071129 4 min

Ce soir ou plus jamais ça

Michel Colon a fait ce qu'on aimerait tous faire ce soir-là, faire taire assez longtemps les détracteurs professionnels ou névrotiques pour dire l'essentiel en peu de mots, sur un ton calme et posé.

Mais ce qui est intriguant, ce n'est pas tant la folle qui fait des pantomimes signifiant la bouillie mentale au moment précis où on lui démontrait l'infondé des sources sur lesquelles elle se reposait, (non ce comportement est dû seulement à l'impossibilité neurologique de se reprogrammer rapidement) ce qui est terrible est le silence non sonore, le silence parlé, le verbiage à propos d'autre chose, qui est immédiatement consécutif aux dénonciations les plus horribles qu'on puisse entendre, en tous cas à la télé.

Oui les USA (et consort) ont eu un comportement génocidaire en causant du mal causé à une très grande masse de gens sur des motifs idéologiques et économiques, oui ils font ça tout le temps, mais par contre ce qui paraît scandaleux aux deux ou trois sionistes présents sur le plateau, reste le scandaleux que renferment les propos mensongers qu'ils ont lu dans les journaux sans aucun esprit critique, en les croyant vrai, si vrai qu'ils résonnent en eux, et résonnent tellement que même si le propos était faux, l'effroi de l'obscur (et de l'incompris) est toujours aussi présent en eux.

C'est le pouvoir lui-même qui essaie de transmettre l'idée que pour lui de son point de vue, les crimes de masse faisaient partie intégrante des risques et périls qu'il faut savoir encourir.
Cela n'étant fondé que sur d'obscurs sentiments de puissance.
Et ce qui permet aux moindrement puissants de s'autoriser de moindres crimes, comme les petites malversations en millions d'euros etc...
Et ça permet aux imbéciles de croire en ces justifications oisives, pour sortir les paroles méchantes qui les taraudent.

Avant qu'on ne lui parle d'axe du mal et du bien, ce qui devient automatiquement ironique, la sioniste utilisait comme un argument de dévalorisation évidente le fait que Chavez soit allié avec Ahmadinejad ; ce qui est déjà de la propagande en soi.

C'est intéressant d'observer que la propagande criminelle qui nie les crimes des riches et stigmatisent les crimes des pauvres, en les rendant coupables et méritoires de leur sort, n'est pas seulement le fait d'un coup de fil du gouvernement ou de coups de pression du patronnait désireux de sauvegarder ses intérêts contradictoires, mais aussi de réflexes nerveux spontanés, d'où le terme de névrotiques car impulsés par un énervement soudain et lexical, le fait de cerveaux déjà lavés et devenus incapables de se défaire des repères qui leur ont été inculqués.

Je me disais que sur un tel plateau personnellement je menacerais de me lever et de confisquer son micro à ceux m'interrompraient dès la première fois, en préambule à toute analyse, mais aussi il faudrait expliquer aux gens écervelés ou assez payés pour en avoir l'air, les deux sont possibles, que toute la justice en ce bas monde découle de ce qu'on aura été dans des conditions favorables pour trouver la meilleure justesse des mots et des idées.
Ceci est un travail minutieux et bibliothécaire, qui se fait dans la concentration et dans une ambiance paisible, et quand des gens s'engueulent sur des idées basiques sur lesquelles ils n'arrivent jamais, à aucun moment, à admettre ou à entendre ce qui leur est dit, on ne peut pas se situer à un tel niveau de précision et de justesse dans ses propos.
Ils ne peuvent pas être aussi importants.
Ce qui devrait constituer une forme de loi empêchant les gens trop nerveux de saboter des idées très importantes.

Quand des gens sont des analystes on devrait, enfin les sionistes devraient avoir l'obligeance de créer les conditions qui lui sont favorables pour émettre la meilleure analyse qu'il puisse, que nous profitions de son talent et de sont esprit, quitte à revenir ensuite sur des points du discours ; à condition d'avoir assez de mémoire pour cela, ce qui n'est pas le cas de la plupart, puisque la mémoire nécessite une bonne structuration des idées au préalable, pour fonctionner correctement.
Les dépourvus intellectuellement, sont obligés d'intervenir immédiatement, car ils ont peur d'oublier après, et surtout, ils ne cherchent même pas à savoir si le discours allait ensuite s'articuler, ils ne comprennent pas ce concept, pourtant évoqué par la phrase la plus connue des talk-show Tv : « j'ai pas fini ».

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