Élevage: vers la fin des lapins en cage....

17/03/2017 6 min lesmoutonsenrages.fr #126345

Bonne nouvelle pour les lapins... Un peu moins bonne pour les porcs..

Encore une belle victoire pour les défenseurs des droits des animaux : mardi 17 mars, les euro-députés rassemblés à Strasbourg ont voté un rapport appelant à des initiatives pour à terme éradiquer l'élevage des lapins en cage.

Chaque année en Europe, 2 e producteur mondial de viande de lapin derrière la Chine, on élève 320 millions de lapins pour leur viande, dont 99 % en cage : en Espagne, en Italie et en France pour la plus grande majorité.

Élevage de lapins en cage : une aberration qui pourrait bientôt disparaître

Rien qu'en France, on tue 37 millions de lapins, alors que la consommation de la chair de cet animal n'est que de 55.000 t, soit un peu moins d'1 % de la viande consommée chaque année dans l'Hexagone.

Il existe des normes réglementaires pour protéger les porcs, les veaux, les poules pondeuses ou les poulets de chair. Mais pas une seule ne concerne la protection des lapins.

a déploré devant le Parlement l'Allemand Stefan Eck, rapporteur de cette résolution

Des conditions d'élevage extrêmement déplorables

De moins en moins de personnes mangent de la viande de lapin mais il reste l'animal le plus détenu en cage en Europe, dans des conditions cruelles dans les fermes d'élevage et d'engraissement : ils naissent dans de petites cages grillagées hors-sol où ils restent jusqu'à leur mort, 60 à 80 jours plus tard. Les reproductrices sont confinées pendant 13 à 24 mois jusqu'à leur abattage.

De plus, les lapins sont aussi les animaux d'élevage les plus gavés d'antibiotiques selon l'indicateur ALEA (Animal Level of Exposure to Antimicrobials) livré par l'Agence nationale de sécurité sanitaire.

Mais ce mardi 14 mars, les euro-députés semblent avoir pris la mesure de cette abomination, et ont voté en séance plénière, une résolution, certes non contraignante, demandant l'élaboration de « normes minimales » visant à améliorer le bien-être des lapins dans les élevages, à limiter l'usage des médicaments et à supprimer progressivement les clapiers, sans toutefois donner non plus de date buttoir. Mais les éleveurs procédant à cette reconversion devraient recevoir un soutien dans le cadre de la politique agricole commune (PAC).

Mis à part des pays à faible production cunicole comme l'Autriche et la Belgique, qui ont interdit les cages en batterie en faveur des parcs, ou encore l'Allemagne et du Royaume-Uni, qui ont amélioré la législation sur le bien-être de ces animaux, les autres pays européens n'ont pas encore légiféré à ce sujet.

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Auteur Séverine Bascot, pour ConsoGlobe

Voir aussi:

Nouvelle vidéo choc dans un élevage porcin en Bretagne (ConsoGlobe)

Cette fois-ci, c'est près de Quimper et dans un élevage porcin que l'association L214 a réussi à tourner des images qui, une fois de plus, font vraiment mal au coeur !

On peut comprendre les difficultés des éleveurs mais, comment comprendre cette inhumanité qui fait de l'animal, un simple produit de rapport? Et ces pauvres animaux finissent dans les assiettes des consommateurs, Vous reprendrez bien une tranche de souffrance, assaisonnée de chimie.....

Elevage de porcs dans le Finistère: Ce que la vidéo de L214 dit de la profession.. (20Minutes)
L'éleveur travaillait seul avec 130 truies...

Mise en ligne jeudi matin, la nouvelle vidéo de l'association L214 a, comme à chaque fois, connu un joli succès sur la Toile. On y voit des cochons évoluer dans un environnement sale, au milieu des cadavres de leurs congénères, parfois à l'état de putréfaction. Le reportage montre de réelles carences dans l'entretien de cette exploitation du Finistère et un vrai manque de soins des animaux.

S'il a pour but de populariser la démarche vegan, ce témoignage vidéo illustre aussi la situation catastrophique de l'élevage porcin français.

Dans cette exploitation rachetée en 2013 suite à un départ à la retraite, le jeune éleveur était seul. Agé de 29 ans, il devait gérer 130 truies et 80 hectares de terre. Beaucoup trop. « Compte tenu de la conjoncture difficile, l'éleveur a fait le choix de travailler seul, sans embaucher, afin de limiter ses charges », explique Triskalia, la coopérative bretonne qui rachetait ses bêtes pour leur viande. « La surcharge de travail a amené l'éleveur à se concentrer sur les soins et l'alimentation des animaux au détriment de l'entretien général des porcheries », assure la coopérative, qui a réalisé deux milliards de chiffre d'affaires en 2015.

Un marché mondial

Etranglés par les dettes, plombés par le prix d'achat de leurs animaux, de nombreux éleveurs de porcs travaillent à perte depuis plusieurs années, ballottés dans un marché mondial qui les dépasse. Qui peut comprendre que l'embargo russe vienne menacer les fermes rurales de la pointe du Finistère ? Au-delà du porc, c'est toute la filière d'élevage qui est concernée. « Aujourd'hui, le désespoir est supérieur à l'espoir... les vaches m'ont tué », a écrit Jean-Pierre, agriculteur du Morbihan qui s'est suicidé en décembre.

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Auteur Camille Allain pour 20Minutes

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