18/06/2006 4 min #1333

capital social

{Non, c'est le fait de confier au subconscient des processus qui est

primitif.}

On est presque d'accord! Sauf que selon mon expérience et par rapport à ma

formation, c'est surtout l'attention active qui permet elle seule une

meilleure intégration et une adaptation. D'où l'efficacité qui n'est plus à

démontrer de la pratique méditative ou tout autre entraînement développant la

capacité d'attention volontaire.

{C'est le résultat d'un échec du processus intéllectif.}

Ou plutôt l'inertie. Je connais trop de personnes "intelligentes", chercheurs

de métier même avec gros QI qui sont en fait prisonniers de leurs schémas de

pensée habituels et donc ne perçoivent que par rapport à leurs idées

préconçues. Et dès qu'on touche à l'affectif, c'est la panique à bord. Car

refouler l'émotionnel n'est en rien une solution.

{Les informations en mémoire sont sensées monter en compléxité juqu'au

cortex.

Mais si ça échoue, ça énerve, tandis que le subconscient lui sait

donner des réponses faciles.}

C'est le regard qui importe. Pour gérer la complexité, il faut des outils

conceptuels adaptés, certains savent faire de façon innée, d'autres auraient

besoin d'apprendre, hors cela n'est enseigné officiellement nulle part pour

le moment.

{c'est la base du terrorisme.

Ensuite le terrorisme c'est le fait que la trouvaille d'excuses pour

justifier cette non pensée ou refus de réflexion combinatoire. ça y

fait croire, mais ça ne l'est pas.

Dans une société si tout marche comme ça, par coutumes superposées,

ça fini par faire naître les illogismes qui poussent à la

reconsidération. Les hommes préfèrent faire la guerre que pousser la

réflexion intellectuelle. Pourtant c'eût été plus "économique".}

Je vais (ouf) radoter et citer à nouveau des chercheurs comme Damasion ou

Cyrulnik qui indiquent la bonne direction pour trouver les clés : la colle

intellectuelle est affective, donc forcément les personnes qui ont le plus

tendance à faire des amalgames sont celles qui ont vécu des traumatismes non

résolus, ou encore qui sont soumises à un niveau de stress chronique qu'elles

ne gèrent plus. Ce qui est le cas actuellemet pour presque l'ensemble de la

population.

Pour permettre une perception correcte, une fluidité interne et la capacité à

réordonner, il faut du calme, de la confiance. Ce qu'apporte la pratique

d'une technique de méditation.

{réflexion intellectuelle dans le sens de Pensée et non des apparats

qui y font croire - la pensée, Lao Tseu qui tu sites en exemple, la

pratique, et sa parole n'en est que la trace - à ne pas confondre

avec l'apparence de l'intellectualisme, devenu culturel, genre il

faut porter des lunettes basses, faire des phrases compliquées, et

rire de blagues private-joke.... ouhououh}

Nous sommes d'accord! La passion n'est pas bonne conseillère, le sage est

celui/celle qui s'est détaché de toute forme de fixation interne.

Alors conclusion : j'ai encore du travail à faire, gloups, je ne suis pas

détachée du désir de justice, de plus de logique, de lucidité and co...

L'attention au moindre mouvement qui se passe en soi est une sacré clé pour

dépasser ces multiples fixations ou noeuds de blocage entravent une parfaite

fluidité mentale.

Donc la réponse ce n'est pas plus de surcouche mentale consciente, c'est moins

de blocages internes, ce n'est pas faire du Bill Gates, c'est faire du gnu.

On dépasse les conditionnements par la capacité d'attention consciente.

Notre état émotionnel naturel optimal devrait être le calme et la réceptivité,

état idéal à l'émergence de réponses créatives adaptées.

Amitié,

Laurence

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