14/06/2006 4 min #1234

Système alternatif

Bonjour!

Je me suis dit qu'un système pour être compréhensible devait avoir

été pensé mentalement entièrement.

Attention, c'est peut-être la plus grosse erreur, vu les limites étroites du

fonctionnement mental.

Un système doit surtout et avvant tout être "cpnçu" (et non pensé, à mon avis)

dans le bon sens, c'est à dire avec ses racines au bon endroit. Tout système

s'élabore à partir de choix éthiques collectifs. Toute économie découle d'un

choix de vie collectif et non l'inverse. La plus grande de toutes les

perversions du système actuel, c'est d'avoir inverser un fait aussi essentiel

et d'imposer des choix de vie à partir de soit-disant contraintes

économiques. Quel beau mensonge, car si on creuse au-delà de la surface, on

retrouve les implications éthiques, bien cachées ou refoulées car elles

seraient inadmissibles aux yeux du plus grand nombre.

Toute forme de société, dont découlera ensuite logiquement la structure

économique, est déterminée en fait par quelques "mythes" fondateurs à

l'origine des croyances collectives.

Donc, comme cela est très clairement exprimé dans les lettre soumaines, tout

système dépend d'une cosmologie, ou plus exactement de croyances

métaphysiques partagées.

En restant dans cet ordre d'idées, mais là en se recentrant sur une autre

contingence que je dirais organique, toute structure sociale, dans laquelle

s'intègreront les ativités économiques, devraient être ré-enracinées,

c'est-à-dire locales : depuis toujours jusqu'au capitalisme moderne, les

activités économiques faisaient partie de ce qui structuraient les liens dans

une communauté locale. Jusqu'à il y a peu presque tout ce qui était

nécessaire à la vie quotidienne était produit sur place, les gens

échangeaient, se connaissaient, ce qui permettait et renforçaient les liens

de solidarité, sauf dans les villes que Braudel décrivait déjà comme des

mouroirs, entités artificielles et coûteuses, drainant les campagnes dans un

rayon de plus en plus étendu au fur et à mesure de leur développement,

abbhérations humaines et écologiques, lieux de totues les épidémies...

Regardez les enfants aujourd'hui, qui ne savent plus ce qu'est la valeur du

travail car il n'y a plus d'artisans, dans les foyers on ne produit plus

rien, il n'y a plus de fermes à proximité, ils vivent dans un monde

parfaitement virtuel, sans ancrages dans la réalité physique, parfaits

consommateurs conditionnés par la télé et l'imitation. Pour eux travailler ce

n'est plus participer à la construction communautaire, c'est uniquement un

moyne de "gagner de l'argent". L'argent détermine toute notre culture, y

compris les rapports sociaux : quelle belle aliénation, dissolution de toute

forme de valeur!

Chez les oumains, il n'y a pas d'argent, chacun dispose d'un accès aux biens

et services produits en fonction de sa contribution mesurée par rapport à son

potentiel, à ses capacités individuelles. Les biens et services ne devraient

donc être évalués que par rapport à leur coût global de production, incluant

tous les coûts cachés qui sont aujourd'hui à la charge de la collectivité et

sont énormes, on préfère ignorer la question!

Aujourd'hui nous vivons dans un mode de marchands, de spéculateurs,

complètement décollé des réalités physiqes et sociales, on manipule l'espace

symbolique afin d'inciter les gens à donner de la "valeur" affective bien sûr

à des objets en soi parfaitment inutiles, on joue impunément avec les

structures de l'identité, les niveaux les plus inconscients de s gens, y

compris le besoin spirituel nié et refoulé récupéré pour alimenter les grands

messes modernes autour de balles, de ballons ou de roues... On se sert de

l'isolement général provoqué par la dislocation des liens ssociaux

traditionnels pour vendre un paquet effroyable de merde totalement inutile et

polluante emballééée dans du sexe à gogo. La pub s'use, s'épuise et devient

de plus en plus envahissante et agressive, malsaine, polluante.

Donc avant de penser un système alternatif, commençons par le ressentir aussi,

écoutons nos manques, nos souffrances, nos nostalgies, nos aspirations,

excellents indicateurs de ce qui fouarre. Car tout cela nous parlera de nos

valeurs essentielles, point de départ à une réflexion logique qui aidera à

structurer en intégrant le factuel. Penser une structure soicale s'apparente

donc plus au travail artistique/créatif. Tout système qui lèsera ou ne

prendra pas en compte nos besoins symboliques et affectifs sera un échec.

Amitié,

Laurence

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