18/06/2006 11 min #1345

Les mots mal définis sont le début des guerres

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Les mots mal définis

Au début de l'informatique les gens mettaient ce mot en bout de chaque phrase, pour signifier indistinctement le hardware et le software, les pratiques calculatoire complexes comme le calcul des orbites à la Nasa, l'édition de graphiques, les photos truquées, les images de synthèse, etc etc...

Au début de l'internet on mettait ce mot à chaque bout de phrase, l'internet synonyme de femme moderne, "j'étais sur internet alors je pouvais pas répondre au téléphone", "faut que j'aille sur internet", on l'a vu sur les lèvres des hommes politiques, des animateurs télé, des héros de séries américaines, etc etc...

Les Médias mal définis sont multiples et extrêmement nombreux. On dirait qu'il y a plein de différents supports de l'information, les journaux, la télé... toutes ces choses qui ont en commun de transporter l'information tout en l'embuant d'une perception biaisée des choses.

Mais enfin bon, les journaux et la télé, et puis quoi ? Les affiches publicitaires ? Et puis c'est tout. Ah oui les radios publicitaires aussi, "média secondaires" on va dire. Mais bon pas toutes.

Cette ambiguïté ou mal-définition tient au fait que les gens répètent ce qu'ils entendent et qui les frappent, ces petites phrases toutes faites conçues pour s'agripper au cerveau puisque ça résout avec aisance les tensions nerveuses précédemment créées par les psychoses populaires, elles aussi véhiculées par la même méthode. "Les médias" c'est la télé et la presse papier + l'immense brouillard qui vient animer les activités oratoires des citoyens, qui véhiculent à leur tour leurs irritations et leurs solutions toutes faites.

Quand la télé dit "dans les médias ils ont mal fait le travail", ils parlent sans s'inclure dedans. Quand tout le monde le dit ça devient colossal ! Alors les gens se disent "tiens, je pux moi aussi faire preuve de mauvaise foi, puisque ça passe !". De gré ou de force il faut que ça passe.

Mais un jour, je me suis dit : "Internet est-il assimilé aux "médias" ? Pourtant il transporte l'information, une information qui est refoulée aux portes des télés et des radios et de la presse.

Tous ces gens qui ont des qualités rédactionnelles, de réalisateur, qui font de micro-reportages vidéo, se retrouvent sur internet pour transmette une information qui ne fait pas partie de la famille des "médias", et surtout qu'ils ne sont pas payés pour fabriquer, ou du moins, ils ne reçoivent pas d'ordre incohérent et désorientant, n'ont pas à se référer à un connard pour juger de leur travail.

On peut parier que cette lacune va être comblée, que le mot "média" va vouloir englober internet, à force de lois, mais pour moi c'est trop tard car la connotation "média" est devenue la propriété des pouvoirs médiatiques, c'est à dire les donneurs de leçon arrogants et étroits d'esprit que sont les riches propriétaires de ces supports publicitaires qui engrangent une somme faramineuse d'argent, qui stagne dans ces sphères guindées et insoucieuses de la misère des autres. Qui les rabaissent, les insulte, et les utilise.

Les sens des mots biaisés, c'est - de fait - l'apanage des extrémisme, puisqu'au départ de l'absolutisme est ancré l'incapacité justement, de discerner clairement le sens des mots. C'est dans les neurones qu'il y a des ponts communs pour des choses pourtant différentes.

Certes, toute la population fait cela, les peuples, le langage évolue, car il s'enrichit de nouvelles acceptions.

L'histoire des peuples et leurs évolutions respectives et visible symboliquement au travers des variantes locales des accents donnés aux mots, accents qui au fur et à mesure créent des langues toutes différentes, des grammaires, et même des lettrages différents.

- Quand l'informatique fut avenu, la première capacité logicielle a été la possibilité de choisir des polices de caractères différentes, "appropriées".

C'était le prémisse, symbolique, de ce qu'allait apporter l'informatique au monde : l'unification.

Car malgré les différences, Gothique, Helvetica ou encore Bauhaus, on se plaçait au-dessus en quelque sorte de ces différences, impliquant tout un esprit duquel on pouvait par la suite décliner une charte et même, une politique.

Dès lors ce qui fait l'intérêt d'un travail n'est plus les conclusions auxquelles il renvoie, mais l'activation qu'il provoque de façon touristique dans le cerveau.

De façon touristique = non impliquée mais hautement curieuse = se placer au-delà des clivages proposés = accepter de ne pas prendre les choses au pied de la lettre, les considérer comme belles et artistiques, les accepter sans vouloir les dénaturer = les comprendre.

Cette activité cérébrale profite, quel que soit le pays où on se trouve et la langue qu'on parle, à unifier tous ces gens autour d'un même consensus social, qu'est la capacité à surpasser les apparences, à comprendre et aimer les différences pour ce qu'elles font opérer comme améliorations sur soi-même.

Ce qui se prouve ensuite par l'amélioration des relations avec les autres.

- Quand cet homme vint dans un tribunal pour tuer le juge en s'exclamant haut et fort "Non à la Laïcité!!!" (suivi de Bang Bang Bang, puis de cris de terreur : ça fait partie du message), on assistait alors à une scène (un rejouement on dit! = une mise en scène de ce qui se passe dans son cerveau) à laquelle deux sortes d'interprétations sont attribuées : celle des sécessionnistes (qui refusent ou ne peuvent plus évoluer et qui prennent tout au pied de la lettre, qui accusent autrui du mal qui les taraude et qui déforment le sens des mots) et celle de cette nouvelle génération à l'esprit ouvert, capable de comprendre des concepts complexes et emplis de contradictions apparentes.

- les premiers disent : cet homme est fou, il faut l'enfermer. Et voilà le problème résolu. Car ainsi les autres verront l'exemple. C'est ça l'éducation ! Ahaha

- les seconds que je représente et qui sont de ma famille morale, pensent plutôt ceci :

Cet homme a été victime sans pouvoir se défendre de l'usage biaisé d'un mot, dont le sens a été préalablement détourné de son bienfait initial par le gens du premier groupe, qui détiennent toutefois "la loi, et "la justice".

L'incapacité à avoir un esprit critique pousse le cerveau à se construire autour de lui des barricades artificielles, où "les amis" sont en fait des sbires, et les défenses immunitaires, sont des grandes leçons morales, dites avec foi et conviction, ou même non dites pour être encore plus violent.

Le crime le plus odieux, a été celui d'induire dans le cerveau de ce pauvre garçon qui n'a pas les moyens d'évoluer, une définition biaisée contre laquelle il n'a pas pu se défendre intellectuellement. Le crime le plus violent, a été de parler avec sérénité tout en se croyant le plus fort, et tordant le sens primaire du mot, pour l'utiliser à des fins clairement racistes sans la moindre ambiguïté, dans le but d'interdire le port du voile, comme ils l'ont fait en France, mais cette fois dans un pays où cette pratique était majoritaire.

Le crime initial, c'est la France qui l'a commis, et les français ainsi que les musulmans qui ont préféré se plier à la Loi, acceptant cet adage précédemment insufflé, selon lequel on devait se plier aux règles du pays qui "les accueille".

Mais si ces lois son illégales du point de vue des Droits de l'Homme, si la laïcité c'était justement l'indifférence et non "la blancheur", si "la transparence" c'était l'honnêteté et la sincérité, et non la standardisation, quel mal a prit ces hommes politiques d'infiltrer dans les cerveaux une telle mascarade ?

- En premier je pensais que c'était un acte volontaire afin de tester le capacité d'auto-défense intellectuelle des peuples. Une fois ce test accompli avec succès avec succès, une étape supérieure dans la terreur et la domination, le contrôle, peut être franchie ; et pas à pas les hommes qui sont au pouvoir, dans un cercle fermé et vicieux, peuvent installer leur royauté dictatoriale qui permet les privilèges et l'ascendance des classes "supérieures" sur les "inférieures", tout en la nommant "démocratie", le plus impunément du monde, et qui plus est en postillonnant.

Mais cette dérive va plus loin.

Finalement aussi je me dis, que les attentats du 11 septembre des pouvoir politiques sur la "masse-média" étaient sciemment grossières et évidentes, le mensonge sciemment orchestré, cela afin d'occuper les esprits pendant les 10 bonnes années qui étaient nécessaires à l'appropriation des terres africaines. Je pense également que le positionnement géostratégique a encore plus de valeur que le pétrole qui est demandé, de façon ignoble, en paiement de la facture de la "libération".

Mais surtout, on voit que devant un tel mensonge et une telle puissance à oser un tel carnage, ce que ça sous-tend (la puissance) est si effrayant que "les médias" ont aussitôt préféré capituler.

Comment lutter contre des gens qui élisent qui ils veulent, font ce qu'ils veulent ?

Pendant que l'énergie humaine s'en va combattre à coup de pétitions ponctuelles des coups du libéralisme de plus en plus nombreux et grotesques, provocants, pendant qu'une autre moitié des gens préfèrent dépenser leur énergie à l'assouvissement de fantasmes travaillés et rendus presque accessibles, qu'ils vont applaudir leurs maîtres spirituels, leurs stars de ciné et leurs équipes de football, il ne reste plus qu'une très faible force disponible pour combattre la dictature impérialiste qui sévit dans tous les pays du monde, dans toutes les langues, avec toutes les stratégies possibles et imaginables.

L'ensemble des hommes politiques de la planète représente une population entière !

Mais cela personne ne le voit encore. Dans leurs dîners mondains sont invités les riches propriétaires qui ainsi se sentent honorés de faire partie de cette population tout en ayant jamais eu le consentement des peuples, tout en restant inconnus d'eux. Et ensembles ils travaillent à "un avenir meilleur", "un autre monde est possible", dont ils seraient les bénéficiaires. Ils s'appuient-l'un-l'autre, se marient, de sorte que pouvoir et argent ne fassent plus qu'UN : c'est ça la grande unification pour eux.

- Mais ce n'est pas si simple !

Si ce n'étaient que les mots, ou que le choix du bon clivage entre les bons et les méchants, ce serait simple et manichéen.

Les mots, sont des désignations souvent grotesques, s'y rattacher, provoque l'oubli de ce qui l'a fait naître. Les mots, il faut fait les sentir. Et c'est cette sensation qui est humaine, unitaire, commune à tous le hommes de la terre, quoique moyennant quelques petits accordements.

Cet accordement, ce sont les guerres. Cet entente, c'est ce qui en découle à la fin. C'est quand les deux camps tombent d'accord sur une seule et même raison. C'est ça qui a donné lieu aux Droits de l'Homme, qu'il faut sentir et vivre, et non utiliser. La charte des Droits de l'Homme n'est pas un "média", un moyen, mais une fin commune à tous, et le point de départ de toute société civilisée et vivant en bonne intelligence.

Tous ces articles, tournent autour d'un même esprit, et cet esprit, il faut l'avoir en sa possession.

Quand les soldats américains relatent avoir tué des enfants par reflex dans le feu de l'action, ou sur ordre, ou plus tard on le verra, par démence pure et simple, ils arrivent aussi aux mêmes conclusions. Ils se disent, et si on renversait les choses ? Ne se sont-elles pas déjà renversées dès le moment où j'ai appuyé sur la gâchette ?Ou dès le moment où j'ai saisi on arme ? Ou dès que je suis parti en acceptant les conditions ? Ou quand j'ai adopté ce qu'on me disait sans pouvoir l'analyser ? Ou quand je me suis fait berné en fait ?

- Quand les "médias", hommes politiques, font ces commémorations comme si c'étaient des fêtes du calendrier, à propos des anciennes guerres, ils détournent le sens de la commémoration, le sens de la fête, pour y instaurer la gravité, tout en répandant la terreur qui veut s'oublier.

Tout ça pour dire "ne vous plaignez pas de vos conditions ! Y'en a pour qui ça a été pire !"

Et ce qui s'oublie du coup, ce sont les raisons, que l'histoire ne manque pourtant pas de faire réapparaître si jamais on les oublie.

Le véritable "travail de mémoire" consisterait plutôt à se demander : Pourquoi avons-Nous fait cela ?

Pourquoi le faisons-Nous chaque jour ? Comment se met en place une telle névrose ?

N'y avait-il pas de part et d'autre, une impossibilité frustrante de communiquer, ayant tournée à la conclusion que de toutes façons désormais toute communication serait stérile ?

Ayant admis cela, ne commettons-Nous pas chaque jour de pareils crimes, qui en engendrent d'autres et puis d'autres encore plus laborieux ?

Pourquoi avons-nous fait Ça, pourquoi le faisons-nous encore et encore, tout en réfutant de le faire ?

Comment se mettent en place les stratégies qui permettent de dissimuler la faiblesse des crimes commis, les envoyant inéluctablement à la dégénérescence, qui elle à sont tour, inéluctablement nous retombe dessus bien plus violente et massacrante ?

Comment donner assez d'importance au sens des mots ?

Vouloir ainsi éviter les guerres stériles par définition, n'entraîne-t-il pas la guerre ?

Qu'est-ce qu'une "bonne intelligence" ?

Comment opère la morale et comment la concilier avec la réalité matérielle ?

Ne vaut-il pas mieux déclarer la guerre à Ses idées reçues plutôt ?

- Dav8119

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