A propos du respect des animaux

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Le combat de l'association L214 pour la reconnaissance de la cruauté envers les animaux est noble, et portera ses fruits.

L'avenir naturel de l'humanité est celui de la croissance de son intelligence et de sa psychoaffectivité, sans laquelle la première reste stérile.

La reconnaissance des animaux en tant qu'être de respect est garante de la préservation de la beauté de la planète que nous habitons. Tout n'appartient pas aux humains, du moins pas dans la mesure où ils peuvent en disposer de façon inconséquente, mais seulement dans la mesure où on a la responsabilité, en tant qu'animaux supérieurs, de veiller sur eux, de s'instruire d'eux, et de leur garantir ce dont ils ont besoin.

Les animaux n'ont pas de défense face aux humains, ils ne s'organisent pas pour se révolter contre l'injustice et l'abus de pouvoir. Sauf quand la nature, exaspérée, à bout de souffle, ne peut plus maintenir les nombreux et infiniment complexes équilibres qui lui assurent sa stabilité et son homéostasie.

Cela, en passant, est parlant de la condition humaine où, tout en fondant ses actes sur la liberté de refuser l'injustice, l'innommable, la guerre, ou même les produits de consommation empoisonnés, on l'impose en ayant bonne conscience. En attendant que quoi, que les humains se révoltent ? En profitant de ce que la loi ne se soit pas encore dressée contre eux ?

Le seul moyen d'agir n'est que l'espoir de substituer dans les consciences un conditionnement, une éducation par une autre. C'est déjà un formidable travail, de faire que l'humain prenne conscience de sa place réelle dans la nature, et de ses devoirs envers elle.

Mais le plus grand bond en avant se produira quand notre petite science deviendra capable d'intégrer la conscience dans ses équations qui définissent la réalité. Et il existe quelques démonstrations formelles qui le permettent.

En définitive ce contre quoi ces associations se battent, n'est rien d'autre que la conséquence d'une méconnaissance scientifique, qui reste encore à découvrir et qui, quand elle elle éclairera les processus naturels, rendra bien plus évident la défense de la nature.

La conscience est une unité d'informations densément reliées entre elles. Elle possède l'incroyable capacité de moduler sa propre évolution, tout comme l'environnement décide de l'avenir des animaux selon qu'il soit fertile ou stérile. C'est une entité existante dans la réalité, bien qu'immatérielle. Elle peut être simulée de façon informatique, au moins juste assez pour en étudier certaines propriétés, et leurs effets sur le monde matériel.

Je suis sûr qu'il paraît déjà évident que la destruction de la nature est le fait de gens qui ont un esprit déjà aussi stérile et invivable que le serait la Terre si on les laissait faire.

La connaissance scientifique de la place de l'homme dans l'univers n'en est qu'à ses balbutiements.

On dit que les animaux ne ressentent pas la douleur, mais les humains eux, la ressentent par empathie. Devant cette évidence, la distinction entre celui qui est meurtri physiquement et celui qui est meurtri moralement, est très faible. En conséquence, la cruauté envers les animaux est implicitement celle qui est faite aux humains, et aussi à l'avenir de l'humanité.

Le travail difficile de dénoncer l'insoutenable qu'on préférerait ne pas voir, exerce un effort sur la conscience qui doit conduire à devenir capable d'apporter la démonstration scientifique de l'inclusion de l'homme dans la nature, et de son devoir de connaissance afin de moduler son impact sur réalité.

Il est question, au fond, du rôle de l'humain dans la création de l'univers. Cette création qui a lieu, n'est rien d'autre que l'œuvre de tous les humains qui s'y battent contre l'injustice, pour leur propre salut.

Ce qu'il y a de magnifique dans cette épopée est la somme des bienfaits attendus par une meilleure connaissance des lois de la nature, et de la conscience humaine qui en fait partie. Il n'est pas seulement question de se comporter humainement envers les animaux, que de définir cette humanité comme une entité conjointe.

En retour, ce sont toutes les haines irrationnelles envers n'importe quelle forme de distinction saisissante entre les humains, de sexe de classe ou de race, qui réclament la connaissance scientifique qui leur divulguera leur place et leur rôle dans la nature, et dans la Création.

Quand on parle de cruauté envers les animaux, on parle des actions humaines qui englobent la cruauté envers les autres humains. Et quand l'observation attentive du bien-être animal démontrera son lien avec la santé humaine, nul n'aura de mal à se projeter à l'intérieur de cette scène qui semblait extérieure et distante d'eux-mêmes.

Art L214-1 : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. »

Le propriétaire de l'humain, les banques l'humain, doit aussi garantir à ses congénères les impératifs biologiques de sa propre subsistance, parmi lesquels le respect de la nature et de la vie, afin qu'ensemble ils se complètent et se perpétuent.