09/06/2006 5 min #1184

A propos de la peine de mort

A propos de la peine de mort

Le but :

prévenir le crime

La méthode :

En l'absence de méthode ou de choix de méthodes, la plus primitive est choisie par défaut - en d'autres termes la moins élaborée.

La "Nature" (humaine) inspire dans ce cas à prévenir le crime au moyen d'une méthode que l'humanité découvre peu à peu comme procédant d'une certaine intelligence, dans le fond, mais également d'une certaine maladresse, justifiant ainsi que la Pensée peut lui permettre une amélioration légitime.

Ainsi la Peine de mort peut être définie comme appartenant à un ultime recours, par exemple en cas de guerre généralisée. Cela implique que le contexte de son application est la barbarie. Si cette barbarie n'est qu'imaginaire mais que cette méthode est choisie, la barbarie devient réelle afin d'enseigner qu'elle n'était précédemment qu'imaginaire, afin de faire naître cette distinction flagrante et salvatrice, dans les esprits de ces pauvres fous primitifs.

En d'autres termes l'appeler de ses voeux revient à donner vie à la barbarie qu'elle veut pourtant combattre.

Cela est sans équivoque.

La science, a permit une avancée significative dans la compréhension des processus psychiques.

En l'occurrence la réflexologie, enseigne dès le siècle dernier (ce qui est très récent à l'échelle de notre civilisation, faisant que ça n'a pas encore intégré les façons de penser) de quoi procède le principe qui consiste à vouloir prémunir.

Notamment, quand on "puni", on insigne la personne à repenser les raisons initiales de son acte.

En terme poétiques on pourrait appeler cela "un retour dans le temps, invoqué par un voyage spirituel", ou encore, cela se référera au bien connu "effort sur soi", qui à son tour acquiert une acception scientifique si on nomme cela "rééducation".

De quoi procède à son tour la rééducation ?

Une punition, est à son tour un ultime recours, un acte qui a lieu après le méfait, afin d'annuler ses raisons de se reproduire.

La réflexologie enseigne précisément que la punition produit cet effet de "rééducation".

Mais ce n'est pas la seule méthode, c'est une méthode "par défaut", "naturelle" donc primitive et qui réclame d'être "mieux pensée", elle-même, "civilisée", maîtrisée en quelque sorte.

On découvre alors que la méthode punitive, en elle-même, est enseignée lorsqu'une punition est infligée, ce qui fait tourner en boucle le problème, puisque l'acte criminel procède en réalité d'une punition que le criminel veut infliger à "sa société", à son environnement. Cette démarche appelle en vérité de ses voeux que la méthode de rééducation soit à nouveau estimée avec une meilleur justesse.

En résumé la méthode se transmet, et transmet avec elle ce qu'il y a de pernicieux dans le fait qu'elle soit primitive, et avec cela la raison invoquée de chercher un nouveau paradigme, qui en elle-même a une teneur "divine" à laquelle s'accrocheront, en raison de leurs lacunes, les fanatiques en général.

On comprends une fois arrivés ici que c'est avant qu'il faut agir, en fait, dès le premier énoncé du but : "prévenir le crime", on pouvait y entendre une autre méthode que celle du crime lui-même.

Quelles sont les méthodes pour prévenir sans punir, pour que cette prévention n'ait pas à être imposée de l'extérieur, mais qu'elle soit volontaire, ce qui est bien plus efficace, et esquive l'inconvénient d'avoir à diffuser la méthode du crime contre le crime ?

Le terme "de l'extérieur" contient la réponse.

"De l'intérieur" signifie la construction des raisons solides et partagées par tous ; d'où l'avantage de vivre dans une "société", "civilisée".

Quelles peuvent être ces raisons ?

Une seule ne suffira pas et ne suffira jamais à combler "toutes les raisons" qui sont en fait un ensemble s'entre-appuyant de ne pas commettre de crime. Par exemple "le gentil" ne peut donner "La raison" de sa gentillesse.

Cela est dû au fait que "la raison" n'est pas "une seule chose", n'est pas "définissable", sauf peut-être d'une façon quasi-allégorique.

En revanche un cumul de raisons fiables et liées entre elles produiront une bien plus grande persistance dans le cerveau qu'une simple "excuse" (ou un choc, ou pire un cumul de chocs), même si elle est énoncée en gardant non dits (et impossibles à dire) tout un ensemble de "raisons", ainsi conservées obscures et difficilement persistantes, mais véritablement "menaçantes".

Ces raisons apparaissent au cours de la vie, grâce à l'éducation, mais surtout l'éducation qui aurait consisté à faire apparaître ces raisons comme si elles étaient des idées nouvellement apparues chez l'enfant, et non dictées par le professeur.

Cette méthode est mise à l'oeuvre depuis tout récemment seulement dans les écoles, surtout en norvège où ils sont bien plus avancés sur ce point.

(je peux continuer, mais ça suffit déjà amplement pour dire ce que je voulais dire, et par ailleurs au-delà, je dévoilerai des méthodes qui peuvent servir la manipulation mentale des foules, avant qu'elles ne soient elle-mêmes découvertes volontairement, ce qui serait regrettable)

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