01/12/2007 2 min #12950

Le mec qui a pour job de récupérer des idées.

Quand on écris au fait j'vous ai pas dit, on sent ceux qui liront. Je vois bien le gars du clan Sarkö, un peu pataud dans l'ennui de l'avènement d'un état policier qui ne semble pas avoir besoin de lui, feuilletant des infos de l'autre bord selon une vieille habitude.

Bien sûr de son trône moral il est un peu loin pour discerner les détails, ce qui lui fait sauter les parties de critiques usuelles, mais quand même il voit bien ce qui est astucieux, recherché, mnémotechnique, et réutilisable. Les idées sont des armes bien plus puissantes que celles du domaine matériel, vous direz à vos amis que lire est une question de survie. Ce gars-là le sait, mais quand même, il n'est pas assez puriste pour voir le mal causé par l'extraction de cette idée de l'esprit qui l'a engendré.

Et surtout ce qu'il y a de plus amusant c'est à quel point il se fout de l'esprit qui l'a engendré, à quel point il se moque de ce que c'est sensé vouloir dire dans le texte, l'idée-bombe, il cherche instantanément à l'appliquer aux concepts de ses maîtres.

C'est seulement quand ça colle avec ses plans qu'il s'autorise secrètement à avoir de l'admiration pour l'intelligence de ses ennemis.



De là naquirent les think-thanks, qu'est-ce que c'est un think thank, une idée utilisée comme avec un tank, visée, mise à feu, atteinte de l'objectif.

Si il y a plusieurs personnes comme ce gars qui discutent ensemble, ça fait un think-thank. Dans ce cas tous les micro-groupes en sont, mais leur influence n'est pas motorisée par une industrie de la propagande.

Les bureaux de création d'idées reçues soufflent directement à l'oreille présidentielle les choses qu'il pourrait regretter de ne pas avoir dites pour assurer sa défense, et dont l'impact psychologique aurait été le plus fort.

En fin de chaîne, pour le président ceci n'est qu'une tactique de divertissement de l'attention.

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