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De la récupération de la dénonciation des médias par les politiciens !

De la récupération de la dénonciation des médias par les politiciens !

Voyant passer le train de la civilisation qui se désintéresse des médias en raison de leurs mensonges et de leur désinformation obsessionnelle, les politiciens, après avoir pourri la presse, après l'avoir utilisée, manipulée, etc, maintenant que l'opinion publique perçoit l'arnaque, alors aussitôt le politicien de base s'empresse de participer à ces nouvelles clameurs avec les mots de ceux qui comprennent bien ce sujet.

Je ne sais pas comment « la presse » doit le prendre, mais il reste qu'elle aura acquit des réflexes qui seront longs à perdre, et que leur vision de l'information est destinée à rester la même jusqu'à la fin.

La presse dynamique qu'est internet, par opposition à la presse statique, est un flux d'informations plus rapide et puissant que les médias télé et presse, ce qui a fait naître les observations sur la désinformation. Sans elle cette désinformation ne serait pas apparue avec autant de force.

Je ne sais pas ce qui pousse encore la télé à diffuser la météo en boucle alors que cette information n'a pas plus de valeur qu'un widget, que la plupart auront installé si vraiment ils veulent la connaître. Ce n'est qu'un exemple de la manière dont les choses évoluent en direction du stérile quand elles ont été substituées par des méthodes plus efficaces.
On entre vraiment dans une ère où il faut vouloir savoir pour entendre.

Alors dans le discours du politique apparaissent en mosaïques assemblées nerveusement des bribes d'expressions qui donnent l'air intelligent en les disant, avec leurs anciens réflexes fondés sur la puissance du slogan publicitaire.
Ainsi aux yeux du politicien il paraît maintenant que les médias ont une vision manichéenne et simpliste des choses, qui en réalité sont plus complexes qu'il n'y paraît... ce qui justifiera dans la foulée du discours du politicien les lois les plus régressives qu'on ait jamais vues, bien évidemment.

On a l'impresion que quoi qu'on dise, comme des perroquets ils le récupéreront pour dire « justement voilà pourquoi nous avons raison ».
Je pense qu'il faudrait commence à se méfier des gens qui utilisent les arguments des autres pour leur propre cause et aux dépends de ceux qui leur ont donné cet argument.

Et bien évidemment le travail des médias en entendant ce genre de récupération dans laquelle ils sont déshonorés, sera d'acquiescer en se disant « ah mais c'est vrai ce qu'il dit », pris de court par la surprise, étant donné que ces bribes de réflexion récupérées chez l'ennemi, n'étaient qu'à peine apparues aux oreilles de ces journalistes.

Le moins qu'on puisse tirer de cela c'est que si jamais par mégarde l'un d'eux oubliait à quel point les insultes qu'ils font des plus beaux arguments philosophiques peuvent être retournées contre eux, sport qu'ils pratiquent de façon déchaînée et systématique, c'est que les arguments qu'on pourra leur opposer seront déjà présents sur place comme des choses admises, il ne restera plus qu'à faire voir en quoi cela est applicable en vérité.

Autant quand je préconise de faire passer des tests psychotechniques aux dirigeants j'estime licite que chacun soit fait ou non pour un job, sans que cela ne soit insultant, en sachant que cela peut se mesurer plus ou moins scientifiquement, et cela paraît loufoque, par contre dans le creux de la société hallucinée il ne manque déjà pas de gens qui sont prêts à abuser de ce verbiage pour incessamment accuser les plus faibles des pires maux.

Autant une mesure qui est très minutieuse et difficile, pourrait et devrait être appliquée envers les dirigeants, autant cette même considération se transforme en jugements de valeurs dans la société et tend, très nettement, à construire peu à peu un monde totalitaire, où on appliquerait des critères soi-disant psychologiques à des gens innocents, fabriquant ainsi une nouvelle sorte d'exclusion, qui d'ailleurs est toujours salvatrice en temps de récession.

L'image selon laquelle on accuse quelqu'un avec des arguments qui ne sont que des bribes infondées de récupération de réflexions antérieures, qu'on l'enferme, on le met sous neuroleptiques et ensuite en le voyant apathique on se sent rassuré sur son diagnostique, est un peu ce qui arrive si jamais on laisse faire un processus dans lequel la dialectique est suffisante, en lieu et place de la logique, pour se figurer comment est la réalité en vérité.