallèlement au « déblaiement des routes », une « opération de police judiciaire » a débuté en lien avec « les violences commises contre les forces de l'ordre » la veille. Selon Le Monde, le dispositif policier pourrait être légèrement allégé dès la semaine prochaine mais, confirme-t-on à l'état-major de la gendarmerie, le quadrillage restera important sur l'ensemble de la zone et les travaux de déblaiement seront protégés, ainsi que les deux routes départementales, RD 281 et RD 81 qui traversent la ZAD.

 Gendarmerie13/04/2018 06:24:35  135  101  392174/1103
‼️ #NDDL Aucune expulsion n'est prévue. Manœuvre de dégagement des axes et opération judiciaire en cours.
#NotreDameDesLandes

08h00 Depuis une maison à l'ouest de la zone, on entend les oiseaux gazouiller. Et puis les détonations de grenades, au loin.

07h57 Affrontements en forêt de Rohanne. Beaucoup de grenades.

En forêt de Rohanne.

Source : twitter.com

Barricade en feu au carrefour de la Saulce.

Source : twitter.com

07h45 Une trentaine de personnes sont encerclées par les gendarmes à La Grée.

07h31 Environ cent cinquante gendarmes se dirigeraient vers Le Rosiers.

07h19 Selon le journaliste de Ouest-France Arnaud Wajdzic, la gendarmerie a déclenché une opération de dégagement des axes et de police judiciaire dans le cadre de « violences commises contre les forces de l'ordre », indiquent les autorités. « Il ne s'agit en aucun cas d'une opération d'expulsion ou de destruction de squat. »

07h17 Selon le groupe d'information de la Zad, la préfecture a dit à un soutien paysan qui l'a appelée ce matin que les gendarmes devaient rester stationnés sur la route près de La Grée, un habitat situé au sud des Fosses noires, afin d'y mener des arrestations à la demande du procureur, l'opération étant sous contrôle judiciaire.

Carte de la zone centrale de la Zad.

Source : twitter.com

07h12 Barricade en feu à la Saulce. Quatre personnes sont postées sur le toit de La Wardine.

07h10 Des gendarmes encerclent des tentes au sud de La Wardine.

07h08 Les gendarmes sont à 150 m de La Wardine, une maison située sur le chemin de Suez, partant du carrefour de la Saulce vers l'ouest. Un endroit important, où se tiennent de nombreuses réunions des habitants de la Zad.

07h03 Grosses explosions au carrefour de la Saulce, « ça canarde ».

06h42 Les gendarmes relancent l'opération militaire au petit matin. Des dizaines de camions au carrefour de la Saulce, des explosions, ils avanceraient vers la Wardine. La surprise est grande chez les habitants et résistants à la Zad. Jeudi soir, les paroles de M. Macron et ce que laissait entendre la préfète faisaient croire à l'apaisement. Mais « on vit dans l'époque Trump et ses vérités alternatives », dit un témoin courant vers les barricades.

03h15 Courriel matinal : « La tente "calm space" a les besoins suivants :

Tiger Balme
Avena Sativa
Huile de massage
Thermos grande capacité
Scutellaire
Ashwagandha
Sachets de thé vides
Chaussettes sèches
Cigarettes

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Pour ceux et celles qui peuvent aider, la tente "calm space" se trouve derrière la tente médicale aux Fosses Noires. »

reporterre.net

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