01/12/2007 2 min #12951

« Je ne céderai pas, tel est mon mandat pésid[ém]entiel ».

L'idée que Sarkö utilise pour justifier son arrogance totalitaire et antidémocratique, fondant et terminant seul sa réflexion sans permettre à quiconque d'y contribuer, est que les gens ayant voté pour lui, est pour lui comme un contrat passé qu'il se doit d'honorer.

C'est aussi simple que cela mais par contre si ça avait été aussi simple que cela depuis longtemps tous les présidents élus auraient pu dire la même chose à propos de tout ce qu'ils ont fait, me semble-t-il.



C'est quand même pas mal de prétendre que ce cas est exceptionnel, tant il est « désiré par le peuple ». Avant au moins la façon de présenter les initiatives politiques se contentait de « faire croire » que c'était pour le bien de la majorité. Maintenant, on part de ce principe, et donc il n'y a rien à redire, puisque ceux qui y redisent quelque chose, ce sont les minoritaires.

Or les minoritaires ne sauraient prendre le dessus sur les majoritaires, telle est la pensée de Sarkösy.

Si il lisait ceci il trouverait ça parfaitement normal et ne comprendrait même pas le sens de la critique.



Et donc en réponse à ceci il conviendra de prolonger la logique poursuivie pour simplement démontrer où elle abouti, juste pour voir.

Si vraiment 51% des plus riches décident pour 49% des plus pauvres, si vraiment c'est ça la démocratie, alors il conviendra de constamment réévaluer ce pourcentage afin de savoir où on en est dans les faveurs d'opinion, étant donné le radical du basculement de politique que ces 1% semblent suggérer.



Parce que si jamais 51% des gens ne veulent plus de Sarkö alors il devra être démit immédiatement en raison du temps qu'il fera perdre à tout le monde en détruisant ce qui avait été longuement acquit comme fruits de la volonté de vivre en paix.



Et d'ailleurs au fait je voulais dire, s'il a eu 51% c'est seulement au deuxième tour en concurrence avec une personne inconnue des plateaux de télévisions, parce que si on ne comptabilise que ceux qui ont spontanément voté, il n'y en avait que 30%.

Et alors vous voudrez bien me dire en quoi ces 30% peuvent aussi radicalement changer la nature paisible de la nation de 70% de gens qui ne voulaient pas, et pas peu, que ce sieur ne soit élu ?

(non en fait on sait bien qu'ils sont bien moins que 30% à faire ce travail.)



Hein ? Quelle différence ça fait si dans les 49% de minoritaires, le refus que Sarkösy ne soit élu est vigoureusement catégorique ? Aucune ? C'est ce que vous dites ?

 commentaire