Syrie : l'après Daech une situation encore plus explosive ?

11-02-2018 legrandsoir.info 19 min #137888

SEPH

L'année 2017 a vu l'armée syrienne et ses alliés reconquérir la presque totalité du territoire occupé par Daesh (cf : carte ci-dessous).

Mais une douche froide vient saper les espoirs projetés par cette victoire : le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a déclaré, mercredi 17 janvier 2018, que la défaite de Daech ne mettra pas fin à la présence militaire américaine en Syrie.

L'armée US s'est solidement implantée à l'est de la Syrie (entre l'Euphrate et la frontière irakienne (zone jaune) grâce à des accords avec Daech.

Pour conquérir ce territoire la coalition militaire dite "anti-Daech" sous le commandement des États-Unis a introduit : 2800 GI + 1300 membres de l'OTAN en Syrie.

La coalition US a constitué une milice appelé Force Démocratique Syrienne (FDS) composée pour moitié de Kurdes syriens du YPG/PKK et l'autre moitié étant des anciens de Daech recyclés.

La milice kurde syrienne YPG est la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie.

Cette force FDS est financée par les États-Unis qui lui ont récemment fourni plus de 4000 camions d'armement.

L'armée US contrôle ainsi en toute illégalité 80% du pétrole syrien (Cf : Les USA vainqueurs en Syrie !? -  agoravox.fr)..

Légende : -Zone grise occupée par Daech - Zone rose sous contrôle du gouvernement syrien ou irakien. - Zone verte, zone de désescalade depuis mi-2017 occupée par Al-Qaïda, Daech ou l'ASL - Zone jaune sous contrôle des USA avec les Forces Démocratiques Syriennes FDS

1 - RAPPEL HISTORIQUE DEPUIS 2014

En 2014, les USA ont pris la tête d'une coalition comptant 59 pays pour contenir DAECH, mais sans l'éliminer. Pendant près d'un an et à l'inverse de la Russie, cette coalition n'a effectué que des attaques aériennes symboliques contre le groupe terroriste sans mettre à mal sa principale source de subsistance : le financement.

Les USA se sont davantage employés à détruire l'infrastructure de la Syrie mais ils ont épargné les longues colonnes de Daech qui s'étendaient sur plusieurs Kms. Ainsi Daech s'est déplacé en toute tranquillité et a pu commercialiser avec l'Occident le pétrole volé à la Syrie(CF :  oilprice.com)

Quand Barack Obama a déclaré la guerre à Daech, ses forces armées ont jugé que mettre un frein à la principale source de capitaux - le pétrole - du groupe terroriste n'était pas une priorité !!!!!

La production de brut dans le territoire tenu par DAECH se situait entre 34 000 et 40 000 barils / jour. Le pétrole est vendu par Daech entre 20 $ et 45 $ le baril.(cf : https://www.ft.com/content/b8234932-719b-11e5-ad6d-f4ed76f0900a#axzz3t5upMRxG)

Daech a donc bénéficié de plus de 1,5M$ par jour en revenus pétroliers tirés de l'extraction illégale d'or noir provenant de nombreux gisements en Syrie et en Irak, et ce, sans être importuné !!!.
Daech gagnait annuellement de 2,9 milliards de dollars grâce à ses différentes activités, soit plus que le PIB du Burundi.(cf :  economiematin.fr)

Obama a voulu faire croire au monde qu il se préoccupait de lutter contre le terrorisme. Mais pourquoi la coalition de 59 pays dirigée par le plus puissant État de la planète s'est gardée de réduire à néant les principales sources de financement de l'organisation terroriste et surtout sur le plan militaire de ne pas pouvoir arrêter l'expansion de Daech !!!!!

La politique d'Obama était bien définie : nous ne sommes pas pressés de vaincre Daech, car le groupe sert l'intérêt national des USA et est devenu un fardeau pour l'Iran. De même pour Israël : « Nous préférons Daech à l'Iran », a dit son ministre de la défense, Moshe Yaalon.

Donald Trump, à son tour, suit le chemin tracé par Obama pour la destruction de l'Etat syrien.

2 - ACTUELLEMENT LES USA ARMENT LES FORCES KURDES-FDS POUR LA PARTITION DE LA SYRIE.

Aujourd'hui, les Américains font tout leur possible pour diviser le pays en zones d'influence, les Russes d'un côté, eux de l'autre, tentant pour cela de s'accrocher à toute partie du territoire qu'ils pourraient grignoter, oubliant vite que la Syrie n'est pas un pays vaincu et qu'elle a encore le choix et les moyens de refuser de se faire coloniser.

Pour arriver à leurs fins, les États-Unis multiplient leurs bases (ils en seraient déjà à 14), en parlent comme de territoires conquis et prétendent en interdire l'accès à quiconque n'est pas de leur bloc, y compris à ceux qui en sont les propriétaires légitimes. Ainsi les USA ont bombardé à plusieurs reprises l'armée syrienne qui s'était approchée à moins de 50 KM d'une base US.

Les USA font tout pour diviser la Syrie en deux en créant une nouvelle force :

Ainsi la coalition militaire dite "anti-Daech" sous le commandement des États-Unis travaille avec les groupes rebelles en Syrie à la formation d'une nouvelle « Force de sécurité aux frontières », forte de 30 000 miliciens composée pour moitié de Kurdes syriens et l'autre moitié étant des anciens de Daech recyclés.

L'idée de Trump est de créer un ancrage permanent pour les États-Unis et Israël dans un Kurdistan indépendant stratégique, économiquement autosuffisant, où se rejoignent les frontières de la Turquie, de l'Irak et de la Syrie, et qui pourrait éventuellement aller jusqu'à la frontière occidentale de l'Iran avec le nord de l'Irak.

La libération de la Syrie risque de passer par une guerre encore plus étendue que l'actuelle.

Cette situation est insupportable pour la Syrie et l'Irak, mais aussi pour la Turquie qui aurait un État terroriste indépendant à sa frontière. La réaction ne c'est pas fait attendre : la Turquie a envahi une partie de la zone jaune occupée par les Kurdes.

3 - LA NEGOCIATION AVEC LES KURDES AVANT L'INVASION DU NORD DE LA SYRIE PAR L'ARMEE TURQUE

Le gouvernement syrien et ses alliés russes ont proposé aux Kurdes d'Afrin de les protéger contre les attaques turques :

Il y a près d'une semaine, il y a eu une réunion entre des responsables russes et des dirigeants kurdes. Moscou a suggéré que l'État syrien devienne l'unique entité responsable de la frontière nord. Les Kurdes ont refusé.

Donner à l'État syrien le contrôle de sa frontière nord n'était pas la seule exigence russe. L'autre était que les Kurdes rendent les champs pétrolifères de Deir al Zor. Les Kurdes ont refusé en laissant entendre que les États-Unis ne le permettraient pas de toute façon. La réunion c'est terminée par un échec.

Ce témoignage a été confirmé par les négociateurs kurdes :

Aldar Xelil [(@Xelilaldar)], membre de la Société Libre Démocratique Tev-Dem : « Au cours d'une réunion, la Russie a dit à l'administration d'Afrin que si Afrin était gouvernée par le régime syrien, la Turquie ne l'attaquerait pas. L'administration du canton d'Afrin a refusé cette proposition. »

Source :  arretsurinfo.ch

Les Kurdes ont fait une contre-offre très méprisante. En effet, ils proposaient de mettre des drapeaux syriens et de rendre la base aérienne de Menagh (qui est presque entièrement détruite), mais ils ne voulaient surtout pas renoncer au contrôle des frontières de la Syrie avec la Turquie et l'Irak. Demandant ainsi au gouvernement syrien d'abandonner de fait le contrôle de la souveraineté de la Syrie.

L'offre du gouvernement syrien était la seule solution pour que la Turquie n'intervienne pas, car la Russie n'aurait jamais tolérée un affrontement direct entre les armées syrienne et turque.

Après l'échec des négociations entre la Russie/Syrie et les Kurdes d'Afrin, la partie russe a conclu un accord avec la Turquie.

4 - L'INVASION DU NORD DE LA SYRIE PAR L'ARMEE TURQUE

La Turquie est farouchement opposée aux efforts américains pour créer un Kurdistan dans le nord de la Syrie. Le président turc, Recep Erdogan a ouvertement menacé début janvier 2018 que Washington « ne pourra jamais transformer le nord de la Syrie en un corridor pour les terroristes », promettant de « les frapper très durement ».

Le 20 janvier le lancement de l'opération « Rameau d'Olivier » contre les milices kurdes positionnées dans la région d'Afrin. Immédiatement Damas a fermement condamné les actions d'Ankara, rappelant qu'Afrin était une partie indissociable de la Syrie. Moscou a pour sa part appelé toutes les parties belligérantes à la retenue et a exhorté à respecter l'intégrité territoriale de la Syrie.

La principale raison de l'attaque de la Turquie est la décision des Etats-Unis d'occuper le nord-est de la Syrie avec l'aide du YPG/PKK kurde et des Arabes qui avaient combattu sous les ordres deDaech.

La seconde raison de l'opération turque est le succès remporté par l'armée syrienne à l'Est de la province d'Idlib qui était occupée par Al-Qaïda et par l'ASL « l'Armée Syrienne Libre » (soutenu par la Turquie).

Vu du côté syrien : il ne serait pas bon pour la Syrie que la Turquie prenne le contrôle d'Afrin. Le gouvernement syrien n'aime pas du tout l'accord que les Russes ont conclu en son nom, d'autant qu'un accord avec l'instable président turc Erdogan ne tiendra probablement pas longtemps. Mais voir les Kurdes s'allier aux États-Unis dans une occupation permanente du nord-est est encore pire pour la Syrie.

5 - LA SITUATION EST DEVENUE EXPLOSIVE

Le président turc a annoncé que l'opération « Rameau d'Olivier » s'étendrait jusqu'aux frontières irakiennes et que les Turcs ne partiraient pas de Syrie avant d'avoir éradiqué les « terroristes » jusqu'au dernier.

Il a précisé : « Après cela, nous continuerons jusqu'aux frontières de l'Irak et nous poursuivrons la guerre contre les terroristes. Et sur cette voie, nous demandons aux adversaires des terroristes de se ranger de notre côté. »

Erdogan a affirmé que sa plus grosse déception était que les terroristes portent le drapeau américain : « Comment peut-on justifier cela ? Monsieur le président Trump nous dit de ne pas trop le critiquer ! D'accord, mais comment un partenaire stratégique peut-il agir de la sorte ? »

« Nos opérations se poursuivront jusqu'à l'anéantissement du dernier terroriste en Syrie et jusqu'à faire de ce pays un refuge pour ses habitants », a ajouté Erdogan.

La Turquie envisage d'établir une zone tampon de 30 km² sur le sol syrien.

Cette situation est inacceptable pour le gouvernement du Président syrien Bachar al-Assad, soutenu par la Russie et l'Iran qui voit un danger à son intégrité. Comment le gouvernement syrien pourra-t-il conserver l'intégrité de son pays ?

6 - LES KURDES DEVANT LEURS RESPONSABILITES

Le Président Bachar Al-Assad a eu de bonnes actions envers les Kurdes. En effet, avant l'éclatement de la crise en Syrie, plus de 300.000 Kurdes turcs qui avaient fui les persécutions en Turquie, ont obtenu la citoyenneté syrienne, et ils ont été hébergés en Syrie où loin des pressions et dangers ethniques et sectaires, ils menaient une vie tranquille

En dépit de tout cela, les Kurdes ont planté un clou dans le dos du gouvernement syrien et pris part aux plans américains pour le démembrement de la Syrie.

Le Parti de l'Union démocratique (PYD), qui a pris le contrôle des deux villes d'Afrin et de Manbij et leurs alentours à l'aide des Unités de protection du peuple, a agi, durant ces six dernières années, de façon indépendante par rapport à Damas, et n'a jamais reconnu la souveraineté syrienne sur ces deux villes du nord du pays, d'autant plus qu'il a rejeté la proposition russe portant sur l'acheminement des forces de l'armée syrienne à Manbij et Afrin en vue d'enrayer toute attaque turque, préférant s'appuyer sur le soutien de son allié américain.

Or maintenant, certains commandants des Unités de protection du peuple (YPG) - après le rejet des États-Unis de leurs demandes d'aides - ont sollicité l'aide du gouvernement et de l'armée syriens, réclamant leur intervention à Afrin, pour protéger ses frontières et ses habitants face aux attaques d'occupation Turque.

Remarque : si les Kurdes avaient accepté l'arrivée de l'armée syrienne à Afrin et Manbij et s'ils s'étaient opposés à la présence des Américains, ils auraient pu éviter l'offensive turque et ne seraient pas restés seuls face aux Turcs.

Mais le problème des Kurdes est qu'ils font confiance aux États-Unis et à Israël qui les utilisent comme un atout pour des règlements de compte avec certains pays de la région, dont la Turquie, l'Iran, la Syrie et l'Irak.

Les Kurdes doivent donc choisir définitivement leur camp et ne plus passer d'un camp à l'autre au fil des événements, sinon ils ressortiront broyés par cette nouvelle guerre : Syrie-USA-Turquie.

7 - LA TURQUIE FACE À DEUX DILEMMES AU MOINS

Aujourd'hui, du fait de l'invasion turque dans la zone occupée par les Kurdes, les USA sont placés devant un dilemme

Si les États-Unis ne changent pas de cap et ne cessent pas de soutenir les Kurdes, la Turquie continuera alors à dénouer ses liens avec l'OTAN. L'armée turque avait jusqu'à présent empêché cette rupture, mais désormais, il y a même des officiers anti-Erdogan qui seraient d'accord pour quitter cette alliance.

Erdogan est peut-être tenté de quitter l'OTAN et de rejoindre une alliance avec la Russie, la Chine et l'Iran. Cependant si les États-Unis font une vraie offre à la Turquie en abandonnant leur projet d'un Kurdistan indépendant, ils pourraient réussir à retourner la Turquie et à la ramener dans le giron de l'OTAN.

Mais la Maison-Blanche de Trump est-elle capable de défier les voix pro-Israël/pro-kurdes et de revenir à une approche plus réaliste ? La balle est dans le camp de Trump osera-t-il affronter la Turquie à moins que la Turquie ne se couche ?

Or, l'OTAN a également besoin de la Turquie pour l'accès à la mer Noire pour toute opération future contre la Russie et la Crimée. C'est tout le dilemme

Pour conclure, la Turquie s'est placée opportunément au centre de cette guerre. Il dépendra donc de la Russie et de l'Iran pour sa fourniture d'énergie, et de Moscou pour construire des centrales électriques et livrer un système de défense antimissile S-400 à Ankara pour faire basculer la Turquie dans un camp ou dans l'autre.

Enfin le commerce turc regarde vers la nouvelle route de la soie de la Chine et l'Union économique eurasiatique d'Iran, de Russie, d'Asie centrale et de Chine.

En raison de tout cela la Turquie risque de choisir définitivement son camp : hors de l'OTAN.

8 - LES COUSINS KURDES IRAKIENS - LE PÉRIL BARZANI TOUJOURS PRESENT

Après le référendum sur l'indépendance du Kurdistan d'Irak, organisé 25 septembre 2017 qui a tourné au fiasco, le 28 octobre 2017, Massoud Barzani, a annoncé qu'il se retirait de la présidence à compter du 1er novembre, date à laquelle étaient initialement prévues des élections.

Il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui Massoud Barzani est toujours le président du PDK (qui détient les deux tiers du Kurdistan irakien) et qu'il est aussi dirigeant du Haut conseil politique, une sorte d'assemblée parallèle qui tire toutes les ficelles du pays. Son objectif est de transmettre le pouvoir au sein de la famille Barzani, en l'occurrence à son neveu, le premier ministre Nerchivan Barzani. La dynastie Barzani n'est pas prête de s'arrêter...

Massoud Barzani (à droite), en compagnie du chef du Mossad (au centre)

BARZANI VEUT FAIRE DU KURDISTAN INDÉPENDANT UN SECOND ISRAËL

Maintenent Masoud Barzani tend de plus à plus à s'aligner sur les positions hostiles à l'unité et à l'intégrité territoriale irakienne.

En effet, Masoud Barzani a mis sur pieds un quartier général militaire conjoint en collaboration avec les hauts gradés israéliens, américains et saoudiens. Le QG emploierait une milice terroriste du nom de "Drapeaux blancs" ainsi que des résidus de Daech. Ainsi depuis quelque temps, les attaques des séparatistes kurdes qui ont jusqu'à présent coûté la vie à des dizaines de civils, deviennent quotidiennes.

À l'approche de l'élection irakienne, le maximalisme de Barzani pourrait effectivement déstabiliser l'Irak par des actions de guerrillas avec ses Peshmergas dans le but d'obtenir l'indépendance de la province autonome du Kurdistan.

Sous prétexte de lutter contre Daech, l'administration américaine verse chaque année une somme substantielle aux forces des Peshmergas (essentiellement affiliées au Parti démocratique du Kurdistan irakien dirigé par Massoud Barzani) et aux miliciens kurdes en Syrie

Ainsi, selon le ministère des Peshmergas du Kurdistan irakien, le département de la Défense des États-Unis a fourni 365 millions de dollars à ces forces kurdes pour l'année 2018.

Les forces américaines continuent d'organiser, d'équiper et de former les forces des Peshmergas dans le Kurdistan irakien en vue d'un Etat indépendant. Cet État serait viable grâce au pétrole et serait une excellente place militaire pour attaquer l'Iran qui aura une frontière commune. Ainsi l'Iran serait pris en tenaille entre le nouvel Kurdistan et l'Afghanistan contrôlé par les USA.

En résumé, le projet US-Israélien est de réunir dans un grand Kurdistan indépendant la zone occupée par les FDS en Syrie avec le Kurdistan irakien.

CONCLUSION

Comment serait-il possible qu'un État comme les USA qui a créé Al-Qaïda puis Daech (voir(*)), qui a protégé Daeh et l'a soutenu et qui continue à se battre pour lui sur le sol syrien... un État qui viole militairement la souveraineté syrienne sur son sol en défiant ostensiblement toutes les chartes, les lois et les conventions internationales... comment serait-il possible que cet État puisse parler d'une issue politique et d'avenir en Syrie ?

La seule réponse qu'ont les USA au sujet de la Syrie est la doctrine Brzezinski & Wolfowitz, qui consiste à semer le chaos en Asie centrale, à isoler l'Iran de la Russie et les deux de la Chine.

Ainsi, une Syrie atomisée ou accommodante serait le coin qui mettrait une Turquie docile aux frontières sud de la Russie.

De plus ce serait le tremplin pour déstabiliser davantage l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan et l'Irak et tenter d'empêcher l'établissement de la nouvelle route de la soie. L'influence régionale de l'Iran serait aussi repoussé à l'intérieur de ses propres frontières, coupé du monde.

Pour toutes ces raisons, il est clair que les USA et Israël feront tout pour que la Syrie ne retrouve pas sa légitime intégrité.

SEPH

(*) Voici quelques témoignages sur la responsabilité des USA concernant la création d'Al-Qaïda et de DAECH :

- Général Wesley K. Clark (1) : "Nos amis & alliés ont créé Daesh" :

- Général Wesley K. Clark (1) :

- La tête de la DIA(2) admet que les USA ont créé Daesh :

- Hillary Clinton admet que les États-Unis ont créé Al Qaida :

(1) Le Général Wesley Clark a été commandant suprême des forces de l'OTAN en Europe (1997-2000).

(2) Defense Intelligence Agency (DIA,) Agence du renseignement de la défense ») est une des agences du renseignement des États-Unis qui fonctionne sous la juridiction du département de la Défense (DoD)

RÉFÉRENCES :

- Éléments de politique : L'influence de l'argent dans les affaires étrangères américaines - le cas de l'Irak, de la Libye, de la Syrie et de l'Iran :  reseauinternational.net

- Les USA restent-ils en Syrie pour défaire Daech ou pour contrer l'Iran ? Ont-ils tiré des leçons de l'histoire ? ;  arretsurinfo.ch

- Syrie - Les Turcs attaquent Afrin, les Américains se plantent, les Kurdes sont encore dans le mauvais camp :  arretsurinfo.ch

- La coalition étasunienne rêve toujours de vassaliser la Syrie :  reseauinternational.net

- Israël-Arabie Saoudite : une alliance solide :  investigaction.net

- Agence : PRESSTV :  presstv.com

- Le Commandement central étasunien déclare la guerre à la Russie :  https: // legrandsoir.info

- MIRASNEW :  mirastnews.net

- CHALLENGE :  challenges.fr

- Par la grâce d'Israël - Le clan Barzani et "l'indépendance" kurde (Moon of Alabama) :  le-blog-sam-la-touch.over-blog.com

 agoravox.fr

 legrandsoir.info

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