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système de redistribution équitable

Pourquoi la confiscation de l'accès internet en réprimande au piratage de la musique est totalitaire.

Philosophie du Droit ;

Premièrement le délit :
Le délit est double, c'est le franchissement de la barrière de la morale et le dépouillement du vendeur d'un de ses biens, ce qui lui occasionne une perte. Les deux sont équitablement ou plutôt confusément pris en compte dans la définition du vol, qui ne peut être involontaire ou sans préjudice. Il faut forcément qu'il y ait les deux.

Mais le piratage n'est ni un dépouillement ni consciemment compris comme un vol par « le pirate ».

L'argument est que le piratage dépouille le vendeur de ses profits (ponctionnant fortement les auteurs), mais dans chaque cas individuel il est assez difficile de savoir si le piratage a été une alternative à l'achat. Le plus souvent ce ne sera évidemment pas le cas.

A la limite on pourrait ausculter le niveau de vie du pirate et ne faire payer que les plus riches, le prix de chaque album (pour chaque morceau téléchargé), en guise de rétablissement d'une relative « justice ».

En passant on notera que l'économie de plastique occasionné par l'informatique devrait avoir déjà fait chaviré les écologistes pour cette solution, au détriment des producteurs.
Ceci aussi doit entrer dans le terme de la Justice.

L'effraction enregistrée n'est plus que celle de la licence de distribution, qu'à force d'énerver tout le monde les artistes, on le souhaite, finiront par abandonner, ayant fondé un système de licence globale qui les rémunérera mieux.
L'informatique pourra apporter une dimension de valeur supplémentaire aux produits culturels en mesurant par divers moyens leur popularité.

Quand une effraction est enregistrée, ce n'est que le distributeur, entreprise privée à but lucratif, qui demande réparation, on ne voit que difficilement par quelle moyen la législation déciderait de se montrer plus forte, mettant en place des moyens étatiques de surveillance à l'usage spécifique de ces entreprises à but lucratif ; si en face on n'a pas un cabinet qui étudie la philosophie du Droit pour rétablir un équilibre.

Ensuite la réprimande recommandée : la rupture de connexion à internet en guise d'amende.
Ici, ce qui est le plus flagrant d'injustice, est que la valeur de l'accès à l'internet est méséstimée car impossible à estimer.
C'est comme si le contrevenant était condamné à une amende en blanc, remplie au hasard entre 9 et 9999 euros.

Pour certains ceci ne sera aucunement punitif tandis qu'à d'autres, professionnels du web, cela serait une condamnation extrêmement lourde, comparable à l'empêchement de pratique sa profession. Selon les usages, qui sont quasiment impossibles à évaluer, cette condamnation est d'une valeur différente pour chacun, ce qui est un summum d'injustice.

Le droit à s'informer, s'éduquer, accéder à la culture étant présent dans les Droits de l'Homme, il paraît assez ubuesque d'entendre que de tels projets de loi sont mis à l'étude, avec le risque que le seul parti-prit dans cette étude, soit celui des entreprises privées à but lucratif.

Le pire qui est à craindre quand une loi tend ne serait-ce qu'un peu vers ce type de mises en relation inconséquentes, est précisément que ces lois ne soient coercitives pour d'autres raisons cachées comme la censure ou la nuisance, qui serait motivée par l'état lui-même pour des raisons qui lui sont internes.
Vu comme cela, les producteurs sont utilisés à leurs dépends pour mettre en place une dérive totalitaire, à laquelle leur adhésion fait mine de bouclier idéologique.
Ce sont qui, assoiffés de vengeances, sont dans la pratique responsables de la philosophie du Droit.

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