071212 4 min

système de redistribution équitable

Système 2.0

Et maintenant une publicité, mais promis c'est la dernière :

ça y est, l'interrogation est remontée à la conscience du public : comment devrait-on s'y prendre pour organiser une société rationnellement ?
Cette question subjugue des fondements qui restent inébranlables aux yeux des vieux et toutes les sortes de sclérosés de l'esprit (enduits d'une incapacité formelle prendre en compte trop de choses à la fois), pour qui c'est une surprise que de se poser cette question. En effet, il y aurait-il différentes sortes ? (qu'est-ce que c'est que ce sarcasme de jeune intellectuel bourgeois de gauche ?)

Une façon méthodique de poser la question serait « comment pourrait-on organiser une société pour quelle soit plus injuste, plus cruelle, et plus violente ? »
Ainsi apparaît la réponse : continuer à évoluer selon la voie du libéralisme, afin que le totalitaire obstrue définitivement les capacités de raisonnement, les réprimandant systématiquement, et récompensant (financièrement et culturellement) les « Winners » c'est à dire ceux qui prennent le plus d'argent aux autres.

Le capitalisme doit admettre qu'il y a un fossé entre son rêve où l'argent n'était qu'un moyen diaphane de permettre les échanges courants et habituels, et la réalité où aucune vie n'est possible sans argent, alors que que pourtant, selon la mécanique des fluides (ou des gels) cet argent a toujours tendance à s'agglutiner et à laisser d'autres espaces à « sec ».

Dès lors, on doit aussi admettre que ceci, on l'a appris et qu'avant, on ne le savait pas.
Et que si on le sait, ça change brutalement la moralité de l'inaction.

Le projet est concret, cet article du Monde Diplomatique en est le commencement :
w41k.com

Il a fallu attendre que des gens prestigieux l'admettent pour lancer publiquement cette « publicité ».

Non seulement la culture est en marge du système capitaliste, mais c'est de ce secteur professionnel que peut advenir la révolution salvatrice.

Le principe de la licence globale, est en fait un impôt (autant le dire clairement). Ce serait le seul moyen de mettre en commun (en fonction des ressources de chacun) un vecteur financier qui aurait pour charge de soutenir à lui seul la pérennité et la fabrication de « la culture ».

Alors qu'en fait c'est tout le système social qui devrait être centré sur cette question, la culture étant une partie de la définition de l' « Humain ».

Tout ce qu'il nous faut, à part une convention de redistribution équitable des ressources en fonction de la sommes d'intérêts que porte le public à une oeuvre (ce qui est facile et arrangeable), ce serait 1% de la TVA pour commencer.
On pourrait aussi se servir sur la bourse mais bon comme elle va disparaître.

Vu que cette TVA va être augmentée de plusieurs points prochainement, demander un point pour la culture, directement reversée sous forme de revenus aux auteurs, journalistes, cinéastes (etc...), ce serait pas mal si quelqu'un voulait bien se désigner pour aller poser la question (je sais pas où c'est).

D'une pierre trois coups et plus encore :

Diminution du nombre d'inactifs ;
Distribution illimitée des oeuvres, ce qui ne sera plus considéré comme de la piraterie, et invalidera la volonté de priver les pirates de connexion à internet (ce qui est pour le moins totalitaire, on en conviendra). ;
autonomie financière et gratuité de la presse.

Dans la deuxième phase, une fois ceci installé, comme chacun se l'imagine, il ne manquera pas grand chose pour inclure selon le même procédé la distribution alimentaire, de biens de première nécessité, la construction d'immeubles, etc... etc...

Dans un tel système, c'est simple, on a d'un côté un budget, qui est quelconque, un système de répartition, qui prend en compte les inactifs, et à partir du moment où il fonctionnera en circuit fermé, aussitôt la valeur des crédits pourra être ajustée postérieurement, ce qui est une innovation qui permet d'en premier satisfaire les besoins de tous et chacun, et d'ensuite seulement faire les calculs, dont découlent des ajustements de la redistribution, dans le sens de plus de Justice.
Dans un tel système « la croissance » n'est que celle du niveau moyen des revenus.

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