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« D'une façon autoritaire » dit-il en l'espérant.

Interview d'un gars avant un match de rugby je crois, en réponse à la question, "vous allez y aller d'une façon autoritaire ?".

Il s'en est suivi des rituels amusants à regarder. C'est bien ça il a raison le publicitaire, ce sont des hommes préhistoriques qui font une danse funeste de rejouement de la guerre.

De la mort, de l'extrême, là où se trouve une des portes d'entrées vers Dieu.

Ce qu'il y a, c'est évidemment l'apparition du mot "autoritaire" et surtout son acception modernisée.

Bien sûr il fait partie du vocabulaire zarkozien, lui-même relié à l'acception particulière de notre époque, celle qui est en tarissement, et qui préconise "la concurrence", "les lois du marché" etc etc...

Autoritaire est une déficience mentale, il faut bien le comprendre, avant de poursuivre. Le non autoritarisme consiste en la méthode qui permet de ne pas utiliser la violence ou la force pour obtenir un même résultat, en raison de la meilleur économie et gestion de son énergie.

C'est devant l'incertitude, la peur de l'incapacité, l'incompréhension et l'incapacité à prendre le temps de chercher à comprendre, que l'autoritaire impose un résultat par la force au détriment de l'entente cordiale, et de la morale.

C'est de la tricherie.
Mais ici l'acception moderne fait de cette tricherie une preuve d'intelligence et d'astuce, qui est honorable. Ceci est une mauvaise voie car après la distinction entre ceci et le fait d'être violent sans raison, est encore plus faible qu'entre les deux premières définitions de l'autoritarisme.

Ce qu'il y a c'est qu'en condition extrême, même si on vient d'une société plus ou moins civilisée, l'humain a tendance à rétrécir le champ de la réflexion, ne laissant plus la place qu'à ce qui se situe le plus profondément dans son conditionnement.

Faisant cette démonstration il inculque aux jeunes, qui font partie du rituel, le fonctionnement qui au fond de sa procédure comporte l'autoritarisme.

Dans cette situation "extrême", "de survie", l'humain va chercher au fond de ses conditionnements les réponses adéquates, et là il ne peut plus compter que sur ce qu'il a acquit, tandis que sa propension à apprendre et à se re-conditionner est très très faible.

C'est à dire que la pression psychologique et la mise en exergue d'instincts reflex qui sont des comportements inscrits et décodés de l'ADN, plus les reflex acquis par la pratique, rend le "joueur" incapable de "jouer" et donc de faire preuve de fluidité spirituelle, chose qui est très prisée dans les combats d'arts martiaux.

Du moins être capable de cela dans ces conditions "extrêmes" de pression est un exploit.

Il faut bien comprendre que ce qui est intéressant est le comportement de l'humain en condition extrême car alors se révèlent les fonctionnements éduqués les plus profondément.
Il est certain que si on recherche, pour le spectacle barbare, la violence, le meilleur "joueur" sera celui qui aura été traumatisé dès l'enfance, comprimé, torturé, et habitué à cela.

En condition extrême, le comportement le plus primitif prévaut.

Même en l'ignorance du fait que ce comportement est résiduel de l'éducation, qu'il peut s'éduquer, mais indirectement et patiemment.
Par exemple le reflex du héros de secourir dépend de l'addition d'un grand nombre d'états d'esprit compassionnels, mais ne peut "s'apprendre" au sens rituel du terme, c'est à dire "par coeur" ou en "donnant un ordre" à moins qu'il soit répétitif, laborieux et pesant pour le psychisme.

ainsi j'en viens à mon propos, (le plus central de mon étude) qui est l'état de système minimum, ce que devient non pas un psychisme poussé à l'extrême mais une société qui périclite (car toute civilisation périclite, et si, jeunes, on se demandait pourquoi, vieux, on comprend mieux).

Car avant tout ce spectacle est aussi incitateur, au niveau émotionnel affectif, à reproduire les schémas comportementaux qui forcent le succès.

Et qui plus est, multiplié par la masse du peuple, et en observation du déroulement historique, on observe patiemment et avec assurance que cela ne fait que préfigurer le visage futur de cette civilisation, une fois qu'elle sera réduite à son état minimaliste, une fois que la seule loi valable soit celle qui régit la civilisation, et plus aucune autre.

Cela arrive si par exemple un tsunami ravage un pays, alors l'urgence de la situation fait que la loi la plus usitée est celle qui est la plus centrale dans le système.
D'ailleurs le tsunami de 2004 en Inde, a permit aux business de fleurir le plus joyeusement du monde, cela a été une véritable manne financière pour les industriels étrangers à ce pays.
(mais pas pour les habitants bien entendu, on a l'habitude).

Ce qu'est une société réduite à son état minimaliste est une exagération, une caricature de ce qu'elle est une fois déployée à de nombreux niveaux fonctionnels et psychiques.

Et justement c'est pendant l'ère où la société est florissante qu'est le meilleur moment pour reconditionner les fondements, si tant est qu'ils sont silencieux quoi qu'omniprésents.

C'est pourquoi je propose que l'état minimal d'un système social juste soit élaboré pour répondre aux déficiences du système social basé sur la propriété unique et une forme baroque de troc (nommée argent).

Pour qu'il se déploie, et qu'il soit capable de fonctionner encore équitablement en situation minimale, ou "extrême".

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