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Renversements



l'idée de réchauffement climatique créé par l'homme ne peut être une fatalité, malgré la gravité du propos. Le message signifie que l'homme est questionné sur ce qu'il y peut.
Ce n'est qu'une autre façon de faire apparaître l'idée que l'injuste répartition des richesses, la misère, de la guerre, qu'est-ce qu'on peut y faire ?

Si on se résigne à défaut de s'obstiner sur la vitre de l'impossible comme une mouche, le pas qui est juste derrière est « qu'est-ce que j'en ai à faire ? ».

Si on attend des états qu'ils agissent, ce ne sera que dans leurs intérêts, ce qui résume assez bien la limitation de leur pouvoir d'action.
En effet sans me silence du peuple l'état ne peut rien faire. (de là la propension de tout état à être attiré par la gravité du totalitarisme).

S'il y avait des manifestations chaque jour pour la guerre en Irak et en Palestine, elles auraient pu cesser car cela aurait donné du poids aux mots.

Les forces négatives qui agissent, aussi puissantes que la résignation, sont l'effet de l'inertie créée par les routines du Système. Tout est reflex, tout est raccordé, tout fonctionne, et rien ne peut être modifié.

Cette inertie prend la forme d'un silence criminel et d'une impuissance patente. Laissés libres d'agir à leur guise, les états s'occupent de la marche des affaires, en reniant puissamment toute critique du système dont ils commencent tout juste à pouvoir profiter, à l'échelle de leur misérable vie.

Dès lors l'idée de réchauffement climatique créé par l'homme et donc dû au Système utilisé par eux, est porteuse du message, qui préexistait en observant les inégalités mais crié plus fort cette fois, selon lequel un problème systémique organisationnel déclare au monde son existence.
Si on ne répond pas à ce message il criera plus fort.

Le message est bien simple : il faut qu'il y ait une justice pour pas qu'il n'y ait de « dégâts causés par l'homme sur la nature ».
Réciproquement, le fait que l'homme ravage la nature qui pourtant le nourrit, est la preuve de l'excessive présence de l'injustice.

La récupération de l'idée de la nécessité de réfléchir à l'organisation humaine et au système de répartition des ressources, fait du réchauffement climatique la raison de nouveaux durcissements sociaux, qui sont de toutes manières inéluctables (et très difficilement imputables précisément à leur cause réelle, et systématique) dans un système où le profit ne peut plus venir que de la paupérisation des peuples.

Combien de signaux d'alerte faudra-t-il avant qu'on ne s'aperçoive que le système qui consiste à demander à deux personnes de posséder ce qu'a l'autre, n'est pas logique.
Alors bien sûr le réchauffement climatique est un propos purement antiscientifique, il ne s'agit que de répondre à une angoisse (légitime, mal définie) du peuple et d'y apporter les sutures qui apaisent cette angoisse légitime, même si mal formulée.

Car même si, en fait, il n'y a pas de réchauffement mais une accentuation des écarts, même si, en fait, c'est vraisemblablement une autre cause, parfaitement cyclique et syzyguique, même si, en fait, ce ne sont pas les voitures qui polluent mais tout le reste, même si, en fait, la contamination ayant pour cause les guerres, le nucléaire, les OGM, les usines, les déchets (non inclus dans la la logique du système à l'origine), etc... eh bien de toutes les manières la question initiale reste posée et sans réponse : Comment réagir en observant l'inefficacité du Système ?

Et sur ce point, ce n'est même pas la peine de négocier, tous ceux qui préparent une réponse en incluant la conservation du système tel qu'il est, est soit un génie absolu soit un traumatisé de la life.

Nombreux sont ceux qui posent la question dans le but de vendre leur produit idéologique (la tendance à la soumission est un marché porteur qui a l'air de mériter ces investissements en terreur), mais à 99% tout le monde rejette l'idée de stopper net ce qui fait la puissance des grands « dictateurs » systémiques : qui imposent une somme excessive de contraintes.

Sans même s'en prendre à une industrie en raison de ce qu'elle pollue pour la faire stopper arbitrairement, il serait plus intéressant de s'interroger sur la légitimité des industries, si par exemple elles sont militaires. Car si on obtenait le pourcentage, quel qu'il soit, de pollution « humaine » due à l'activité militaire, ça ouvrirait déjà la voie à l'auscultation des questions de morale.

C'est dans la même veine, qu'il conviendra de se rendre compte de ce qui est superflu, et notamment l'activité humaine inutile.

Il est d'une évidence mathématique et irréfutable que c'est l'activité humaine qui pollue, et donc que le but du système doit être de réduire au maximum l'activité humaine.

C'est à dire que quand on nous sert le refrain sur le réchauffement climatique, on se rend compte que c'est toujours pour renvoyer directement sur une proposition commerciale qui aura comme tendance involontaire de légitimer le système tel qu'il existe, à condition bien sûr que les promesses soient tenues, ce qui au vu de la méthode d'étude de ces questions, est extrêmement peu prévisible.
Non, aucun des produits commerciaux (ou idéologiques ou même de l'ordre des finances) vendus dans le cadre du non réchauffement climatique n'aura l'effet escompté, cela est prévisible macroscopiquement.
Seules des initiatives très locales porteront un fruit symbolique mais matériellement dérisoire.
(alors que le capitalisme repose justement sur le matériel par opposition au moral, on voit que les seules bonnes nouvelles dont il est capable sont de l'ordre du « moral » bémolisées par l'intéressement, ce qu'on nomme aussi, « pensée magique », lol).

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Utopies

Une bonne organisation commence par des mesures (poids distance quantité heures etc..), des calculs, et des règles basiques de justice numéraire.
Ah vous voulez être rationnels. Ok, pas de problème.

Une des premières choses que j'imagine est que les gens se réunissent au sein de groupements coopératifs ayant pour objectif de faire des achats groupés directement auprès des producteurs / agriculteurs, avec pour finalité de couper l'air à ces industries, en n'étant plus leurs clients.

Que chacun refuse d'utiliser sa voiture, ou du moins renonce à en acheter (à cette époque il faut vraiment être débile pour acheter une voiture neuve à essence).
Une telle coopérative pourra produire ses propres véhicules urbains ultra-légers et électriques grâce à l'intelligentsia populaire, on va dire. Il existe de nombreuses personnes denses en compétences.
On ferait que ces technologies soient « OpenSource ».

Faire en sorte que les adhérants, qui bénéficient de ces services, réductions, voire allocations, n'auront plus de compte à rendre ni aux industries polluantes superflues, ni aux banques par exemple.
En effet une banque n'est rien d'autre qu'une entrée dans une base de donnée, ça ne coûte rien, et en incluant l'existence des réseaux, seul un mot de passe est suffisant pour faire une acquisition. Zéro euro.
Et pour le coup, vu le nombre de banquiers et qui travaillent dans la finance, s'ils restaient chez eux la planète serait sauvée !! Les commerciaux, les politiciens... tout ça pollue.

Les acquisitions seraient fonction des crédits d'argent versé, et rendus sous forme de biens et services, pour une valeur supérieure à ce qu'offre le marché de la « libre concurrence ». On pourrait acquérir des crédits en offrant son travail, y compris si c'est culturel et distribué gratuitement.
L'ensemble des comptes seraient publiés sur internet, ainsi que les choix politiques, les barèmes, etc etc etc...
Mon seul but (dans la vie) est de robotiser le plus possible le travail, l'agriculture, l'industrie...
pour qu'au résultat, on puisse élaborer une conception, qui naît en conséquence de ce que l'évolution nous a enseigné, en fin de compte.

Quand je vois la révolution en marche, maintenant aussi en Equateur, et le projet de Banque du Sud, je me dis que ce sont les premiers pas vers la création d'un système, qu'on peut qualifier de poly-autonome : capable de fonctionner en cellules dispersées ou associées.
Implémentable facilement dans un milieu dévasté par l'économie de marché.
Bah oui c'est ça la concurrence.

On peut concevoir un tel système, cela n'a rien d'utopique.
Ce qui est complètement utopique et délirant, c'est si on habite le monde que je viens de décrire, de s'imaginer le monde réel tel qu'il est.

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