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Une nouvelle résolution

Face à l'agression du libéralisme sur des domaines qui ne devraient pas concerner les lois du marché, il est temps d'envisager la riposte.

Le but est de faire des économies substantielles et de créer une aide sociale externe à ce que veut bien faire l'état, étant donné qu'il n'a pas l'air de le désirer.

Les Cinq champs primordiaux de la vie humaine que sont :
l'alimentation
le logement
l'éducation
la santé et la médecine
les immeubles publiques, infrastructure, voiries, transports
ne doivent pas être l'objet de limitations en quantité et en qualité.

Le but de la fédération des énergies est justement de permettre à ces idéaux de se concrétiser, contrairement au fait de voter pour une starac des politiciens les plus médiatiques.

Que cette idée vous branche ou non, qu'elle paraisse utopique et stupide aux plus acharnés, n'enlève pas qu'elle a déjà par le passé été conclue comme des Droits Universels et c'est ainsi que sont nés les démocraties. C'était le voeux de ces anciens que ce rêve soit poursuivit et non pas déconstruit par des malfrats.
Si j'étais venu pour affirmer que ceci devrait être ainsi, sans préciser que je n'inventais rien, on m'aurait sublimement ignoré mais dans ce cas, ceci a déjà été conclu et solennellement et résolument marqué dans la pierre.

Il y a juste que ça a été passablement et malicieusement déjoué. Ou en tous cas ça s'est perdu. Ce qui a un coût estimable.

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Ceci posé, j'ai obtenu un succès absolument néantique suite à la proposition qui consiste à ajouter des structures publiques supplémentaires à celles existantes, fondées sur l'éternel principe du contrôle de la distribution moyenné par l'équité mathématique de la répartition de son coût.

Ce serait un système à l'intérieur duquel tout est à prix coûtant, et en fonction des arrangements légitimes et variables, chacun est sensé y trouver son compte.

Par exemple une telle coopérative dans le domaine alimentaire, permettrait d'effacer les coûts qui sont habituellement sont comme une fuite de rendement permanent.

Le fait même de désigner « le rendement » comme relatif à la bassesse du prix final, paraîtra révolutionnaire.

Si ceci a un air de déjà vu c'est normal : les bonnes choses ne cessent jamais d'être réinventées.

Ici l'idée du jour est encore une chose que l'état devrait avoir déjà faite, et qui donc reste un marché à prendre par celui qui voudrait faire quelque chose de bien pour sa société, voyant qu'en politique il n'avait aucune chance.
(quoi qu'il faille féliciter ceux qui croient en toute bonne foi être dans ce cas)

Le secteur informatique est la matérialisation du communisme.
Tout y est question de conformité, de compatibilité, d'abaissement de coût de production par la multiplication, l'optimisation, et en fonction des besoins des utilisateurs, mesurés en observant la distribution des produits, une rapide progression en terme de qualité est constamment à l'oeuvre.

Et si les gens veulent des produits écologiques alors on leur en vendra, il n'y a aucun problème.

Seulement voilà, le coût réel des composants aujourd'hui est de quelques euros à peine, fussent-ils vendus des dizaines et des dizaines de fois plus cher que ce coût.
- De nombreux informaticiens sont sans emploi et pendant ce temps-là, ils ne progressent plus.
- de nombreux produits sont GNU, en distribution libre, c'est à dire données au monde, au sens littéral du terme. Leur concurrence aux systèmes d'exploitations et applicatifs privés a un succès bien moindre que ce qu'il ne mériterait.

Ainsi il devrait exister un service public qui emploierait des informaticiens, ayant pour objectif de production ces produits GNU, donnés à la communauté ?

Faut-il penser que l'état s'abstient de tout effort dans le but de profiter de ces logiciels gratuits sans faire le moindre effort ? Non c'est une blague, mais il faut trouver la raison qui empêche ceci d'être créé.

L'état a-t-il un budget à consacrer à de nouveaux fonctionnaires dans le domaine informatique ?
Si on pose la question en ayant le vent du mauvais côté, le réflexe conditionné qui permet de pas avoir à réfléchir – sachant que c'est déjà un effort pour les gens de la masse de se souvenir de ce que le sens commun doit répondre par reflex – la réponse sera que Non, l'état ne voudra jamais dépenser un rond pour produire un truc qui est déjà gratuit.

Pourtant cela aurait été pas mal d'avoir un moteur de recherche qui soit non commercial et non achetable. Même si de toute évidence par les temps qui courent cela n'aurait peut-être rien changé, ces temps ne font que courir, et ce qui sera installé, reviendra aux héritiers, y compris s'ils ont besoin de faire une révolution pour se le réappoprier.

Enfin bon,
la meilleure façon de poser la question sans risquer de se perdre serait : « est-ce que ça intéresse les gens ? » Ne serait-ce pas une bonne idée de sortir du chômage voire promettre des formations intéressantes au sein d'un département informatique dédié à la production de logiciels libres, et financé par l'état ?

Pour l'instant les utilisateurs peuvent facilement contourner les codes de sécurité des logiciels, même s'il est tabou de le dire, ai-je cru comprendre à mon grand étonnement.
Mais quand les codes de sécurité deviendront trop difficiles à contourner comme pour windows, il faudra bien équiper les machines des gens de la masse, pour qui 200 euros quand même, n'est pas rien.
Le principe est ancestral, si chacun paie 0,001 euro de cotisation à cet effet, cela permet à tout le monde d'économiser 200 euros rien que sur le prix de leur système d'exploitation.

En fait, en l'absence d'intention de l'état de créer des structures de production de biens publics, il reviendra aux associations (le plus souvent informelles) de devenir par elles-mêmes des coopératives de production basées sur le financement obtenu de leurs adhérants.

Cette semi-gratuité, sera le seul moyen au rêve de la gratuité de ne pas périr, si on le dis comme ça, ou dans l'autre sens, serait un pas vers elle.
Il devrait en être de même pour la musique et les arts, qui selon les lois de la décence, n'excellent que pour et en partant de la gratuité, et font partie intégrante de toute société.
Le choix des gens de pratiquer les rts devrait être soutenu depuis l'état, et eux-mêmes devraient être des fonctionnaires, ayant la garantie d'une revenu minimum, non contracté en échange d'une recherche d'emploi.

Il en va de même pour les services d'information, il existe une caisse spéciale pour financer la télévision publique, mais pour le peu de différence qu'elle a avec le privé, et pour le peu en nombre qu'elles sont (ou qu'elle est), c'est excessif comparé à la multitude que propose internet.

C'est à dire que sans l'aide de personne ces services apparaissent, mais ensuite réclament à grand cris d'être institutionnalisés si elles veulent perdurer.

La livraison d'accès à internet, devrait elle aussi en toute priorité, entrer dans le secteur public, diminuant très sensiblement son coût jusqu'à une presque gratuité, et assurant par la même de pouvoir prendre le relais des courriers postaux, dans la mesure où la livraison électronique serait ainsi garantie, ce qui produirait une ample économie.
En effet le fait que le service d'accès internet soit public assurerait que l'utilisateur n'ait pas rompu son contrat par incapacité à payer et donc à recevoir l'information. Ceci est très important car la seule assurance que les communications puissent être électroniques, est que ce soit l'état qui garantisse ce service.

En attendant que ces activités que les humains veulent faire avec raison et même malgré les tendances du marché de l'emploi, ne soient incluses dans ce qui est conventionnellement rendu fonctionnel par le système sociétal, il conviendra de créer ces structures coopératives proposant une semi-gratuité, c'est à dire une répartition équitable des coûts, et aussi en son antre composé de multiples éléments d'une chaîne ne production, n'opérer qu'à prix coûtant.

Produisant des produits similaires mais à meilleur coût ces structures entreraient en concurrence avec les structures à but lucratif, sans ne laisser aucune chance à ces dernières, selon une estimation approximative mais raisonnable.

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