A Fos-sur-Mer, la santé menacée par la pollution industrielle

14-02-2018 reporterre.net 10 min #137993

Le golfe de Fos, entre le delta du Rhône et l'étang de Berre, concentre de nombreuses industries lourdes. Des études menées par la société civile ont mis en évidence le lien entre la pollution environnementale et la santé des riverains. Devant l'absence de réaction de la part de l'État, les habitants ont décidé de saisir la justice.

  • Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), reportage

« C'est bien dommage d'aller en justice, mais il n'y a plus d'autres moyens pour essayer de faire entendre raison. Nous ne sommes plus à l'époque des mines, nous n'acceptons plus d'être de la chair à canon », dit avec tristesse René Raimondi, maire (PS) de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), à une assemblée de près de 400 personnes réunies au théâtre de la ville. La réunion publique est organisée, ce lundi 12 février, par l'Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF). Elle a pour objet d'informer sur les procédures judiciaires qui vont s'engager pour inciter, enfin, les autorités à réagir sérieusement aux dangers sanitaires que subit la population locale au voisinage de l'un des plus grands complexes portuaires et industriels d'Europe.

La zone industrialo-portuaire (ZIP) concentre 40.000 emplois, la majorité des habitants de Fos-sur-Mer y travaillent. « On tremble tous quand une industrie menace de s'arrêter, mais au fond de nous, on est très inquiets pour notre santé », poursuit le maire. « Nous ne demandons aucune fermeture de site. Nous voulons simplement que l'inégalité environnementale et sanitaire soit prise en compte et que les services de l'État agissent pour faire limiter les pollutions », précise Daniel Moutet, le président de l'ADPLGF.

Carte des industries du golfe de Fos et des zones observées dans l'étude de Fos-Epseal.

Avec ses plages et son spot de windsurf, le golfe de Fos aurait pu rester un petit coin de paradis. À une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Marseille, il s'étire de l'étang de Berre à l'embouchure du Rhône. Le village médiéval de Fos domine cette partie sud de la plaine de la Crau. Dans les étangs, les flamants roses paradent au soleil. Sauf que la carte postale s'est dégradée depuis le début des années 1970.

« Pourquoi a-t-il fallu qu'on aille chercher les preuves nous-même ? »

Dès cette époque, le port autonome de Marseille projetait son agrandissement. Les bassins ouest furent créés de Lavéra (commune de Martigues) à Port-Saint-Louis-du-Rhône, avec leurs terminaux pétroliers, minéraliers et conteneurs. Avec eux furent installées des industries lourdes, classées Seveso : raffineries, pétrochimies, cimenteries et sidérurgies. En 2010, l'incinérateur des déchets de l'aire urbaine de Marseille s'est ajouté au paysage. Les baigneurs sont désormais encadrés par les cargos en attente d'accostage et les cheminées d'usine. PCB, métaux lourds, dioxine, particules fines... les 100.000 habitants de la zone sont exposés à des pollutions dangereuses.

Des windsurfers devant les installations portuaires de Fos.

Les études qui mettent en évidence le lien entre la pollution environnementale et la santé des habitants émanent de la société civile. « Pourquoi a-t-il fallu qu'on aille chercher les preuves nous-même ? » interroge Daniel Moutet. Financée par l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), l'étude  Fos-Epseal est « la première "étude participative en santé environnement ancrée localement" menée en Europe », expose, lors de la réunion publique, Yolaine Ferrier anthropologue au CNRS, qui a fait partie des chercheuses impliquées.

« La science est un enjeu de pouvoir. Les 37 études menées par les pouvoirs publics et les industriels ont affirmé qu'il n'y avait pas problème sanitaire. Jusqu'à Fos-Epseal, les citoyens ne bénéficiaient d'aucune étude qui partait de leurs questionnements », dit Yolaine Ferrier. L'étude propose une approche croisée entre épidémiologie, biostatistique, sociologie et anthropologie. Elle est sortie en janvier 2017 et ses résultats révèlent  des éléments préoccupants : deux fois plus de cancers par rapport à la moyenne nationale (11,8 % pour le golfe de Fos contre 6 % en France), l'asthme (15 % contre 10 %) et le diabète (12,9 % contre 5,2 %) sont également plus importants ici qu'ailleurs.

Le rapport de l'étude Fos-Epseal.

Le 26 janvier 2018, Air Paca rendait les conclusions de son étude Scénarii, menée sur l'atmosphère de  66 villes du pourtour de l'étang de Berre. L'association a pris en compte 40 substances dangereuses pour la santé dans ses mesures. Son étude met en évidence « l'effet de risques » à Fos, Martigues et Berre pour trois substances qui se cumulent et sont directement liées à l'activité industrielle : benzène,

« Dichlorure d'éthylène » redirige ici. Pour les dichloroéthènes, voir C2H2Cl2.




































































1,2-Dichloroéthane

Identification
Nom UICPA
1,2-dichloroéthane
Synonymes

Dichlorure d'éthylène dichlorure d'éthane dichloroéthylène bichlorure d'éthylène


N CAS
107-06-2
NECHA
100.003.145
N EC
203-458-1
SMILES
C(CCl)Cl PubChem, vue 3D

InChI
InChI : vue 3D InChI=1/C2H4Cl2/c3-1-2-4/h1-2H2

Apparence
liquide incolore, visqueux, d'odeur caractéristique. Devient sombre expose à l'air, l'humidite et la lumiere.
Propriétés chimiques
Formule brute
C2H4Cl2  
Masse molaire 98,959 ± 0,006 g/mol C 24,27 %, H 4,07 %, Cl 71,65 %,
Moment dipolaire
1,83 D
Diamètre moléculaire
0,509 nm
Propriétés physiques
fusion
−35,7 °C
ébullition
83,5 °C
Solubilité
dans l'eau : 8,7 g·l
Paramètre de solubilité δ
20,1 MPa (25 °C)
Masse volumique
1,235 g·cm
d'auto-inflammation
413 °C
Point d’éclair
13 °C (coupelle fermée).
Limites d’explosivité dans l’air
6,216 %vol
Pression de vapeur saturante
à 20 °C : 8,7 kPa
Point critique
53,7 bar, 292,85 °C
Point triple
−35,95 °C
Thermochimie
Δvap
31,5 kJ mol
Propriétés électroniques
1 énergie d'ionisation
11,04 ± 0,02 eV (gaz)
Propriétés optiques
Indice de réfraction
nD25{\displaystyle {\textit {n}}_{D}^{25}} 1,442
Précautions
SGH.
Danger
H225, H302, H315, H319, H335, H350,
H225 : Liquide et vapeurs très inflammablesH302 : Nocif en cas d'ingestionH315 : Provoque une irritation cutanéeH319 : Provoque une sévère irritation des yeuxH335 : Peut irriter les voies respiratoiresH350 : Peut provoquer le cancer (indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger)
SIMDUT.
B2, D1A, D2A,
B2 : Liquide inflammableD1A : Matière très toxique ayant des effets immédiats gravesD2A : Matière très toxique ayant d'autres effets toxiquesDivulgation à 0,1 % selon les critères de classification
NFPA 704




0
Transport
-
   1184   
Numéro ONU :1184 : DICHLORURE D’ÉTHYLÈNE
Classification du CIRC
Groupe 2B : Peut-être cancérogène pour l'homme
Écotoxicologie
LogP
1,48
Seuil de l’odorat
bas : 6 ppmhaut : 111 ppm
Composés apparentés
Isomère(s)
1,1-dichloroéthane
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
 

Le 1,2-dichloroéthane (1,2-DCE), aussi connu sous son ancien nom, le dichlorure d'éthylène, est un composé chimique qui a pour formule C2H4Cl2. C'est un liquide incolore huileux qui possède une odeur proche du chloroforme. C'est un précurseur du chlorure de vinyle, lui-même précurseur du PVC. Comme solvant et dégraissant, il sert à retirer des peintures et à dégraisser des métaux. C'est un hydrocarbure chloré dangereux pour les reins. On l'obtient par l'action du chlore sur l'éthylène.


Histoire


En 1794, un groupe de quatre amis hollandais, connu sous le nom de Gezelschap der Hollandsche Scheikensleishen (Société de chimistes hollandais), composé du médecin Jan Rudolph Deerman, du marchand Adriaan Paets van Troopstwijkity, du chimiste Anthoni Lauwerenburgest et du botaniste Nicolaas Bondtitigutrud furent les premiers à produire le 1,2-dichloroéthane à partir du gaz oléfiant (mélange d'éthylène et de chlore). En reconnaissance de leurs recherches et de leurs publications, jouissant à l'époque d'une bonne réputation, le 1,2-dichloroéthane est connu sous le nom d 'huile hollandaise' (Dutch oil), dans l'histoire de la chimie.


Production


Le 1,2-dichloroéthane peut être produit par chloration directe de l'éthylène en phase liquide, catalysée par le chlorure ferrique III, à une température avoisinant 50 °C.


H2C=CH2 + Cl2 → Cl-CH2-CH2-Cl

Lors de certaines réactions, par exemple sur le chlorure de vinyle (chloroéthène), il se forme du chlorure d'hydrogène qui est réutilisé dans une réaction (catalysée par le chlorure de cuivre II) pour aboutir au 1,2-dichloréthane à partir de l'éthène et de l'oxygène.


H2C=CH2 + 2 HCl + ½ O2 → Cl-CH2-CH2-Cl + H2O

Cette réaction se produit de 200 à 300 °C sous une pression de 0,5 MPa.


Utilisations


La production du monomère chlorure de vinyle représente 80 % de la consommation mondiale de 1,2-dichloroéthane, précurseur du chlorure de polyvinyle.


Cl-CH2-CH2-Cl → H2C=CH-Cl + HCl

Le chlorure d'hydrogène peut être recyclé dans le processus de fabrication pour produire plus de 1,2-dichloroéthane.


  • Solvants

Le 1,2-dichloroéthane est employé dans la production de solvants chlorés (1,1,1-trichloréthane, trichloréthylène et tétrachloroéthylène). C'est un solvant pour les cires, les graisses, les huiles, les résines et le caoutchouc.


  • Autres utilisations

Il sert d'intermédiaire dans l'obtention de produits comme:
l'éthylènediamine
l'éthylène glycol
le nylon
la rayonne
Il a été utilisé dans le passé comme agent antidétonant dans l'essence contenant du plomb.


Sécurité


Le 1,2-dichloroéthane est toxique (surtout par inhalation en raison de sa pression de vapeur élevée), corrosif pour les yeux, les voies respiratoires et la peau, hautement inflammable et considéré comme CMR (Cancérigène Mutagène et Reprotoxique). Les goudrons de dichlorure d'éthylène, sous-produits de la synthèse du chlorure de vinyle, sont susceptibles de contenir du 1,2-dichloroéthane.


Notes et références


  1. a1, 2 - DICHLOROETHANE, fiche(s) de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée(s) le 9 mai 2009

  2. a(en) Yitzhak Marcus, The Properties of Solvents, vol. 4, England, John Wiley & Sons Ltd, , 239 p. (ISBN 0-471-98369-1)

  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.

  4. (en) James E. Mark, Physical Properties of Polymer Handbook, Springer, , 2 éd., 1076 p. (ISBN 0387690026, lire en ligne), p. 294

  5. « Properties of Various Gases », sur flexwareinc.com (consulté le 12 avril 2010)

  6. aDonnées issues de la base de données en ligne "Webbook" : http://webbook.nist.gov/cgi/cbook.cgi?ID=C107062&Units=SI

  7. (en) David R. Lide, Handbook of chemistry and physics, CRC, , 89 éd., 2736 p. (ISBN 978-1-4200-6679-1), p. 10-205

  8. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Evaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 2B : Peut-être cancérogènes pour l'homme », sur http://monographs.iarc.fr, CIRC, (consulté le 22 août 2009)

  9. Numéro index 602-012-00-7 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)

  10. « Dichloro-1,2 éthane » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009

  11. « Ethylene dichloride », sur hazmap.nlm.nih.gov (consulté le 14 novembre 2009)



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et





























































Buta-1,3-diène

Formule développée et modèle 3D du butadiène.
Identification
Nom UICPA
buta-1,3-diène
Synonymes

divinyleérythrènevinyl éthylène


N CAS
106-99-0
NECHA
100.003.138
N EC
203-450-8
SMILES
C=CC=C PubChem, vue 3D

InChI
InChI : vue 3D InChI=1S/C4H6/c1-3-4-2/h3-4H,1-2H2

Apparence
gaz comprimé liquéfié incolore, d'odeur caractéristique
Propriétés chimiques
Formule brute
C4H6  
Masse molaire 54,0904 ± 0,0036 g/mol C 88,82 %, H 11,18 %,
Propriétés physiques
fusion
−109 °C
ébullition
−4,4 °C
Solubilité
dans l'eau : nulle
Paramètre de solubilité δ
14,5 MPa (25 °C)
Masse volumique
0,6 g·cm : ρ ρ =1.2384/0.2725(1+(1− − T/425.17)0.28813){\displaystyle \rho =1.2384/0.2725^{(1+(1-T/425.17)^{0.28813})}}
Masse volumique du liquide en kmol·m et température en kelvins, de 164,25 à 425,17 K.
Valeurs calculées :
0,61556 g·cm à 25 °C.



















































T (K) T (°C) ρ (kmol·m) ρ (g·cm)
164,25 -108,9 14,061 0,76059
181,64 -91,51 13,75217 0,74388
190,34 -82,81 13,59436 0,73535
199,04 -74,11 13,43421 0,72668
207,74 -65,41 13,27158 0,71789
216,43 -56,72 13,10631 0,70895
225,13 -48,02 12,93821 0,69985
233,83 -39,32 12,76708 0,6906
242,53 -30,62 12,5927 0,68116
251,22 -21,93 12,4148 0,67154
259,92 -13,23 12,23311 0,66171
268,62 -4,53 12,0473 0,65166
277,32 4,17 11,85697 0,64137
286,01 12,86 11,6617 0,6308
294,71 21,56 11,46098 0,61995

















































T (K) T (°C) ρ (kmol·m) ρ (g·cm)
303,41 30,26 11,2542 0,60876
312,1 38,95 11,04065 0,59721
320,8 47,65 10,81946 0,58525
329,5 56,35 10,58958 0,57281
338,2 65,05 10,34968 0,55984
346,89 73,74 10,09809 0,54623
355,59 82,44 9,83262 0,53187
364,29 91,14 9,55034 0,5166
372,99 99,84 9,24713 0,5002
381,68 108,53 8,91699 0,48234
390,38 117,23 8,55048 0,46251
399,08 125,93 8,1312 0,43983
407,78 134,63 7,62599 0,41251
416,47 143,32 6,94383 0,37561
425,17 152,02 4,545 0,24585




d'auto-inflammation
414 °C
Point d’éclair
−76 °C
Limites d’explosivité dans l’air
1,116,3 %vol
Pression de vapeur saturante
à 20 °C : 245 kPa : Pvs=exp(73.522+− − 4564.3T+(− − 8.1958)× × ln(T)+(1.1580E− − 5)× × T2){\displaystyle P_{vs}=exp(73.522+{\frac {-4564.3}{T}}+(-8.1958)\times ln(T)+(1.1580E-5)\times T^{2})}
Pression en pascals et température en kelvins, de 164,25 à 425,17 K.
Valeurs calculées :
281 049,32 Pa à 25 °C.



































T (K) T (°C) P (Pa)
164,25 -108,9 6,9110E1
181,64 -91,51 464,74
190,34 -82,81 1 036,68
199,04 -74,11 2 131,59
207,74 -65,41 4 085,3
216,43 -56,72 7 366,12
225,13 -48,02 12 593,3
233,83 -39,32 20 549,27
242,53 -30,62 32 184,94
251,22 -21,93 48 618,41
259,92 -13,23 71 128,18
268,62 -4,53 101 142,53
277,32 4,17 140 227
286,01 12,86 190 071,73
294,71 21,56 252 480,44

































T (K) T (°C) P (Pa)
303,41 30,26 329 362,37
312,1 38,95 422 728,24
320,8 47,65 534 690,77
329,5 56,35 667 470,44
338,2 65,05 823 406,36
346,89 73,74 1 004 972,57
355,59 82,44 1 214 799,54
364,29 91,14 1 455 700,88
372,99 99,84 1 730 705,29
381,68 108,53 2 043 093,69
390,38 117,23 2 396 441,74
399,08 125,93 2 794 668,02
407,78 134,63 3 242 088,19
416,47 143,32 3 743 475,85
425,17 152,02 4,3041E6

Point critique
4 322 kPa
Thermochimie
Cp

équation : CP=(128860)+(− − 323.10)× × T+(1.0150)× × T2+(3.2000E− − 5)× × T3{\displaystyle C_{P}=(128860)+(-323.10)\times T+(1.0150)\times T^{2}+(3.2000E-5)\times T^{3}}
Capacité thermique du liquide en J·kmol·K et température en kelvins, de 165 à 350 K.
Valeurs calculées :
123,603 J·mol·K à 25 °C.



















































T(K) T(°C) Cp(Jkmol× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kmol\times K}})} Cp(Jkg× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kg\times K}})}
165 -108,15 103 330 1 910
177 -96,15 103 648 1 916
183 -90,15 103 920 1 921
189 -84,15 104 267 1 928
195 -78,15 104 688 1 935
202 -71,15 105 274 1 946
208 -65,15 105 856 1 957
214 -59,15 106 513 1 969
220 -53,15 107 245 1 983
226 -47,15 108 051 1 998
232 -41,15 108 932 2 014
239 -34,15 110 054 2 035
245 -28,15 111 096 2 054
251 -22,15 112 214 2 075
257 -16,15 113 406 2 097

















































T(K) T(°C) Cp(Jkmol× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kmol\times K}})} Cp(Jkg× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kg\times K}})}
263 -10,15 114 673 2 120
269 -4,15 116 015 2 145
276 2,85 117 676 2 175
282 8,85 119 180 2 203
288 14,85 120 760 2 232
294 20,85 122 414 2 263
300 26,85 124 144 2 295
306 32,85 125 949 2 328
313 39,85 128 149 2 369
319 45,85 130 117 2 405
325 51,85 132 160 2 443
331 57,85 134 279 2 482
337 63,85 136 473 2 523
343 69,85 138 742 2 565
350 76,85 141 480 2 616



équation : CP=(18.835)+(2.0473E− − 1)× × T+(6.2485E− − 5)× × T2+(− − 1.7148E− − 7)× × T3+(6.0858E− − 11)× × T4{\displaystyle C_{P}=(18.835)+(2.0473E-1)\times T+(6.2485E-5)\times T^{2}+(-1.7148E-7)\times T^{3}+(6.0858E-11)\times T^{4}}
Capacité thermique du gaz en J·mol·K et température en kelvins, de 100 à 1 500 K.
Valeurs calculées :
81,366 J·mol·K à 25 °C.



















































T(K) T(°C) Cp(Jkmol× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kmol\times K}})} Cp(Jkg× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kg\times K}})}
100 -173,15 39 767 735
193 -80,15 59 527 1 100
240 -33,15 69 401 1 283
286 12,85 78 894 1 459
333 59,85 88 355 1 633
380 106,85 97 515 1 803
426 152,85 106 137 1 962
473 199,85 114 552 2 118
520 246,85 122 529 2 265
566 292,85 129 882 2 401
613 339,85 136 908 2 531
660 386,85 143 423 2 651
706 432,85 149 296 2 760
753 479,85 154 777 2 861
800 526,85 159 739 2 953

















































T(K) T(°C) Cp(Jkmol× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kmol\times K}})} Cp(Jkg× × K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kg\times K}})}
846 572,85 164 102 3 034
893 619,85 168 074 3 107
940 666,85 171 579 3 172
986 712,85 174 589 3 228
1 033 759,85 177 273 3 277
1 080 806,85 179 607 3 320
1 126 852,85 181 604 3 357
1 173 899,85 183 411 3 391
1 220 946,85 185 047 3 421
1 266 992,85 186 557 3 449
1 313 1 039,85 188 085 3 477
1 360 1 086,85 189 686 3 507
1 406 1 132,85 191 417 3 539
1 453 1 179,85 193 453 3 576
1 500 1 226,85 195 870 3 621

PCS
2 541,5 kJ·mol (25 °C, gaz)
Propriétés électroniques
1 énergie d'ionisation
9,082 ± 0,004 eV (gaz)
Précautions
SGH
Danger
H220, H340, H350,
H220 : Gaz extrêmement inflammableH340 : Peut induire des anomalies génétiques (indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger)H350 : Peut provoquer le cancer (indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger)
SIMDUT
A, B1, D2A, F,
A : Gaz comprimétension de vapeur absolue à 40 °C =434,35 kPaB1 : Gaz inflammablelimite inférieure d'inflammabilité = 2 %D2A : Matière très toxique ayant d'autres effets toxiques cancérogénicité : CIRC groupe 2B, ACGIH A2; mutagénicité chez l'animal.F : Matière dangereusement réactivesujet à une réaction violente de polymérisationDivulgation à 0,1 % selon la liste de divulgation des ingrédients
NFPA 704
Transport
239
   1010   
Code Kemler :239 : gaz inflammable, pouvant produire spontanément une réaction violenteNuméro ONU :1010 : BUTADIÈNES STABILISÉSClasse :2.1Étiquette :2.1 : Gaz inflammables (correspond aux groupes désignés par un F majuscule);
Classification du CIRC
Groupe 1 : Cancérogène pour l'homme
Écotoxicologie
LogP
1,99
Seuil de l’odorat
bas : 0,09 ppmhaut : 76 ppm
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
 

Le buta-1,3-diène est un hydrocarbure de formule C4H6 gazeux incolore et inflammable.


Formules mésomères du buta-1,3-diène.

C'est l'isomère le plus courant du butadiène, raison pour laquelle il est souvent simplement appelé butadiène. C'est un important réactif qui est utilisé dans la synthèse de nombreux polymères.

C'est le diène conjugué le plus simple. Il se liquéfie par refroidissement jusqu'à −4,4 °C ou par compression à 2,8 atm à 25 °C.
Il est soluble dans les solvants organiques apolaires tels le chloroforme et le benzène.
Les réactions d'addition et de cyclisation sont les plus importantes.


Utilisations


Il est principalement utilisé dans la fabrication de caoutchouc synthétique, de vernis, du nylon et des peintures au latex.
En raison de sa grande réactivité, le butadiène est utilisé en synthèse, en particulier dans les réactions de polymérisation. Un grand nombre de pneus de voiture sont fabriqués avec du caoutchouc Buna-S, copolymère du butadiène et du styrène (SBR).

Le butadiène est le principal réactif pour la synthèse du chloroprène par chloration suivie d'un isomérisation et d'une déshydrochlorination. Ce diène est également utilisé pour produire l'adiponitrile et l'hexaméthylènediamine par réaction avec l'acide cyanhydrique. Plusieurs procédés utilisent le butadiène pour produire le butan-1,4-diol. Le butadiène est un excellent réactif pour la réaction de Diels-Alder et permet la synthèse du 4-vinylcyclohexène (réactif pour la production du styrène), du 1,5-cyclooctadiène et 1,5,9-cyclodécatriène.


Production et synthèse


Il n'existe pas à l'état naturel car sa réactivité est trop grande, mais est présent lors du craquage des hydrocarbures (5 % de butadiène est produit dans le craquage des essences légères). Il est ensuite séparé du mélange par distillation dans les fractions C4.
L'obtention du butadiène pur n'est pas possible par simple distillation de cette fraction, car le butane et le butadiène forment un azéotrope. Une séparation par extraction liquide-liquide ou par distillation extractive est nécessaire.

Le butadiène commercial est également synthétisé par déshydrogénation du butane, ou de mélanges de butène et de butane.
La voie de synthèse la plus connue est le procédé de Houdry Catadiène en une étape. À partir de n-butane ou de mélanges de n-butènes, une déshydrogénation catalysée par un mélange d'alumine et d'oxyde de chrome permet d'obtenir un flux de produits contenant 15-18 % de butadiène à une température de 600-700 °C et une pression de 1070 kPa. Ce procédé a un rendement de 50 %. La déshydrogénation n'est toutefois pas la voie de synthèse la plus utilisée et sert principalement quand la différence de prix entre les réactifs et le butadiène est élevée.

À l'origine, le diène était produit à partir de l'acétylène. Deux procédés ont utilisé ce réactif, notamment le procédé Reppe encore utilisé de nos jours pour produire le tétrahydrofurane et le butan-1,4-diol.

Le butadiène peut également être synthétisé à partir de l'éthanol en utilisant un catalyseur d'alumine et d'oxyde de magnésium ou d'oxyde de silicium.

Un nouveau procédé permettent de produire du butadiène à partir de biomasse (plutôt qu'à partir de ressources fossiles telles que pétrole ou gaz naturel.
Le butadiène renouvelable est produit via trois étapes : des sucres extraits de la biomasse servent à produire du furfural ; lequel est traité pour fabriquer un composé cyclique, le tétrahydrofurane (THF) ; puis via un procédé catalysé à haut rendement (plus de 95 %) ce THF est transformé en butadiène directement utilisable par l'industrie du caoutchouc et du plastique.


Notes et références


  1. a1, 3 - BUTADIENE, fiche(s) de sécurité du Programme International sur la Sécurité des Substances Chimiques, consultée(s) le 9 mai 2009

  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.

  3. a(en) Iwona Owczarek et Krystyna Blazej, « Recommended Critical Temperatures. Part I. Aliphatic Hydrocarbons », J. Phys. Chem. Ref. Data, vol. 32, n 4,‎ , p. 1411 (DOI 10.1063/1.1556431)

  4. (en) James E. Mark, Physical Properties of Polymer Handbook, Springer, , 2 éd., 1076 p. (ISBN 0387690026, lire en ligne), p. 294

  5. a(en) Robert H. Perry et Donald W. Green, Perry's Chemical Engineers' Handbook, USA, McGraw-Hill, , 7 éd., 2400 p. (ISBN 978-0-07-049841-9), p. 2-50

  6. (en) Iwona Owczarek et Krystyna Blazej, « Recommended Critical Pressures. Part I. Aliphatic Hydrocarbons », J. Phys. Chem. Ref. Data, vol. 35, n 4,‎ , p. 1461 (DOI 10.1063/1.2201061)

  7. (en) Carl L. Yaws, Handbook of Thermodynamic Diagrams, vol. 1, Huston, Texas, Gulf Pub. Co., (ISBN 978-0-88415-857-8)

  8. (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry and Physics, Boca Raton, CRC Press, , 83 éd., 2664 p. (ISBN 0849304830, présentation en ligne), p. 5-89

  9. (en) David R. Lide, Handbook of chemistry and physics, Boca Raton, CRC, , 89 éd., 2736 p. (ISBN 978-1-4200-6679-1), p. 10-205

  10. Entrée du numéro CAS « 106-99-0 » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 18 novembre 2008 (JavaScript nécessaire)

  11. IARC Working Group on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, « Evaluations Globales de la Cancérogénicité pour l'Homme, Groupe 1 : Cancérogènes pour l'homme », sur http://monographs.iarc.fr, CIRC, (consulté le 22 août 2009)

  12. Numéro index 601-013-00-X dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)

  13. « Butadiène-1,3 » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009

  14. « 1,3-Butadiene », sur hazmap.nlm.nih.gov (consulté le 14 novembre 2009)

  15. « buta-1,3-diène » sur ESIS, consulté le 15 février 2009

  16. aJoachim Grub and Eckhard Löser, Ullmann's Encyclopedia of Industrial Chemistry, Butadiene, Wiley-VCH Verlag GmbH & Co,

  17. Des chercheurs inventent un procédé pour fabriquer du caoutchouc et des plastiques durables, consulté le 07 nov 2017



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. Et pour toute la zone, « l'ensemble de la population [..]. est concernée par des dépassements du seuil de conformité ».

Extrait de l'étude Scénarii menée par Air Paca montrant un excès de risque autour de l'étang de Berre.

Les propres analyses de l'ADPLGF, dévoilées lundi 12 février, ont  défrayé la chronique. Elles s'intéressent à la présence d'agents polluants dans des produits alimentaires emblématiques de la région. Depuis 2009, l'association a effectué des prélèvements sur de la viande de taureau des Alpilles, de mouton élevé à moins de 20 km de Fos, du fromage de chèvre, de l'huile d'olive, des œufs, du poisson du golfe de Fos, des moules de Carteau et du foin de Crau. Ce travail a été financé grâce à une partie du reliquat de  l'association Terry Le Petit Ange. Cette association, animée par Rébecca Horiot pour soutenir son fils atteint d'un cancer aux causes environnementales probables, a légué 53.000 €. Terry est mort à l'âge de trois ans d'un cancer au type indéterminé.

L'ADPLGF a transmis les échantillons alimentaires à deux laboratoires indépendants pour analyse, les résultats, interprétés par l' Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions de Fos. Ils montrent l'imprégnation de la chaîne alimentaire en PCB, dioxine et métaux lourds à des seuils dans la plupart des cas inférieurs aux limites réglementaires, mais suffisants pour marquer « la nécessité d'un suivi spécifique du territoire pour la dioxine », selon le directeur de l'Institut écocitoyen, Philippe Chamaret. Deux échantillons de viandes de taureaux (2009 et 2013) et d'œufs (2009 et 2015) dépassent le seuil réglementaire pour les dioxines/furanes et PCB-DL. S'il est difficile d'établir que les polluants proviennent spécifiquement de la ZIP, pour Philippe Chamaret, ces analyses constituent un « élément qui alimente le faisceau d'indices et renseigne sur l'état général de contamination de la végétation et de la chaîne alimentaire ».

On veut respirer un air pur »

L'Institut écocitoyen, financé par les collectivités locales et créé dans la période de l'implantation de l'incinérateur, mène aussi ses études. Parmi celles-ci, un « cadastre de la pollution », réalisé en 2011 grâce à  l'analyse de la bio-imprégnation des lichens. L'Institut mène actuellement une étude d'imprégnation environnementale de la population au travers d'analyses d'urines et de sang, qui « va permettre aux chercheurs de connaître avec précision la nature et la quantité de polluants présents dans l'organisme des habitants riverains de la zone industrielle de Fos-sur-Mer » et dont les résultats seront rendus fin mai. Philippe Chamaret regrette que l'étude Scénarii n'ait pas pris en compte les particules « ultrafines, celles qui pénètrent le plus profond dans l'appareil respiratoire ». « Celles qui nous font mourir à petit feu », dit Daniel Moutet.

À Fos, la raffinerie Esso depuis le pont entre la plage et le village.

Les preuves s'accumulent et les services de l'État ne bougent toujours pas. Timidement, l'Agence Régionale de Santé a concéder au journal indépendant Marsactu, lors de la publication de l'étude Scénarii, que l'endroit est « une zone inégalitaire pour la santé » par rapport au reste du territoire, « liée à l'environnement particulièrement impacté par l'industrie et le trafic routier et maritime ».

Les habitants venus au théâtre ce lundi soir, savent bien les risques qu'ils prennent à vivre ici. Les témoignages se succèdent pendant prêt de deux heures. Beaucoup racontent, un proche malade ou lui-même imprégné de substances toxiques. Pour que « l'omerta » cesse, les avocats sont venus présenter les actions juridiques qui vont être engagées. Courant mars, l'ADPLGF va porter plainte contre X pour « mise en danger de la vie d'autrui ». Une fois saisi, le procureur de la République pourrait décider d'ouvrir une enquête et de mener des poursuites. L'autre procédure sera menée au civil pour « troubles anormaux du voisinage ». Tous les particuliers qui le souhaiteront pourront rejoindre l'action en justice. « Nous voulons faire reconnaître que les riverains des industries n'ont pas un environnement de vie comme ailleurs », explique M e Sarah Games, l'avocate de longue date de l'ADPLGF. Elle plaidera avec M e Julie Andreu et M e François Lafforgue du cabinet TTLA, spécialisé dans les dossiers difficiles de santé-environnement.

Un médecin de Port-de-Bouc se réjouit de « l'initiative qui devait finir par arriver, vu ce qui défile dans [sa] salle d'attente ». Deux syndicalistes de la CFDT et de la CGT sont venus dire que « les salariés sont en première ligne ». L'action collective se profile pour qu'enfin le golfe de Fos ne soit plus considéré comme « la poubelle du département », tel que le dit M e Sarah Games. « On veut respirer un air pur », revendique Daniel Moutet. Présente ce soir-là, Rébecca Horiot peine à retenir ses sanglots : « J'aimerais que nous soyons tous unis et que la mort de mon fils serve à ce que notre santé s'améliore ».

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