071120 3 min

futurologie

rétorque à l'article
Energie, climat : les scénarios du futur

Cette analyse est incomplète et donc je m'empresse de rajouter un quatrième point, qui demeure hélas trop souvent à l'écart de ce qui est convenu :

4. La réorganisation de l'existant.

De nombreuses notions (évoquées par ailleurs avec justesse) comme le flux tendu, sont des ouvertures vers une réorganisation de la société.

Une réorganisation ne transforme ni la matière ni son trajet, aucunement l'activité des gens, il ne s'agit seulement que de politique.
Savoir que le paiement est assuré mécaniquement par création mmonétaire, que les chaînes de productions sont l'objet permanent d'une macro-gestion rationnelle, que les prix sont calculés a posteriori afin d'obtenir une balance d'équité, est le fruit de l'organisation.

De là apparaît le phénomène de rendement, qui est crucial, puisqu'on évaluera le rendement de l'ensemble du système, étant donné que sa recherche sera signifiante de l'élévation du niveau de vie moyen, qu'on appellerait à ce moment-là (aussi) : « croissance ».

Même sans attendre des énergies nouvelles, il aurait déjà pu être question de s'interroger sur ce principe élémentaire.

Ensuite, on pourra constater que le phénomène du creusement des inégalités, est lui-même dû à la socialisation, l'acceptation par tous de façon conventionnelle, d'une règle organisationnelle qui tend dès son origine à diviser les gens plutôt qu'à les faire collaborer, en les contraignant à des actes commerciaux, où l'incertitude de la valeur réelle des marchandises est permanente.
Et où l'incertitude en soi, devient toute une idéologie dominante.

Et enfin, si jamais apparaissait une technologie de rechange, elle serait occultée comme c'est le cas pour temporiser l'erreur d'investissement à long terme que les industries liées au pétrole, dont l'automobile, on fait et continué de faire en toute connaissance de cause.

Si on ne s'en tient qu'à la réalité du marché ces industries n'ont pas su investir dans l'avenir et sont donc promises à une faillite irrévocable, ce qui explique la temporisation de l'apparition des énergies nouvelles.

Car finalement même dans un système qui se refuse à évoluer, par peur de l'inconnu et par paresse devant la lourdeur de la tâche, l'apparition de la prochaine source d'énergie, qui est inéluctable, et qui a peut-être déjà eu lieu, la rendra gratuite, et obligera son propriétaire à être injuste, ce qui amènera le clash, la destruction de l'organisation, au lieu de sa réorganisation.

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