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Seul le discours extraterrestre peut nous sauver

Moins d'une semaine après je rencontrais quelqu'un qui avait vécu la même expérience que moi, et je savais que ce n'était pas un hasard, puisque je venais de passer une semaine à expérimenter et naviguer dans les rouages de ce qui fait, ce hasard.
Quand on meure et qu'on voit défiler sa vie devant ses yeux, contempler ce panorama d'ensemble fait apparaître les événements de sa vie selon une séquence logique, mais pas chrono-logique. C'est juste le "chrono" qui donne l'impression de hasard. Le hasard n'apparaît qu'à cause de la variable temps. En somme c'est comme si on vivait à l'intérieur d'un état quantique, isolés/ignorants de l'unité que nous constituons, ébahis devant l'incroyable, mais prisonniers d'un ordonnancement qui n'est là que pour des raisons pratiques. Ce n'est qu'une astuce que le cosmos a trouvé pour permettre que tout soit inclut dans tout ; c'est à dire : pas au même moment. Il n'y a rien de magique, seulement de la mécanique.

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Seul le discours extraterrestre peut nous sauver

La variable dont il faut s'extraire pour contempler notre position sur l'échelle de l'univers consiste en à peu près tout ce qu'on sait ou croit savoir. Et pour avoir une vision claire de l'histoire en cours il faut un recul anthropologique, et un sens critique formulé par ceux qui ont eu la chance de s'extirper avec succès de ces périodes sombres.

-1 (alors bon)

Il y a ceux qui ont planifié de profiter de l'ingénuité des humains pour apparaître tels des sauveurs qui auraient l'amabilité payante de livrer quelques petites techniques aux multinationales pour qu'elles consolident leur emprise sur l'humanité, afin de mieux ensuite s'en emparer eux-mêmes.

Le discours de ceux-ci, qui guettent, n'est révélateur que de la faille du système capitaliste, qui est une brèche béante laissée ouverte à ces envahisseurs. N'importe qui sachant fabriquer de l'or peut ainsi venir déposséder ceux qui seraient assez aberrants pour accepter des cailloux en échange de leur liberté ; A la limite ça interroge sur nos échelles de valeurs, et la valeur que l'humain confère à l'humanité qu'il y a en lui.

+0 (dans l'espoir)

Il y a ceux parmi les humains qui attendent et espèrent l'intervention inopinée d'extraterrestres plus avancés, plus intelligents, plus humains et plus sages que nous pour nous montrer la voie, éclairer les chemins encore emplis de ronces, et condamner les autoroutes qui conduisent aux inévitables ravins, qu'eux-mêmes auront su déjouer dans leur propre et lointaine histoire.

Mais cela engendre une gerbe d'implications telles que la façon dont ils seront accueillis, la honte de nous-mêmes, le déni qui s'emparerait des esprits inaptes à supporter une telle charge, ce déni allant jusqu'aux explosions génocidaires, la perte de repères, la déception, les regrets, la révolte contre ceux qui nous mirent en esclavage, la refondation de la foi religieuses... Tout va y passer, ce sera la grande braderie des idées anciennes. (C'est pour cela en général que ce contact officiel nécessite au préalable l'abandon des croyances obscures).

Mais cela peut aussi avoir lieu pour des raisons "cosmo-légales", évidentes, d'ingérence positive, c'est à dire pour le dire clairement, afin d'ôter le pouvoir des mains d'une humanité qui se dirige à grands pas vers son inévitable auto-destruction, et de reformater les esprits par conditionnement.

Dans ce cas la douleur subie sera bien pire que la pire des dictatures jamais connues sur Terre, les enfants retirés des parents, les psychopathes mis en camisole, la société entièrement réaménagée et la liberté, complètement privée, le temps de trouver et former des personnes aptes à l'exercice de la raison et de la logique.

+1

Mais présentement nous sommes libres.
Libres, et philosophes.
Et menacés par un danger historique.
Quand on parle d'holocène (les effrayés de la raison disent que ça n'existe pas), c'est une invitation à déplacer le point de vue sur nous-mêmes à une échelle plus qu'anthropologique, à une échelle géologique.
Les scientistes essaient d'approfondir ce thème par voie matérielle en disant que les hommes font "peut-être" surchauffer les océans à force de nager dedans, mais là n'est pas la question.

Avoir un recul géologique sur notre humanité est ce qu'offre de pouvoir contempler la planète Terre depuis un orbite satellitaire. C'est une vision pétrifiante qui a pu radicalement impacter les comportements des maîtres au pouvoir, qui, ne sachant comment le prendre, ont surtout prit peur, instauré le secret, décliné un complexe de supériorité, et continué d'agir comme si rien n'était, pour garder la face, face à un public volontairement confiné dans l'ignorance.

Et si être libre signifie expérimenter ses erreurs, en l'occurrence celle de confier le pouvoir à des personnes qui n'ont pas une stature historique, et dont on ne sait pas évaluer correctement la compétence autrement que par le jugement de l'histoire, cela signifie aussi avoir l'opportunité, si tant est qu'on la saisisse, de s'offrir à soi-même de nouvelles voies de développement, de nouveaux futurs. C'est tout l'intérêt de la liberté. Sans nouveau futurs possibles, point de liberté.

ET c'est à ce stade qu'intervient la question du discours extraterrestre, de ce que nous disent et nous apprennent sur nous-mêmes ces fameux êtres largement supérieurs à nous et à la fois si humains et gentils, qui se gardent d'intervenir mais ne s'interdisent pas de prodiguer quelques conseils purement gratuits (à ceux qui tendent l'oreille).

Par ce simple geste, la première note du discours extraterrestre résonne avec des lois que nous avons librement consenties également, mais pas toujours assez respectées. Elle les ravive en quelque sorte, notamment les lois qui concernent l'ingérence, qui est à l'échelle des cultures ce que la politesse est à l'humain : un gage de liberté.

Ensuite à partir de là les leçons ne font que commencer, et de quelques bribes d'informations éparses sur un peu tous les sujets, naissent des torrents de connaissances qu'il n'est possible de formuler qu'en s'adressant aux personnes qui ont besoin de l'entendre.

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Il se passe que durant une période obscure, qu'on peut comparer au moment où on vient tout juste d'ouvrir le capot d'une voiture pour la première fois et où on suppose le rôle des éléments qui le constituent - en d'autres termes, quand on parle sans savoir - toutes les pièces du puzzle de la vérité sont équitablement éparpillées sur le sol, au même niveau.
En fait il y a derrière cette image une théorie de la connaissance qui explique que le savoir ne peut que catégoriser l'existant, et quand c'est à un niveau précoce, il y a très peu de catégories dans lesquelles ranger les pièces du puzzle.

Quand je pense à ça, je me dis la joie qu'a dû être la naissance de l'écriture, et la promesse de mettre un terme aux mésententes dues à la déficience naturelle de la mémoire, qui déforme complètement l'observé d'un individu à l'autre, de manière qu'ils ne pussent s'entendre.
Grâce au fait de prendre des notes, avec un burin sur son calepin en pierre, on attribue des valeurs numériques aux éléments et on s'évite des préjudices inextricables. On peut comparer le nombre de moutons et de poules, et opérer mentalement l'opération qui permet d'obtenir grosso-modo l'équité.

Super invention, bravo les gars. C'est ensuite que ça a déraillé, en s'agrippant aux centimes, et tout à la fois en voyant croître des intermédiaires de plus en plus superflus dans les transactions.
Qui serait le mieux à-même de critiquer les défaillances, pourtant visibles, quoique obscures, de notre système économique ? Un économiste ? Ah ah, laissez-moi rire. Comme dit Rick à Morty : "autant confier la réparation du manège au cheval qui est dessus" !

Ainsi disais-je, on ne sait jamais niveler assez correctement la valeur des choses, lois, principes, ou actions des hommes. C'est sûr, nos scientistes aux abois diront que c'est de toutes manières impossible puisque le référentiel est éternellement placé à l'extérieur. Mais avant de chercher un tel niveau de perfection on peut se contenter des lourdes bourdes dont nous, humanité terrestre, sommes coupables.

Qu'advient-il de l'aide aux plus pauvres ? C'est une activité complètement hors-système, qui doit pourtant passer par lui, et qui n'y trouve pas sont intérêt.
Qu'advient-il du génie humain ? Sous la pression persuasive d'une hiérarchie avide, ces faibles sont faciles à mater, on fait en sorte qu'ils ne se sentent pas indispensables, et toutes leurs idées deviennent propriété exclusive de celui qui le payait à ce moment-là. Un peu comme acheter un arbre pendant les dix minutes que prenne la cueillette de ses fruits, et le revendre après. Et déverser ses ordures dessus ensuite.

Qu'advient-il de la volonté légitime et vénérable de changer le monde, de le rendre meilleur, au moins un peu ? On sait statistiquement qu'il existe de telles personnes mais on ne les voit jamais, ou de façon si fugace qu'ils sont comme des étoiles filantes, happées par un monstre invisible qui s'empresse de les faire disparaître.
Ceux qui survivent acceptent seulement d'oublier toutes ces fantaisies contre du confort matériel.

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Dialogues imaginaires - choses qu'on a envie de dire à des gens relativement typiques ; au travers d'amis et de connaissances, à tout ceux qui veulent l'entendre.

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Et c'est comme ça que ça marche. Quand on parle à une personne, seuls dans une petites ruelle obscure où l'intimité ne rime pas forcément avec sentiment de sécurité, croire agir en secret est une erreur stricte, claire et nette.

C'est comme ces panneaux "interdit de photographier" ou d'enregistrer, alors que n'importe quel humain, même un employé auxiliaire qui passait par là avec son balai, grâce à son cerveau, est connecté au cosmos, qui lui se charge de prévenir tout le monde en temps réel.

Déjà, rien que de savoir cela expulse des possibilités rationnelles le culte du secret.
Dans ce monde, les choses qui sont faites doivent savoir qu'elle participent au monde lui-même, positivement ou négativement. On ne leur demande pas non plus d'avoir à supporter des caméras en permanence pointées sur elles, et les avis pleurnichards des incessants ignorants, mais seulement d'être conscients de leur présence comme objets et sujets de ce qui est fait, dans l'univers.

Comme je le dis souvent, l'univers tient les comptes, et ce qu'on fait de bien pour lui il le fait en bien pour nous.
C'est pour cela par exemple, que si vous vous étonnez que les gens aient des réactions défensives envers vous, peut-être devriez-vous commencer par faire un grand ménage chez vous, se débarrasser les choses inutiles, organiser votre espace vital de façon parfaite. ça n'a pas, rien à voir, c'est juste que la chaîne de conséquence passe par des inconnues. Parmi lesquelles l'existence, assurément, de l'âme humaine en tant qu'entité composée d'information. Et de tout ce dans quoi cela baigne, de façon scrupuleusement organisée.

Et ensuite, avec les gens qui vous sont offerts à être croisés par hasard, à rester obstinés à n'agir envers eux que de façon neutre ou positive.
Vous verrez des portes s'ouvrir et sans vous forcer à y entrer, vous laisser contempler ce qu'il y a à l'intérieur, à travers son entrebâillement.

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Des fois je me dis que le corps humain est si parfait, qu'il ne peut qu'être le résultat des besoins de tous les humains de tous les univers.

A partir de là on peut expliquer comment, dans leur silence, ils nous guident.

Nos amis extra-terrestres ne sont pas du genre à dicter ce qui est vrai ou faux. Ils ne peuvent qu'encourager la compréhension, commenter malicieusement les observations, nier des faussetés (ce qui est toujours très appréciable) et surtout, montrer des potentiels des possibilités dont découlent des ribambelles d'hypothèses, comme si on tombait dans la caverne d'Ali Baba.

Il ne s'agit pas tant de divulguer ou d'éclairer la Connaissance, que de l'animer, la stimuler, la mettre en mouvement, la faire vivre, et la faire naître. Ils n'ont pas exubérance de souhaiter que leur prodigieux savoir fasse des "buzz", qui sont comme une répétition à haute fréquence de toujours la même idée, mais plutôt que l'amour de la connaissance devienne viral.

Et comme je l'ai dit, bien en-deça des bouts de dialogues, qui sont faits pour s'assembler de bien des manières sur bien des thèmes, leur seule présence, le seul fait de les savoir présents constitue des en soi une large gamme de discours qui nous sont adressés.

Cette expérience nous enseigne à quel point, on ne mesure jamais assez, quoi qu'on dise ou fasse, la solidité des postulats sur lesquels se fonde notre action, ou nos affirmations. A force de cet entraînement intensif, se communique de eux vers nous une forme de posture psychologique, emplie de compréhension envers ceux qui affirment des absurdités. On sait comment plonger à la racine du non-su et ne rien attendre d'autre que des réactions normales, allant du rire au refus.

Une phrase qui commencerait par "vous n'avez pas besoin de tout savoir" serait fausse, car on sait déjà tout. Pas forcément dans le bon ordre mais on a déjà tous les éléments d'une enquête.
Vu par un ordinateur, Dieu est un logiciel parfait capable de déployer une intelligence infinie, et doté d'une mémoire infinie, et d'un système informatique d'une complexité infinie.
Pour lui, le fait qu'à la 10^999 ième itération depuis le début de l'univers, le hasard vous ait conduit à croiser le chemin d'un moustique, est une possibilité qu'il a su voir.

En ce sens, tous les micro-humains qui se croient dotés d'un stupidement temporel "pouvoir", et qui mesurent l'univers avec celui-ci, ne peuvent que se sentir minables, face à une insondable sagesse.
Et fort heureusement pour eux, ils peuvent encore se soustraire du ridicule dont ils sont affublés si ils décident simplement de mesurer l'univers autrement.

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Penser c'est arrêter de faire tourner le roue du temps. C'est un acte volontaire de contrition des incessants influx des épisodes de nos vies. Dès qu'on fait arrêter ces trains de pensée, on ne les perd pas pour autant, on les laisse là où ils sont et on s'en extrait pour les contempler depuis une posture atmosphérique. C'est comme si, dans l'instant d'une conversation qui va trop vite et dont certaines choses nous sont masquées, et qu'on n'a pas la répartie de ceux qui ont déjà vécu de telles situations, on pouvait arrêter le chronomètre du temps, tout mettre en pause, et se mettre à réfléchir.

Bizarrement cette occurrence de la science fiction n'est jamais exploitée. Et ironiquement quand ils font ça, les héros des histoires fantastiques, ni encore moins leurs auteurs, n'ont pas l'air conscients de ne rien faire d'autre que symboliser un simple moment de réflexion. Le genre d'événement si rare qu'il a valut un film au cinéma à Homer Simpson. C'est très théâtral, cela dit !

Quand on fait ça, quand on exerce ce muscle et ce droit, on se retire de l’extrémité de la tentacule de la pieuvre du cosmos que nous sommes. On peut remonter un doigt, un bras, jusqu'au cœur de tout, et depuis de là entendre la voix du cerveau-Dieu, dont l'activité rayonne de façon invraisemblable.

Les humains, apprend-on, sont les bosses des doigts d'une main à travers un tissu. Celui qui agit, celui qui est, et celui qui fait, est l'âme de la planète Terre. Et nous, paradoxalement libres de faire les bons choix, n'agissons que pour son compte, pour le compte de ce dont nous faisons partie.

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L'humanité conduite à sa perte.

Sans doute par surdité les humains de la terre ont laissé dégénérer des causes objectives d'auto-destruction. Bercés par la bénédiction du progrès, mais confrontés aux frustrations d'une communication impossible et d'un rapport aux autres qui est celle de bras trop courts, d'écoute trop faible, de compréhension trop imbibée, de vision trop étroite, de conclusions trop hâtives, de volonté trop éphémère, de justification trop facile, de bonheur trop superficiel, de réciprocité trop asymétrique... les humains ont sombré dans un nihilisme pathologique, intergénérationnel, dont les relents démoniaques, sitôt constatés, sont aussitôt désirés. Comme si en-dessous du niveau des pâquerettes, l'ignorance engendrait l'ignorance.

C'est pas facile d'avoir à faire à une classe d'élèves aussi indisciplinés, où chacun a ses montagnes de problèmes, et où les liens entre les gens sont aussi chaotiques que fluctuants.

C'est pour ça que je dis que ce qu sauvera l'humanité qui coure à sa perte n'est pas tant l'apparition d'extra-terrestres que l'apparition d'extra-terrestres dans la conscience des gens.
Qu'ils se posent sur les places publiques et serrent les mains de nos dirigeants, est de l'ordre de la petite science-fiction simpliste de série B.
C'est la conscience de leur présence qui peut avoir un impact. Y penser une seconde a la vertu de recalibrer et réorienter notre énergie vers des activités plus pures. Nos pensées sont entendues, notre empathie se transmet, notre solidarité nourrit les actes, notre seule existence est une bénédiction pour le monde.

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L'expérience des prières

La question est de savoir comment un système né d'un besoin.
Ils nous disaient, nous considérant affectueusement tels des élèves, à qui on fait des farces pour qu'ils devinssent moins simplistes, qu'on n'avait qu'à consacrer vingt minutes par jour à méditer, en suivant un protocole, vers un objectif précis. Le nombre et l'intensité des prières pouvaient être entendues par la conscience collective historique de l'humanité terrestre.

C'est là que ça devient intéressant, même si au début on pouvait croire que ceci n'était qu'un appendice folklorique. C'était là le cadeau qu'ils nous ont fait. C'est le fruit d'une expérience et une réalité longue voire presque impossible à découvrir par nous-mêmes, du moins assez tôt pour éviter de se perdre.

Car à partir de cette simple activité s'articulent une vague déferlante de connaissances et d'humanis...ation.
Au départ bien entendu on croit tout savoir et on agit spontanément.
Puis se pose la question du choix des prières. Elles savent faire tomber la pluie, elles savent offrir des guérisons miraculeuses, elles savent hurler dans les subconscients, éclairer les hommes et les guider. Elles organisent l'action de la conscience collective et en un mot, elles permettent d'obtenir ce que nul auparavant n'a jamais obtenu de tout la longueur de l'histoire de l'humanité : le contrôle de notre destinée. (dit aussi : "le Pouvoir !").

Et soudain rien que pour choisir les thèmes, et se mettre d'accord sur les horaires et les dates disponibles de chacun, afin d'assurer un flux suffisant d'émotion, relève de l'organisation et de la co-participation.
Chacun doit se sentir soulevé par la requête, et ceci découle de discussions collectives.
D'office, ces discussions doivent être paisibles et assurer la quiétude de l'esprit, pour ne pas revenir hanter nos prières. Elles ne peuvent pas devenir, par exemple, le lieux où se défoulent les exaltations. Être respectueux des autres implique de savoir s'exprimer en public, d'être soigneux et minutieux ; c'est à dire autrement qu'accroché à un bar en regardant à peine son voisin, ou en braillant à la cantonade.

Prendre le contrôle du destin du monde est aussi une affaire de responsabilité. L'usage d'un tel pouvoir ne peut pas servir efficacement les intérêts personnels, ou alors ça aurait un coût tel que l'ordre serait annulé aussitôt après avoir été entendu. Cela nous porte vers le devoir de le faire au nom des autres, de ceux qui ne peuvent pas, qui ont besoin d'être appuyés, connus, aimés.
On doit orienter sans cesse avoir l'esprit en quête d'objectifs nobles, et rien qu'en partant de là, beaucoup d'initiatives isolées peuvent nous apparaître comme miraculeusement salutaires, et magnifiques.

Et en même temps cette porte ouverte aux vieilles mauvaises habitudes a la vertu de rendre plus visibles leurs méfaits et leur toxicité. On ne peut pas courir le risque de devenir sectaires, de suivre aveuglément des objectifs sans les comprendre. On peut plus facilement dérailler en se perdant de vue soi-même, et plus facilement aussi le voir venir et se reprendre à temps.

Aussi, il faut bien noter dans ce que j'ai dit que l'accès à ce niveau supérieur de "Pouvoir" sur le contrôle de la destinée humaine, reste très clairement co-contrôlé par la conscience collective terrestre. Dans ce sens, ne peuvent pas parvenir à leurs buts, les prières qui auront une incidence néfaste.
C'est fascinant, car on se bat contre les pouvoir malveillants sur Terre, et face à cela, ils n'ont aucune défense.

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La connexion objective

Et enfin, le fait de penser en tant qu'unité d'hommes et de femmes, en tant que micro-groupe coordonné et ayant accordé leurs violons, a des propriétés et des vertus qui sont de l'ordre de l'évolution biogénétique, du progrès de l'humanité.
A terme, quand toute une culture est accordée sur des lois qui ont tout de divines, on peut dire les loi des sociétés humaines, dont la découverte n'est que le fruit de l'expérience, elle obtient un giga-contact avec la conscience collective, ce que nos amis nomment "une connexion objective" ; avec tout ce qu'on imagine ou pas, de ce que ceci peut vouloir dire.

C'est à ce moment-là que l'auto-contrôle évolutif est effectif. C'est comme si la nature avait tendance à vouloir confier aux humains eux-mêmes le contrôle de son évolution génétique, et de sa progression dans l'absorption des lois divines.

Car cette conscience collective, faut-il l'enseigner, est le lieu de résidence de toutes les âmes devenues parfaites de tous les humains ayant vécu sur Terre, même pendant une seule seconde. Et c'est sur lui que repose la charge de l'évolution des espèces, de l'adaptation au milieu, de l'intuition, et même des goûts et des couleurs.
Le cerveau humain, seul dans le néant, n'est qu'un récepteur-émetteur de cette conscience collective, dont l'action est prééminente sur celles des hommes, qui sont pour elles les mains qui lui permettent de façonner son devenir.

C'est aussi, évidemment, le futur lieu de résidence des âmes présentes, qui devront se conformer avec leur intime perfection afin d'en devenir les contributeurs actifs. Ainsi, n'est-il pas question de faire de sa vie le point de départ d'une contribution qui sera partagée universellement ?

C'est avec la sagesse des désirs des hommes que se fonde son futur.

Une culture obtient une connexion objective quand tous ses membres répondent vaillamment et librement aux lois des sociétés humaines. Ils pensent en terme de réplication, de réciprocité, de responsabilité, et se visualisent mentalement et humblement comme une partie du "tout" qu'ils connaissent.

Dans ce genre de société, dont des bribes existent sur Terre (incluant des peuples décimés) l'absorption des lois morales suit un cercle vertueux.

Tout comme il est futile de croire aveuglément une personne sur la foi du costume qu'il porte, l'accès aux lois des sociétés humaines s'acquiert en se forçant à ne pas écouter les bons conseils qu'on nous donne sans cesse (dans ce genre de société). Ainsi, contrairement à l'image des "sociétés parfaites" dont on a fait des dystopies fictives où les gens devenaient inexpressifs, insensibles, paresseux, dans une société ayant obtenu une connexion objective les peuples sont très actifs pour savoir comment, et par quels biais scientifiques, entrer en résonance avec la transcendance.

Notez bien ! Ils ne cherchent pas à prouver leurs théories en s'y accrochant mordicus [car ils savent que tout et rien peut être "prouvé"], au contraire ils en cherchent les failles et les limites.
De même, dans les relations inter-humaines, ils ne cherchent pas à être les plus forts, mais à faire devenir l'autre plus fort.
Entre les échelons, qui ne sont pas pour autant inexistants, le devoir qui incombe au supérieur déclenche le respect de ses sujets, et force ledit-chef à l'humilité.
On ne nie pas ou ne cherche pas à nier ou annuler la supériorité des uns et des autres [terrorisés par le mauvais usage qui en serait fait], au contraire on le met en exergue la différence et la diversité, sachant le poids du devoir qui incombe aux plus intelligents, de veiller sur les autres, et de les élever.

On imagine par extension comment fonctionne la répartition des richesses, dans un monde où la coopération et l'harmonie sont des réflexes ancrés. Évidemment, vous l'aurez compris, tels qu'ils nous le disent, il s'agit d'un état "socialiste" mais avec une acception insoupçonnée de ce terme. C'est le fruit de centaines (ou milliers) d'années d'une évolution qui a été soigneusement contrôlée et façonnée consciemment et librement.

C'est pour montrer ça au monde, montrer leur réussite, mais aussi leur inquiétude et encore, leur profonde émotion, que nous prions pour que le monde prenne connaissance de l'existence, et la présence, et la prestance de nos amis.

Non, vous n'êtes pas seuls !
D'autres bien avant se sont battus comme nous devons encore nous battre,
et ils ont déjà largement gagné maintes et maintes fois,
encore et encore !