20/04/2017 4 min pravdafrance.com #127783

Grâce aux sanctions la Russie affiche un surplus dans l'agroalimentaire

L'Occident vient de reconnaître que, suite aux sanctions à l'encontre de la Russie, l'agriculture russe a pris son envol. En même temps les analystes occidentaux auguraient à s'époumoner la faillite totale du secteur agroalimentaire russe.

Ainsi donc, dans son article publié par le Financial Times, Nil Bacley nous décrit l'explosion de l'offre sur le marché des denrées russes. C'est aussi lui qui affirme que les investisseurs étrangers ont tout à gagner à investir dans cette branche d'industrie locale.

Et de citer la production du blé passée à un chiffre record de l'ordre de 119 millions de tonnes dont 34 parties à l'export. Qui plus est, la Russie cartonne parmi les premiers pour les exportations de la betterave sucrière. Moscou a aussi augmenté d'un tiers le volume total de production des légumes de serre. Pour toutes ces raisons, après le gaz naturel et le pétrole, le troisième poste de bénéfice aux exportations est représenté par les produits agricoles.

En même temps, Nil Bacley affirme qu'un tel phénomène n'est pas ponctuel en Russie, mais plutôt prometteur d'un développement continu au cours des années à venir.

Pravda.ru s'est adressé au sénateur mandaté par le district d'Altaï, président à la commission de l'agroalimentaire et de l'écologie Mikhaïl Schétinine :

- Qu'est-ce qui a contribué à ce décollage vertical de l'agriculture russe ?

MS. En premier lieu, l'intérêt évident porté par l'État au développement de l'agroalimentaire et des fabriques de traitement des produits comestibles. La clé de voûte est le soutien accordé par le secteur public au développement de la production des vivres et le réarmement en machines et outils de tous les niveaux de production. Une nouvelle techniques a été rendue disponible aux fermiers ce qui a, à son tour, généré l'amélioration du niveau professionnel des opérateurs qui s'habituent à utiliser des machines performantes. A mon sens, il s'agit, de loin, de l'argument le plus important.

- Et pour continuer au même rythme, a-t-on besoin d'autres avantages ou réformes dans le secteur ? Et comment peut-on amener des investissements étrangers ?

MS. Nous avons aujourd'hui entériné le programme public du développement de l'agriculture comportant une liste exhaustive de tous les types d'assistance prêtée par l'État. Il s'agit, en particulier, des subventions destinées à stimuler les branches diverses de l'agroalimentaire. Il existe aussi des crédits très avantageux. Il suffit de dire que nous disposons d'une panoplie de 57 types de subsides et autres instruments destinés aux fermiers et travailleurs agricoles. C'est maintenant aux régions qu'il incombe de choisir la meilleure formule. Les districts locaux optent pour investir dans un tel ou tel secteur où ils veulent exceller. C'est pourquoi j'estime qu'à ce jour on n'a peut-être pas vraiment besoin de nouvelles mesures. Il faut juste continuer à allouer les fonds comme ça a été déjà le cas en 2016 en en augmentant un peu la quantité. Ce serait vraiment bien !

- Et quelles sont les branches porteuses ?

MS. Quel que soit le secteur, nous avons pratiquement atteint les chiffres fixés dans le plan de production de l'agroalimentaire et répondant au niveau de la sécurité économique de notre pays. Il y a peut-être juste le lait qui flanche un peu aussi bien que la viande bovine. Alors ce serait les premiers segments à renflouer, à mon sens.

- Et quid du secteur du traitement des produits ?

MS. Aujourd'hui nous disposons des fabriques de traitement de blé et farine aussi bien que le cycle industriel d'oléoculture les plus modernes au monde. Et en nombre de machines ou outils, nous avons même dépassé beaucoup de pays de l'Europe Occidentale. Le secteur laitier finit en beauté sa réforme industrielle. De facto, tout le secteur agroalimentaire et du traitement sont à un bon niveau technique et technologique. Et toutes les entreprises répondent aux critères contemporains.

- Confirmez-vous que dans le domaine des exportations du beurre nous avons dépassé tous les autres pays du monde ?

MS. Exact ! Le potentiel de cette branche semble être le plus élevé de tous les autres secteurs de l'agroalimentaire. Les résultats plafonnent.

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