Une motion anti-Bds retoquée par le parlement Suisse

16/06/2017 3 min europalestine.com #130178

Une des deux chambres du parlement suisse, vient de supprimer une proposition tentant de criminaliser le boycott d'Israel, qui avait été avancée par l'autre chambre à l'instigation du lobby israélien.

COMMUNIQUÉ DE BDS SUISSE

"Le Conseil des États a clairement refusé mardi d'interdire le soutien à des organisations qui luttent pour le respect des droits humains et du droit international en Israël / Palestine. Il a supprimé, dans une motion concernant le financement des ONG, proposée par le conseiller national Christian Imark, la partie demandant de ne plus soutenir des organisations qui appellent au boycott d'Israël, le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Avant ce vote, le Département des Affaires Étrangères (DFAE) avait confirmé, lors d'une séance avec la Commission de Politique Extérieure du Conseil des États (CPE-E) que BDS n'est pas contraire au droit international.

La motion Imark a été soutenue au Conseil national par l'UDC ainsi que par la majorité des députés PLR et PDC. La motion se base explicitement sur un document de l'organisation lobbyiste israélienne NGO - Monitor. On peut donc conclure qu'elle est née dans le contexte des tentatives israéliennes, toujours plus nombreuses, visant à discréditer le droit international et de criminaliser les ONG qui exigent l'application des droits fondamentaux des Palestiniens, la fin de l'occupation et la fin du blocus de Gaza, les droits égaux pour les citoyen-nes palestinien-nes en Israël et le respect du droit de retour pour les réfugiés palestiniens.

Le droit de lutter par le boycott (BDS) pour les droits des Palestinien-nes est reconnu publiquement par l'UE ainsi que par les gouvernements hollandais, irlandais et suédois. En décembre 2016, plus de 200 juristes renommés, provenant de différents pays européens, y compris de la Suisse, ont adopté une déclaration qui reconnaît le droit d'exercer des pressions sur Israël au moyen de boycotts, de désinvestissements et de sanctions (BDS) comme un exercice légitime de la liberté d'expression.

Commentaire de Robert Kolb, ancien conseiller juridique du DFAE : « Le droit des citoyens-ennes de prendre parti pour BDS constitue un élément essentiel des droits fondamentaux qui sont protégés par le pacte international concernant les droits civiques et politiques. »

BDS Suisse se félicite de la décision du Conseil des Etats de lier l'attribution de moyens financiers aux ONG à des critères bien déterminés, sans pour autant entraver leur engagement pour les droits humains et le droit international.

Source : bds-info.ch

CAPJPO-EuroPalestine

europalestine.com

 commentaire