Harcèlement sexuel, féminisme et puritanisme : le débat fait rage

11-01-2018 21 articles tlaxcala-int.org 17 min #136856

Various Authors - مؤلفين مختلفين - Auteurs divers- AAVV-d.a.

Les mouvements de dénonciation du harcèlement sexuel qui ont inondé les réseaux sociaux ces derniers mois dans le sillage de l'affaire Harvey Weinstein, principalement à l'enseigne des hashtags #MeToo et #balancetonporc suscitent des vifs débats publics, principalement dans le monde occidental (Europe, USA). Les féministes combattant le patriarcat représentent-elles vraiment un "nouveau puritanisme" ? Dans l'échelle des comportements masculins vis-à-vis des femmes (et des enfants), qu'est-ce qui est acceptable ? Où poser les limites, de la drague au viol ? Le combat contre le patriarcat implique-t-il une "haine des hommes" ? Le caractère subversif du féminisme risque-t-il d'être noyé dans une nouvelle doxa du politiquement correct entraînant interdits et censure ? Deux textes posent ces questions. Le premier émane d'un groupe de cent femmes, dont de nombreuses célébrités, publié par le quotidien Le Monde le 9 janvier. Le second est la réponse d'une trentaine de féministes au premier. Les voici.

 Des femmes libèrent une autre parole

( Tribune publiée dans Le Monde, le 9 janvier 2018)

Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

À la suite de l'affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d'emprunter, au nom d'un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d'individus qui, sans qu'on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l'exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu'ils n'ont eu pour seul tort que d'avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel ou d'avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l'abattoir, loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d'une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d'adulte, réclamant d'être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu'ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l'incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d'Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d'un tableau de Balthus d'un musée au motif qu'il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l'homme et de l'œuvre, on demande l'interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L'Enlèvement des Sabines) n'en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d'entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d'amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu'ils acceptent et celles qu'ils refusent seront dûment listées.

Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd'hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n'est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d'être l'objet sexuel d'un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d'un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l'envisager comme l'expression d'une grande misère sexuelle voire comme un non-événement.

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d'une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d'importuner. Et nous considérons qu'il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu'en s'enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu'il est plus judicieux d'élever nos filles de sorte qu'elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n'atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d'elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités.

Sarah Chiche (écrivain, psychologue clinicienne et psychanalyste)
Catherine Millet (critique d'art, écrivain)
Catherine Robbe-Grillet (comédienne et écrivain)
Peggy Sastre (auteur, journaliste et traductrice)
Abnousse Shalmani (écrivain et journaliste)

Si vous êtes d'accord avec ce texte, signez ci-dessous en  commentaire.
Vous pouvez aussi nous envoyer un message : uneautreparole@protonmail.com

Premières signataires :
Alexandra Alévêque (journaliste)
Kathy Alliou (curatrice)
Françoise Arnaud (historienne de l'art)
Celina Barahona (consultante marketing)
Sophie Bastide-Foltz (traductrice littéraire)
Marie-Laure Béraud (auteur-interprète, musicienne)
Marie-Laure Bernadac (conservateur général honoraire)
Léa Bismuth (critique d'art, curatrice)
Catherine Bizern (productrice et programmatrice indépendante)
Stéphanie Blake (auteur de livres pour enfants)
Linda Blake Pibarot (traductrice)
Sonia Bogdanovsky (chef monteuse cinéma)
Christine Boisson (actrice)
Ariane Bouissou (journaliste)
Odile Buisson (gynécologue-obstétricienne)
Sophie Cadalen (psychanalyste)
Farideh Cadot (galeriste)
Cristina Campodonico (responsable de l'action culturelle de la S.G.D. L.)
Nickie Caro (normalienne, agrégée de Lettres, ancien professeur de Khâgne)
Ingrid Caven (actrice et chanteuse)
Monique Chatenet (conservateur en chef du Patrimoine au Centre André Chastel)
Julie du Chemin (écrivain et sexologue)
Erika Maria Cool-Troch (manager Yak Immo)
Véronique Coquet-Caubère (productrice)
Sabine Dauré (viticultrice)
Catherine Deneuve (actrice)
Frederique Dolphijn (cinéaste, metteur en scène et romancière)
Christine Domine (professeur)
Nathalie Dray (journaliste)
Corinne Ehrenberg (psychanalyste)
Méline Engerbeau (entrepreneuse)
Caroline Faillet (experte en stratégie digitale)
Nouhad Fathi (journaliste et blogueuse)
Marguerite Ferry (paysagiste)
Adeline Fleury (écrivain)
Catherine Francblin (critique et historienne d'art)
Gloria Friedmann (artiste plasticienne)
Sophie Gaillard (présentatrice du 6-7h sur Sud Radio)
Bernadette de Gasquet (médecin et auteur)
Véronique Gérard-Powell (spécialiste de l'Art européen XVe-XVIIIe siècles, Centre André Chastel)
Christine Goémé (femme de radio)
Reine Grave (vidéaste)
Aliette Griz (écrivain et membre du Réseau Kalame)
Cécile Guilbert (écrivain)
Clarisse Hahn (réalisatrice, vidéaste et photographe)
Anne Hautecoeur (éditrice)
Marie Herbreteau (graphiste)
Brigitte Jaques-Wajeman (metteur en scène)
Claudine Junien (généticienne, membre de l'Académie de Médecine)
Brigitte Lahaie (actrice et présentatrice radio)
Rachel Laurent (artiste)
Sylvie Le Bihan (écrivain)
Anne-Marie Lesage (retraitée)
Myriam Le Strat (dentiste)
Martine Lerude (psychiatre, psychanalyste)
Elisabeth Lévy (directrice de la rédaction de Causeur)
Jacqueline Lichtenstein (philosophe)
Christine Lombard (créatrice de mode)
Joëlle Losfeld (éditrice)
Vanessa Luciano (chroniqueuse radio, sexothérapeute)
Mademoiselle A (chanteuse, comédienne et modèle)
Valérie Maës (actrice et vidéaste)
Abeline Majorel (responsable pédagogique et business developer)
Claire Margat (critique d'art, traductrice)
Isabelle Marlier (anthropologue et écrivain)
Isabelle Martin (enseignante)
Christelle Mata (attachée de presse)
Sophie de Menthon (présidente du Mouvement ETHIC et membre du CESE)
Karine Miermont (écrivain)
Anne Morelli (professeure à l'Université libre de Bruxelles)
Anne-Elisabeth Moutet (journaliste)
Latifa Najar (retraitée)
Natacha Nikouline (photographe)
Karine Papillaud (journaliste littéraire)
Julia Palombe (chanteuse, auteur)
Nelly Perotin (retraitée)
Camille Pier (auteure, compositeure et interprète)
Sylvie Pierson (secrétaire)
Francesca Piolot (productrice radio)
Barbara Polla (médecin, écrivain, commissaire d'exposition)
Joana Preiss (actrice, réalisatrice)
Isabelle Prim (réalisatrice et comédienne)
Nicole Priollaud (chargée de la communication de l'Académie nationale de Pharmacie)
Anne Rudisuhli (psychopraticienne)
Nora Sahara (journaliste et infirmière)
Sylviane Sainclair (retraitée)
Marie Sellier, (auteure, Présidente de la S.G.D.L. - Société des Gens de Lettres)
Joëlle Smets (journaliste et sexologue)
Hélène Soulodre (documentaliste)
Brigitte Sy (réalisatrice et actrice)
Catherine Thieron (auteure et vocaliste)
Catherine Titeux (architecte, Bruxelles)
Trinidad (humoriste, imitatrice, chanteuse)
Gabriela Trujilo (historienne du cinéma et critique)
Christine Van Acker (auteur)
Roxane Varone (chirurgienne)
Alexandra Varrin (écrivain)
Hélène Vecchiali (psychanalyste et coach)
Martine Vercruysse (animatrice)
Sonia Verstappen (travailleuse du sexe et anthropologue)
Caroline Vié (journaliste et romancière)
Bérengère Viennot (traductrice et chroniqueuse)
Evelyne Vitkine (consultante en marketing)

"Les porcs et leurs allié.e.s ont raison de s'inquiéter"

Cette tribune a fait réagir la militante féministe Caroline De Haas qui en a écrit une à son tour, cosignée par une trentaine de militantes et militants féministes, pour dénoncer ce qu'elle considère comme un "#Metoo, c'était bien, mais...".

A chaque fois que les droits des femmes progressent, que les consciences s'éveillent, les résistances apparaissent. En général, elles prennent la forme d'un "c'est vrai, certes, mais...". Ce 9 janvier, nous avons eu droit à un "#Metoo, c'était bien, mais...". Pas vraiment de nouveauté dans les arguments employés. On retrouve ces derniers dans le texte publié dans Le Monde comme au boulot autour de la machine à café ou dans les repas de famille. Cette tribune, c'est un peu le collègue gênant ou l'oncle fatigant qui ne comprend pas ce qui est en train de se passer.

"On risquerait d'aller trop loin." Dès que l'égalité avance, même d'un demi-millimètre, de bonnes âmes nous alertent immédiatement sur le fait qu'on risquerait de tomber dans l'excès. L'excès, nous sommes en plein dedans. C'est celui du monde dans lequel nous vivons. En France, chaque jour, des centaines de milliers de femmes sont victimes de harcèlement. Des dizaines de milliers d'agressions sexuelles. Et des centaines de viols. Chaque jour. La caricature, elle est là.

"On ne peut plus rien dire." Comme si le fait que notre société tolère - un peu - moins qu'avant les propos sexistes, comme les propos racistes ou homophobes, était un problème. "Mince, c'était franchement mieux quand on pouvait traiter les femmes de salopes tranquilles, hein ?" Non. C'était moins bien. Le langage a une influence sur les comportements humains : accepter des insultes envers les femmes, c'est de fait autoriser les violences. La maîtrise de notre langage est le signe que notre société progresse.

"C'est du puritanisme." Faire passer les féministes pour des coincées, voire des mal-baisées : l'originalité des signataires de la tribune est... déconcertante. Les violences pèsent sur les femmes. Toutes. Elles pèsent sur nos esprits, nos corps, nos plaisirs et nos sexualités. Comment imaginer un seul instant une société libérée, dans laquelle les femmes disposent librement et pleinement de leur corps et de leur sexualité lorsque plus d'une sur deux  déclare avoir déjà subi des violences sexuelles ?

"On ne peut plus draguer." Les signataires de la tribune mélangent délibérément un rapport de séduction, basé sur le respect et le plaisir, avec une violence. Tout mélanger, c'est bien pratique. Cela permet de tout mettre dans le même sac. Au fond, si le harcèlement ou l'agression sont de "la drague lourde", c'est que ce n'est pas si grave. Les signataires se trompent. Ce n'est pas une différence de degré entre la drague et le harcèlement mais une différence de nature. Les violences ne sont pas de la "séduction augmentée". D'un côté, on considère l'autre comme son égal.e, en respectant ses désirs, quels qu'ils soient. De l'autre, comme un objet à disposition, sans faire aucun cas de ses propres désirs ou de son consentement.

"C'est de la responsabilité des femmes." Les signataires de la tribune parlent de l'éducation à donner aux petites filles pour qu'elles ne se laissent pas intimider. Les femmes sont donc désignées comme responsables de ne pas être agressées. Quand est-ce qu'on posera la question de la responsabilité des hommes de ne pas violer ou agresser ? Quid de l'éducation des garçons ?

Les femmes sont des êtres humains. Comme les autres. Nous avons droit au respect. Nous avons le droit fondamental de ne pas être insultées, sifflées, agressées, violées. Nous avons le droit fondamental de vivre nos vies en sécurité. En France, aux Etats-Unis, au Sénégal, en Thaïlande ou au Brésil : ce n'est aujourd'hui pas le cas. Nulle part.

Les signataires de la tribune du Monde sont pour la plupart des récidivistes en matière de défense de pédocriminels ou d'apologie du viol. Elles utilisent une nouvelle fois leur visibilité médiatique pour banaliser les violences sexuelles. Elles méprisent de fait les millions de femmes qui subissent ou ont subi ces violences.Caroline De Haasà franceinfo

Beaucoup d'entre elles sont souvent promptes à dénoncer le sexisme quand il émane des hommes des quartiers populaires. Mais la main au cul, quand elle est exercée par des hommes de leur milieu, relève selon elles du "droit d'importuner". Cette drôle d'ambivalence permettra d'apprécier leur attachement au féminisme dont elles se réclament.

Avec ce texte, elles essayent de refermer la chape de plomb que nous avons commencé à soulever. Elles n'y arriveront pas. Nous sommes des victimes de violences. Nous n'avons pas honte. Nous sommes debout. Fortes. Enthousiastes. Déterminées. Nous allons en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Les porcs et leurs allié.e.s s'inquiètent ? C'est normal. Leur vieux monde est en train de disparaître. Très lentement - trop lentement - mais inexorablement. Quelques réminiscences poussiéreuses n'y changeront rien, même publiées dans Le Monde.

Ont signé cette tribune : Adama Bah, militante afroféministe et antiraciste, Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde, Lauren Bastide, journaliste, Fatima Benomar, co-porte-parole des Effronté.es, Anaïs Bourdet, fondatrice de Paye ta Shnek, militante féministe, Sophie Busson, militante féministe, Marie Cervetti, directrice du FIT et militante féministe, Pauline Chabbert, militante féministe, Madeline Da Silva, militante féministe, Caroline De Haas, militante féministe, Basma Fadhloun, militante féministe, Giulia Foïs, journaliste, Clara Gonzales, militante féministe, Leila H., de Check tes privilèges, Clémence Helfter, militante féministe et syndicale, Carole Henrion, militante féministe, Anne-Charlotte Jelty, militante féministe, Andréa Lecat, militante féministe, Claire Ludwig, chargée de communication et militante féministe, Maeril, illustratrice et militante féministe
Chloé Marty, assistante sociale et féministe, Angela Muller, militante féministe, Selma Muzet Herrström, militante féministe, Michel Paques, militant féministe, Ndella Paye, militante afroféministe et antiraciste, Chloé Ponce-Voiron, militante féministe, metteuse en scène, réalisatrice et et comédienne, Claire Poursin, coprésidente des Effronté.es, Sophie Rambert, militante féministe, Noémie Renard, animatrice du site Antisexisme.net et militante féministe, Rose de Saint-Jean, militante féministe, Laure Salmona, cofondatrice du collectif Féministes contre le cyberharcèlement et militante féministe, Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie et militante féministe, Nicole Stefan, militante féministe, Mélanie Suhas, militante féministe, Monique Taureau, militante féministe, Clémentine Vagne, militante féministe, l'association En Avant Toute(s), l'association Stop harcèlement de rue.

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Monde 12-01-2018 mondialisation.ca 7 min #136885

Une centaine d'artistes françaises réfutent la chasse aux sorcières #metoo

Le jour après que le mouvement #MeToo a dominé les Prix Golden Globes à Los Angeles, avec la complicité des dirigeants de Hollywood et des grands médias, sa chasse aux sorcières sexuelle a subi une réfutation majeure.

Dans une tribune publiée le 9 janvier dans Le Monde, intitulée «Nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle», 100 actrices, intellectuelles et femmes professionnelles françaises ont exprimé leur hostilité et leur opposition envers le mouvement #MeToo, ses méthodes anti-démocratiques, et sa tentative d'intimider, d'étouffer et de détruire ses victimes masculines et leurs carrières.

médias 15-01-2018 arretsurinfo.ch 5 min #136970

Et le prix Golden Globe va à... la chasse aux sorcières!

Par Trévon Austin et David Walsh
11 janvier 2018

La cérémonie des Golden Globe Awards de cette année, avec son soutien incontesté pour le mouvement #MeToo, a été un spectacle misérable, où Hollywood et les politiques identitaires étaient à leur pire. Cette foule béate de millionnaires, et dans le cas d'Oprah Winfrey - milliardaire - s'attend à ce que les spectateurs avalent que le mouvement «MeToo» constitue un chapitre épique dans la lutte pour l'émancipation de l'humanité.

16-01-2018 multinationales.org 4 min #137024

« Féminisme-washing » : derrière les beaux discours des entreprises sur l'égalité

10 janvier 2018

Des entreprises comme Axa ou la SNCF font beaucoup de bruit sur leur engagement en faveur des femmes et de l'égalité des genres, sans que la réalité suive forcément. Une déconnexion que l'on retrouve dans le domaine de l'égalité des genres comme dans beaucoup d'autres.

De plus en plus d'entreprises revendiquent haut et fort leur mobilisation pour l'égalité entre hommes et femmes.

médias 17-01-2018 bastamag.net 14 min #137035

« #meetoo et #balancetonporc s'apparentent à des techniques de sabotage féministe »

Qu'est-ce que l'autodéfense politique ? Dans quelles situations une action violente peut est-elle être considérée comme légitime pour se défendre face à une oppression ? Ce sont les questionnements ouverts par le travail d'Elsa Dorlin, professeure de philosophie à l'université Paris 8, dans son récent ouvrage Se défendre, une philosophie de la violence. De la lutte contre les pogroms aux actuelles luttes féministes, en passant par le mouvement des droits civiques, l'« autodéfense politique » des groupes dominés fait toujours face aux tentatives de disqualification des tenants de l'ordre établi, qui hésitent rarement, de leur côté, à faire usage de la force brute.

Justice 17-01-2018 lesakerfrancophone.fr 8 min #137046

▢ Oui ! ▢ Non ! ▢ Peut-être !

Veux-tu coucher avec moi ? ▢ Oui ! ▢ Non ! ▢ Peut-être ! C'est à peu près comme ça qu'on devrait copuler à partir de juillet en Suède. Celui qui veut doit poser la question. Et parfois, on se demande : à partir de quel moment les méthodes féministes ont-elle décollé de la réalité ?

Par Roberto J. De Lapuente - Le 2 janvier 2018 - Source  neulandrebellen

17-01-2018 lesakerfrancophone.fr 13 min #137061

La virilité fera-t-elle un retour en 2018 ?

Par Brandon Smith - Le 3 janvier 2018 - Source  alt-market.com

Les hommes embrassant leur masculinité et leur patrimoine biologique n'ont pas eu un parcours très facile ces dernières années, du moins, pour ceux qui se soucient d'être étiquetés comme une malédiction « toxique » pesant sur l'histoire du monde.

18-01-2018 dedefensa.org 11 min #137073

Transgenre contre Lgtbq-Russiagate

Une des plus récentes péripéties aux USA sous le règne de la folie de "D.C.-la-folle" : l'entrée de Chelsea Elizabeth Manning, née Bradley Edward Manning, dans la compétition politique. Manning est le plus fameux/la plus fameuse transgenre de l'histoire récente, - peut-être même de l'histoire plus longue depuis le symbole énigmatique qu'entretint durant toute sa vie le Chevalier d'Eon ?

Justice 19-01-2018 investigaction.net 5 min #137108

Sexisme et violences faites aux femmes

19 Jan 2018

Article de :  Michèle Janss

Les actrices portaient du noir à la cérémonie des Golden Globes afin de protester contre le harcèlement à Hollywood. #balancetonporc ou #metoo ont fait couler beaucoup d'encre. Dans une tribune au « Monde », un collectif de 100 femmes dénonce un certain puritanisme et la négation des rapports de séduction.

20-01-2018 mondialisation.ca 6 min #137140

Violence sexuelle : et maintenant?

Ces derniers temps, les médias sociaux et les médias traditionnels me donnent froid au dos. En fait, leur pouvoir, lorsqu'il est mal contrôlé, m'effraie. Contrôler, ne veut pas dire censurer. Rédacteurs, animateurs, journalistes, lecteurs et auditeurs, nous avons tous une responsabilité dans les dérapages médiatiques. Toute médaille a son revers et celui des médias sociaux, c'est de permettre à chacun et à chacune de laisser libre cours à sa furie.

21-01-2018 mondialisation.ca 6 min #137169

Éloge de la différence

Dans un livre au titre évocateur, Reflet dans un oeil d'homme (Babel), l'écrivaine canadienne Nancy Huston, qui vit en France, raconte comment Anaïs Nin subit un choc lorsqu'elle arriva à Paris. La sensualité, la mixité, les regards, la galanterie, tout hérissait cette jeune puritaine de 19 ans fraîchement débarquée de New York. « Mon âme puritaine se révolte », écrivit-elle alors.

Philosophie 22-01-2018 dedefensa.org 10 min #137198

Nietzsche et la crétinisation par la féminine-attitude

Disons-le nûment : nous vivons des temps bovaryens caractérisés par la dette, le gaspillage, le consumérisme euphorique, le people, « la pleurnicherie humanitaire » (Philippe Muray), la haine consentie des hommes, en particulier blancs. Ces temps sont féminins post-historiques ou féministes, comme on voudra. Ils sont aussi marqués par l'amertume généralisée et le ressentiment universel, sans oublier une bonne sensation de catastrophe.

médias 23-01-2018 mondialisation.ca 6 min #137238

#metoo censure Brigitte Sy, signataire de la tribune du Monde contre la délation sexuelle

L'annulation de la projection du film l'Astragale de la réalisatrice Brigitte Sy, prévue début févier, et du débat l'accompagnant est une nouvelle attaque de l'establishment pro-#metoo/balancetonporc contre les signataires de la tribune parue dans le Monde et s'opposant à la création d'un climat de chasse aux sorcières sexuelle et culturelle.

La semaine dernière, Ciné 104, cinéma d'art et d'essai public de la ville de Pantin (Seine-Saint-Denis) signifiait à la cinéaste qu'elle ne pourrait pas projeter son film ni débattre de ses vues suite à la décision d'un collectif féministe local d'annuler l'événement et qui ne fut pas discutée avec elle.

25-01-2018 lesakerfrancophone.fr 10 min #137343

L'hystérie du gender et ses failles

Par Dmitry Orlov - Le 18 janvier 2018 - Source  Club Orlov

Cour bidon]) est entièrement perdu de vue par ses auteurs.

Mais il y a beaucoup plus ironique. Une grande partie de la récente hystérie sur le harcèlement sexuel vient de Hollywood, où des starlettes de différents millésimes, toutes très bien dotées financièrement, ont porté des accusations contre leurs anciens collègues masculins, détruisant ainsi leur héritage et mettant un terme à leur carrière.

Latina 26-01-2018 tlaxcala-int.org 6 min #137348

#metoo, version colombienne : Claudia Morales, un droit au silence qui fait un bruit assourdissant

26-01-2018 arretsurinfo.ch 3 min #137351

Quand Brigitte Bardot harcèle les féministes !

Boulevard Voltaire - 18 janvier 2018

Après l'actrice Catherine Deneuve et notre consœur Élisabeth Lévy, entre autres femmes de tête, c'est au tour de Brigitte Bardot (qu'on ne présente plus) de libérer la parole quant au retour du nouvel ordre moral.

À propos du « harcèlement sexuel » et de la chasse à l'homme y afférent, elle déclare donc à Paris Match : « Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c'est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. » Le distinguo est effectivement de taille, entre la caissière de supermarché obligée d'accorder ses faveurs à un chef de rayon parce qu'autrement, c'est le chômage, et l'aspirante starlette prête à tout, ou presque, pour entrer dans la lumière.

28-01-2018 tlaxcala-int.org 2 min #137417

Femmes

Nicanor Parra (1914-2018)

La femme impossible,
La femme de deux mètres de haut,
La dame de marbre de Carrare
Qui ne fume ni ne boit,
La femme qui ne veut pas se déshabiller
De peur de tomber enceinte,
La vestale intouchable
Qui ne veut pas être mère,
La femme qui respire par la bouche,
La femme qui marche
Vierge vers la chambre nuptiale
Mais qui réagit comme un homme,
Celle qui s'est déshabillée p

31-01-2018 arretsurinfo.ch 7 min #137503

Caroline de Haas: La violence du néo-féminisme

 Par Florence Rault |  29 JANVIER 2018

Gérald Darmanin dans la seringue

Le néo-féminisme poursuit son entreprise de destruction des libertés publiques. Dernière victime en date Gérald Darmanin, ministre du budget, qui fait l'objet d'accusations de viol et se trouve de ce fait poursuivi par la clameur réclamant sa mort politique.

02-02-2018 tlaxcala-int.org 12 min #137603

C'est pour qui qu'on défile exactement ? Réflexions critiques un an après la Marche des Femmes sur Washington

 Tamara Hijazi تمارا حجازي

Samedi dernier, jour du premier anniversaire de la Marche des Femmes, je ne suis pas montée dans le bus pour Wasington. L'année dernière, à Washington, en plein cœur de la Marche des Femmes, même si j'étais entourée de 500 000 personnes qui criaient leur exigence de justice sociale, je ne me suis pas sentie respectée, je n'ai pas senti que j'étais en sécurité, ou traitée avec dignité.

04-02-2018 lesakerfrancophone.fr 16 min #137650

Vers une égalité amorphe

Par Jean-Luc Mello - Janvier 2018

Veux-tu une tasse de thé? - Jean-Luc Mello

Ce n'est pas l'idéologie morale d'un féminisme aux idées simplistes comme #MeToo qui est impressionnante. Il existe des tas d'idées simples qui ont toutes la particularité d'être nécessairement très abstraites : les hommes (tous en général et depuis les débuts de l'humanité) sont... Ou alors : les femmes (toutes, depuis le début de l'humanité) sont...

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