Renouvellement : « La République En Marche » investit des eurodéputés ayant déjà fait... 4 mandats !...

16/05/2017 3 min lesmoutonsenrages.fr  législatives  Macron #128867

Déjà du copinage ? Ce qui n'est pas bon pour les uns (Valls) l'est pour les autres, faire du neuf avec du vieux, ça s'annonce bien....

Alors que le mouvement d'Emmanuel Macron pour les élections législatives de juin affirme qu' »aucun candidat ne peut être investi s'il a déjà fait trois mandats de parlementaire », il vient par exemple de donner son étiquette « La République en marche » à Marielle de Sarnez, députée européenne depuis 1999 !

La règle était claire. Pour être investi par « La République en Marche », le mouvement d'Emmanuel Macron créé pour les élections législatives de juin, il fallait avoir fait moins de trois mandats parlementaires. C'est d'ailleurs ce qui a été opposé à Manuel Valls, quand l'ex-Premier ministre a brigué l'investiture LREM : impossible « car aucun candidat ne peut être investi s'il a déjà fait trois mandats de parlementaire », a expliqué le secrétaire général du mouvement Richard Ferrand.

Mais ce qui vaut pour Valls ne vaut manifestement pas pour tous... Ce lundi 15 mai, 83 noms de candidats ont été ajoutés très discrètement, puisqu'ils ont été directement mélangés sur le site d'En Marche à ceux de la première liste, sans trompettes. Et qui fait son apparition ? Marielle de Sarnez, investie dans la 11 e circonscription de Paris. La vice-présidente du MoDem est pourtant élue députée au parlement européen depuis... 1999. Réélue par trois fois, elle effectue donc actuellement son quatrième mandat !

Trois mandats c'est non, quatre c'est oui

De même l'ex-UDF Jean-Louis Bourlanges a-t-il reçu l'investiture dans la 12 e circonscription des Hauts-de-Seine. Lui n'est aujourd'hui plus député européen mais il l'a été, tout comme Marielle de Sarnez, durant quatre mandats, de 1989 à 2004 !

Alors, la règle édictée par En Marche ne valait-elle que pour les mandats nationaux ? Bizarre, quand sa justification est le renouvellement... L'explication de cette exception est sans doute à chercher dans la colère piquée par François Bayrou la semaine dernière, quand l'allié d'Emmanuel Macron avait découvert que l'accord passé pour les législatives en échange de son soutien à la présidentielle n'avait pas été respecté : aux côtés de celui qui fut son compagnon de route (Bourlanges) et de son actuel bras droit (De Sarnez), bien des noms ajoutés ce lundi viennent en effet du MoDem... Le maire de Pau vaut bien quelques entorses au règlement !

Auteur Thomas Vampouille pour Marianne

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