La République populaire de Donetsk entame des livraisons de charbon en Russie

15/03/2017 3 min fr.sputniknews.com  Donetsk Donbass Russie  charbon 126250

© Sputnik. Alexander Kryazhev

Après que les radicaux ukrainiens ont imposé un blocus ferroviaire du Donbass, la République populaire de Donetsk (RPD) a repris ce mardi les livraisons de ce combustible et a commencé par la Russie.

« Rappelons-nous, où cette production allait auparavant ? Elle allait en Russie », a affirmé le dirigeant de la république Alexandre Zakhartchenko. « Oui, c'est un processus difficile qui prendra jusqu'à trois mois. Aujourd'hui, les 95 premiers wagons sont partis. C'est un lot d'essai ».

Il existe pourtant certaines difficultés bureaucratiques et de commercialisation, mais ces problèmes sont en train d'être résolus, a ajouté M. Zakhartchenko.

Entre-temps, une manifestation pour soutenir le blocus commercial du Donbass s'est tenue mardi soir à Kiev. Des centaines de personnes se sont réunies sur la place de l'Indépendance (Maïdan Nézalejnosti) pour appeler à poursuivre le blocus et même à inviter les volontaires à le renforcer.

Fin janvier, les radicaux ukrainiens ont entamé le blocus ferroviaire du Donbass, perturbant les livraisons de charbon depuis cette région. Les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk ont répondu par la mise en place d'une gestion externe des entreprises se trouvant sous la juridiction ukrainienne. Vendredi 3 mars, le dirigeant de la république de Donetsk Alexandre Zakhartchenko a annoncé un blocus commercial à l'encontre de Kiev.

La pénurie de charbon a obligé Kiev à introduire des mesures extraordinaires en vue d'économiser les ressources énergétiques. Selon le premier ministre Vladimir Groïsmann, le blocus du Donbass coûtera cher à l'Ukraine : le pays perdra 3,3 milliards d'euros de recettes et 75 000 emplois.

Fin février, les dirigeants des républiques populaires ont adopté une déclaration commune informant Kiev que les livraisons de charbon ne reprendraient pas et que les entreprises se trouvant sous la juridiction ukrainienne seraient placées sous une gestion externe si le blocus ferroviaire n'était pas levé avant le 1er mars. Kiev n'a pas réagi à cette déclaration.

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