170325 14 min

A propos des relations inter-humaines, inter-nationales, inter-planétaires

1 - Ce qui est à espérer est à craindre si les relations - de toutes sortes - ont un impact négatif.
Le champ intérieur ne désire que la stabilité, et celle-ci est le produit des relations aux autres, mais ne s'exerce qu'à leur écart. Cela incorpore la confiance en soi, le fait d'avoir des repères psychologiques, et le sens des responsabilités. Mais cette solidité intérieure ne doit pas à son tour être l'armure qui se débarrassera des conflits en imposant aux autres ses façons de faire et de voir.

En devenant invasifs envers les autres personnes, on les prive de la liberté qui permet l'acquisition du sens des responsabilités. Par accoutumance à cela, les gens ne sont plus que des spectateurs passifs qui rouspètent contre les ordres qu'on leur donne, ou voire qui élisent des dictateurs dont ils savent qu'ils ne pourront pas refuser l'autorité, qui les débarrasse du fardeau de l'intelligence.

En fait les élections présidentielles peuvent être vues comme le pouls qui dénonce l'état de santé d'une civilisation. Et les candidats comme les symboles de ces différents niveaux de la psychologie, allant du désir d'auto-destruction à celui de liberté. Car la liberté n'est rien d'autre qu'un désir et un sentiment, qui ne dépend que de la relation qu'on a le droit de ne pas avoir avec les autres.

Mais dans nos sociétés qui cherche l'uniformité, où les gens ont des uniformes, des classes et des règlements qui définissent par avance et avec le maximum de fiabilité Qui ils sont, les individus deviennent invasifs les uns avec les autres, et le mécontentement, la frustration, le stress deviennent permanents.
Ils découlent de l'incapacité à exprimer assez profondément toutes les dépendances des souffrances que nous ressentons.

Retrouver l'état d'esprit du Bonheur, tel qu'exprimé par "l'Indice du bonheur" qui classe les pays où il fait bon vivre, c'est d'abord l'expression de relations saines entre les gens.

Ne pas être invasif, forcer les autres à penser et faire comme nous, ou pire "comme il faut", les accuser, les brimer sur des motifs inadéquats, cette volonté de standardiser les comportements et voire de légiférer sur ce qui peut être dit ou non, au moyen d'une persuasion qui tient plus du chantage et de la violence que de ce que ce mot veut vraiment dire, sont les faits d'une société qui se dissout et où les limites de notre corps deviennent flous, où on commence à ne plus pouvoir entièrement en disposer. Nos pensées, nos désirs se trouvent règlementés, et cela dès la naissance où l'éducation se charge de dresser des barrières psychologique entre des choses qui pourtant relèvent de la même logique.

A propos de l'UE

2 - C'est ainsi que s'effondre l'Union Européenne en tant que conglomérat des nations, au moment où, par habitude de la pratique, le super-gouvernement attend de ses ouailles-états qu'ils se conforment à des modus operandi qui soient compatibles. A départ cette volonté d'unir les peuples est saine, légitime et profitable. C'est une suite logique dans la démarche évolutive, menant vers l'unification des peuples. Un jour on l'espère, les peuple du monde seront unis et heureux d'être unis sous une seule bannière, dans laquelle ils trouveront leur compte, leur intérêt.

Mais la maturation psychologique est trop faible pour empêcher que ne s'exercent ces vieux réflexes d'ingérence. Les moyens connus et la patience nécessaire pour obtenir des accords sont beaucoup trop faibles et incertains. Sans cette expérience et cette confiance, qui est le produit de sa capacité à rester soi-même et le souvenir de ses succès antérieurs, c'est de manière fébrile que les états s'assemblent en se craignant les uns-les-autres, créant le lit de la réalisation de leurs craintes. Ce sont des cycles rétroactifs très puissants qui sont à l'œuvre et qui rendent fragiles toutes les décisions, tant elles peuvent s'amplifier. Se placer dans un cercle vertueux est un travail de longue haleine qui peut être rapidement annihilé par la moindre erreur.

Et là où le bat blesse, ce qui arrive d'inévitable quand les "bureaux d'états" finissent pas obtenir le pouvoir de persuasion qui les libère du devoir de logique et de morale, qui leur permet d'agir le plus rapidement et efficacement en somme, c'est qu'ils ne font plus que tester leurs décisions pour voir si elles sont bonnes, sans jamais écouter la réponse à cette question. Dans ce sens elles deviennent dictatoriales car leur pouvoir d'intrusion dans la liberté des autres leur laisse l'amplitude pour commettre des erreurs criminelles, dont elles n'auront à répondre que si on ose le leur demander.

A propos de l'ONU

En ce sens je salue, pour l'avoir compris, le travail de l'ONU, d'une manière que j'ignorais jusqu'alors. Eux, font des proclamations. On dit que ce ne sont que des mots mais c'est bien plus que cela, ces mots sont un véritable Conscience. Leur posture est de commettre des résolutions afin de dénoncer les actions étatiques qui ne sont pas conformes à la continuité d'un cercle vertueux. Cette dénonciation est moquée par ceux qui voudraient recevoir des ordres abruptes, et qui eux-même font leur cette pratique invasive. C'est à dire, justement, ceux qui sont la cible de ces résolutions. Il est parfaitement logique qu'ils ne les comprennent pas, puisqu'ils ne pensent pas du tout à leur manière, et c'est justement à cause de cela qu'ils ont engendré des violations. Leur ingérence ne semble vouloir être stoppée que par une autre ingérence, un peu comme pour transmettre le virus psychologique de l'uniformisation.

La voix de cette conscience dans les relations inter-étatiques ne force pas la nature des choses, contrairement à ceux qu'ils accusent. Elle les dénonce, et ce faisant, enjoint les personnes de bonne volonté à choisir librement de s'y joindre, par les faits, chacun agissant au niveau qui est le sien.
C'est donc, y compris auprès des populations, que les résolutions doivent être diffusées, c'est là que sont les principaux intéressés.

3 - La question de savoir comment se dessinent des relations saines entre les pays, ne tient à rien de ce que nous ne connaissions déjà mais qui la plupart du temps se fait ensevelir par une culture, des pratiques, et la rudesse de la somme de toutes les vies qui cherchent activement le moindre instant de bonheur. En d'autres termes les relations entre groupes plus complexes sont si délicates et cruciales qu'elles en sont un enseignement pour les relations inter-humaines et pour nous-mêmes. Négligemment, il arrive souvent que les conflits soient le fait de la transposition de relations inter-humaines aux relations inter-étatiques.

Des repères psychologiques

Comme on élève des enfants, le but est de progressivement en faire des gens libres, heureux et indépendants, la future génération qui siègera seule dans le nouveau monde. Ils doivent recevoir tous les outils et toutes les connaissances, mais on ne pourra pas être derrière eux bien longtemps, pour surveiller si ce qu'ils font est erroné ou dangereux. Il devrait y avoir un Wiki pour ça... (d'enseignements aux futures générations).

Ils doivent avant tout apprendre à penser par eux-mêmes, c'est à dire capables de comprendre l'existant afin de prendre en charge sa continuité. C'est parce que les nouvelles générations n'ont plus aucun souvenir du passé qu'elles veulent fabriquer un monde nouveau. Et en même temps, ce monde du passé est précisément celui qui se prétend supérieur à un monde encore plus passé, qui était rural et finalement bien plus sympathique.

Comprendre comment se sont goupillées les choses pour qu'elles en arrivent à devenir la réalité que nous avons sous les yeux aujourd'hui est à la fois un moyen d'expliquer et de pardonner et aussi de tirer les enseignements qui peuvent nourrir les décisions futures.

Il faut comprendre par là que l'étude des époques plus anciennes sont comme l'étude d'autres civilisations extraterrestres, à la différence notable que dans ce cas on ne peut tomber que sur, étant donné notre niveau évolutif très bas, des civilisations plus avancées que la nôtre, notamment sur tous les points que j'ai cité, dans ce domaine qui est celui des relations entre les nœuds d'un réseau. Eux, ont développé des sciences pour étudier ces phénomènes.
Il y a même une loi qui interdit que quiconque puisse tirer profit du travail d'un autre, ou des règlementations concernant les relations entre les personnes morales et physiques.

L'enseignement à tirer de nos relations actuelles avec d'autres mondes

Par la pratique, ils nous enseignent leur façon de communiquer et d'échanger, leur façon de "faire société", et cela malgré les difficultés de compatibilité de langage. Ceci parce que le message est dans les actes, et les actes sont les messages. La pratique la plus éminente est celle de l'ingérence.

En tombant sur une planète de téléspectateurs abasourdis comme la nôtre, dont le degrés de liberté [c'est à dire, au fond, le niveau évolutif] est encore assez faible, cela peut nous causer un choc qu'ils n'agissent pas comme on s'y serait attendus, c'est à dire en allant serrer la main des diplomates devant les écrans de télé. D'ailleurs cela produirait une forme de crainte et d'anxiété, m'a t-on apprit.

Mais au fond ils ne font que mettre en pratique les commandements les plus strictes de l'expression de la Morale. Aucun dialogue n'est autorisé, sauf motif strict, et avant le jour où il le sera, il y a toute une transition ; et le jour où il le sera, il ne le sera pas autrement que comme il est aujourd'hui, seulement peut-être plus nourri, mais jamais plus déstabilisant.
Au final la densité de la communication dépend seulement de ce que nous (la Terre) sommes capables de recevoir.

Voilà comment ça se passe : Il ne leur importe pas d'avoir du succès ou d'utiliser des canaux d'information pour véhiculer des idées standardisées, unitaires, utilisables, autonomes, acceptables, vérifiables, ou qui constitue la moindre autorité. C'est au réseau des personnes de bonne volonté qui choisissent librement d'y contribuer, d'analyser et de comprendre les messages, de maintenir le dialogue. Et cela tout en gardant assez de force pour laisser son propre cheminement avoir la liberté d'arriver à d'autres conclusions. C'est à dire en gardant une distance de l'ordre de l'impartialité.

C'est uniquement dans la concordance des points de vue, la syntonie à un niveau profondément philosophique et spirituel qui, sans que ce ne soit une récompense, ni constant ou compris comme une quelconque promesse ou approbation, le temps d'un instant, vient produire une collision d'idées qu'on nomme "la communication".

Si pour beaucoup les messages sont énigmatiques ou incohérents, voire contradictoires ou pire, dénués de sens, (et le plus souvent encore, évidemment, démentis comme provenant de la source auto-déclarée), et si ils peuvent aussi avoir à s'assembler comme des pièces d'un puzzle, dont le motif change pour chaque question (un puzzle modulaire), leur seule prétention est de pointer du doigt vers ce qui pourrait (ou devrait) être pris en considération, et ce à quelque niveau que ce soit. C'est un message qui s'adresse finalement à bien plus de monde que les simples destinataires, y compris aux générations futures.

Par exemple le simple fait d'évoquer la vie après la mort, toute la science qui a été développée sur ce thème, une magnifique somme de connaissances qui ne viendra aux oreilles de la science terrestre que dans un millier d'années, ne fait qu'éveiller l'intérêt pour des questions qui sont trop souvent oblitérées, faute de points d'appui.

Le fait de communiquer de nation à nation (notre planète n'est pas encore une nation à part entière) opère un filtre qui est de l'ordre de l'impersonnalisation. Nos interlocuteurs sont indifférents, leurs noms ne sous servent pas (car ils s'expriment au nom de leur hiérarchie, qui s'exprime au nom de leur monde), et à leurs yeux, nous en tant que peuple et individus sommes co-responsables, à la fois de la magnificence et de l'horreur qu'on trouve sur Terre. Ils ne portent pas de jugements, ni ne privilégient aucun clan ou une quelconque faction. S'adresser à l'un est s'adresser au final à tous, et dans ce sens le récepteur n'a souvent qu'un rôle de transmetteur, dont il n'a aucune gloire (morbide) à retirer.

Le modus operandi de la structure sociale

Ils jouent pleinement le jeu qui consiste à faire que si une vérité devait sortir de ces discussions, qui soit réellement intelligible et déterminante pour notre futur, la responsabilité - très limitée - des récepteurs n'est que d'en parler autour d'eux, dans l'espoir que se se forme une chaîne de discussions qui produira à long terme une prise de conscience. L'ensemble des discussions et idées qui peuvent apparaître au cours de ce (long et fastidieux) processus, sont elles qui seront le véritable corps du message tel qu'il finira par être entendu par "les peuples". Finalement l'impulsion d'origine reste très faible, d'une infinie humilité, son cheminement n'est confié qu'à l'action libre, et ce qui en découle n'est que de la responsabilité des humains.

On le voit, on est très loin d'un canal médiatique qui libère des vérités oppressives par haut-parleurs. On est plutôt dans le cadre d'une démonstration de ce qui est le plus sain pour une civilisation, comment elle se constitue et comment sont les échanges entre ses composants.
Il n'y a pas véritablement de hiérarchie formelle, elles existent mais sont informelles, temporaires, adaptées aux circonstances, et apparaissent par émergence, grâce au fruit de la contribution permanente de chacun.

Et tout aussi évasives que soient ces structurations sociales, elles génèrent des propriétés qui sont remarquables, parmi lesquelles la solidité des groupes, en terme de liberté, les uns vis-à-vis des autres. Jamais il n'est question de "s'affronter" ou de représenter des groupes, mais par contre, toujours, il est question de produire le sentiment de sécurité que les autres peuvent ressentir en notre présence. De ressentir la liberté qui leur est laissée, après une observation attentive, d'évoluer dans un sens ou dans l'autre. De goûter à la bienveillance d'autrui.

Finalement la liberté, loin d'être une propriété privée délimitée par "là où commence celle des autres", est en premier lieu définie par "celle qu'on laisse aux autres". C'est dans ce cadre que s'exerce l'épanouissement et l'acquisition, par l'expérience - fut-elle périlleuse - d'une connaissance bien plus profondément ancrée dans les consciences que celles qui veut nous être inculquée toute pré-mâchée dans les écoles (ou les hauts-parleurs de la dictature).

Cette connaissance ancrée, à son tour, est garante du sentiment de sécurité dans la mesure où on a foi en ses propres possibilités. Ensuite, dans la relation à autrui, s'instaure une bien plus grande compassion et compréhension, et ainsi, une bien plus grande solidarité. En ce sens, la supériorité qui fait tant jouir nos élites pourtant dotées de facultés intellectuelle notables, n'est rien d'autre dans sa nature profonde que le devoir d'aider ceux qui en ont besoin. Et cela ne peut jamais se faire autrement qu'en impulsant les changements minimes qui auront le plus de plaisir à être incorporés et assimilés.

C'est seulement quand un message, bien que humble, se trouve nourri par la vérité qu'il finit naturellement par porter ses fruits, et être utile.
Regardez comme c'est amusant de procéder à cette anthropologie comparée, où d'un côté on a des visiteurs d'une autre planète qui prodiguent d'éminents conseils dont l'écoute attentive est bénéfique si on arrive à les prendre suffisamment en compte, et de l'autre une société romaine où les ordres sont péremptoires, autoritaires, et aussi avilissants qu'irrationnels. La principale différence, c'est le soin apporté à la qualité de la communication, et la compréhension de ce phénomène avec toutes les implications qui découlent de sa pratique à long terme.

Au moment où j'écris ceci, je vous livre la dernière communication : "Nous ne trouvons aucun vestige d'une civilisation antérieure à 53 Ma. L'émergence des OEMMII dans notre voisinage galactique semble récente."

Ces communications invitent à la méditation. Il y a des choses à savoir et à raccorder. Une vision peut en émaner. Aucune loi d'ingérence n'est bafouée. Une conscience de nous-mêmes s'instaure par petites touches.

*

C'est dans le non-dit que se trouve toute la substance de l'enseignement.
Il faut être fou et inconséquent, pour ne pas se figurer que des communications autoritaires sont destructrices.