070928 10 min

technopolitique

La connaissance de la programmation informatique pour aborder ce nouveau millénaire est à peu près aussi importante qu'intimement liée à la connaissance du simple langage.

Nul ne peut aborder ces sujets sans qu'on déduise immédiatement le niveau programmatif de sa neurologie.
Être capable de programmer, est un peu l'exercice de base pour structurer son cerveau afin qu'il devienne rationnel, car l'outil cérébral est livré à la naissance seulement avec le potentiel de devenir rationnel.
Toute la difficulté est de rester rationnel avec l'augmentation de la complexité, d'où l'importance de na notion de structuration de la pensée.
Pour voir les effets néfastes de la non structuration de la pensée, il suffit de suivre l'actu.

Tous ces programmeurs qui pullulent et qui font gerber les vieux, qui les critiquent de paresseux qui veulent pas travailler, sont en fait en train de faire des mathématiques à un niveau qui rend presque inutile de pousser la conversation avec les non instruits.
Un des moteurs les plus énergisants est la découverte scientifique par ses propres moyens et la mise en oeuvre de mécanismes préalablement imaginés.
Réaliser avec succès une pensée est un acte scientifique, qui procure le contraste qui explique le rire quand on voit un politicien prétendre vouloir faire pareil en ne suivant aucune procédure précise.

Ce sont Nous qui allons habiter ce monde, et l'administrer.
Les propos dérisoires ne tenant pas compte de ce qu'instruit la programmation informatique, une structuration rationnelle, seront bientôt réverbérés par l'esprit critique.

L'avènement de l'informatique scinde l'histoire de notre société et de notre humanité en deux parties, avant et après, définitivement, comme avec l'imprimerie, l'écriture et le langage...
Il faut comprendre que c'était un pallier inévitable de l'évolution, que le simple terme de justice passe nécessairement par des algorithmes.
Il faut comprendre que le vague espoir d'un futur meilleur qu'avaient les générations passées trouve sa réponse en l'informatique.

Pour autant cette science n'est pas accessible est non autorisée à ceux qui ne la maîtrisent pas, car comme toutes les sciences de pointe, elle est peut être ultimement dangereuse.
Mais plus dangereux encore est le contraste entre les initiés et les non initiés, or aujourd'hui, les initiés sont du côté du peuple, et non des états.

En effet on ne se fiera jamais à un résultat informatique pour commettre un choix sensé être libre, si c'est à notre place, et à la place de notre âme et conscience, et dans l'ignorance de ce qu'est réellement la science : le risque perpétuel de s'être trompé depuis le début.

C'est une mentalité qui est autorise l'usage d'outils aussi puissants tout en assurant de ne pas se faire dévorer par la beauté des résultats produits.
« Normalement » un peu à l'image des brevets, les hautes technologies ne devraient jamais être utilisées sans l'accord des personnes qui sont capables de les comprendre.

Car une des principales tares des humains de l'ère pré-informatique est d'incessamment se fier fermement aux définitions finales des mots, car y ayant inclu des significations toutes personnelles et confuses, ouvrant la voie aux dérives de sens, puis aux conflits idéologiques stériles.

Or le simple fait de "la définition", "les définitions" sont un terme informatique très solidement cristallisé, situé sur un point précis dans une suite d'événements qui conforment tous processus.
Un processus certain fera toujours appel à des définitions indifférentes afin d'inclure son résultat dans la nouvelle définition, et afin de la certifier. C'est là que naissent « les définitions ».
Et c'est sûr, elles sont imposées et non libres, il n'y a rien à tergiverser.

Nous prenons conscience des articulations des procédés, des conséquences de différentes méthodes, ou encore des politiques d'écriture d'une façon très certaines et surtout empirique, connaissant comme dans une ville dont on connaît bien les rues, tous les pièges topologiques classiques qui peuvent nuire à l'épanouissement d'un système, à son développement dans la complexité.

Parmi lesquelles : les pièges les plus barbares des débutants, sont ceux qui sont quotidiennement commis avec une fierté proportionnelle à la grandeur de l'illicisme moral et logique que ça produit, qui consistent en gros légiférer d'une façon parasite pour les autres lois existantes, ce qu'on nomme aussi inconséquence.
C'est vraiment un des premiers enseignements en topologie des systèmes, qui consiste à se soucier en priorité du conformisme et des conventions de tous systèmes. Souvent j'ai l'impression d'entendre des choses aussi grinçantes que si on introduisait sans cesse de nouvelles conventions qui ne tiennent absolument pas compte de celles déjà existantes, obligeant une complexification inutile, qui est comme une perte d'énergie qu'on voit et dont on peut prédire la future diminution de rendement.

On se demande si ces législations sont inconséquentes ou conséquentes, mais je doute qu'ils aient la culture de la topologie des système, c'est pourquoi il est davantage prévisible que les politiciens soient inconséquents plutôt que criminels. Cela dit la loi est ferme, seul le crime commis compte, et non l'intention, qui est seulement comme un ajustement de la peine que devraient subir ceux qui introduisent de l'entropie dans le système.

Pour obtenir la conscience de l'intérêt de la morale, pour pouvoir fréquenter une spiritualité et pour pouvoir pratiquer la logique, il n'y a qu'une seule solution,, qui est de travailler intensément, sachant qu'en programmation tout-à-chacun expérimente en fait les joies rares de tous les illustres scientifiques et humanistes qui ont su éclairer le destin de l'humanité, qui est la lumière du savoir.

Cela ne peut pas provenir tout seul par le saint-esprit, par l'hérédité ou par la classe sociale, non cela ne s'acquiert que par le travail, et donc la découverte.

Non seulement de notre point de vue la plupart des gens qui s'expriment à la télévision sont des néolithiques fébrilement obscurantistes, mais aussi les politiciens et leurs politiques sont à peu près comparables à des rêves enfantins de construire des châteaux-forts tout en sachant pas même tailler une seule pierre correctement.

Si on arrivait avec un système permettant de tailler des pierres lisses et rectangulaires, millimétriques, peut-être que cette image serait parlante de ce que veut apporter l'informatique à la société.

Et bien sûr la méthode de construction ne se limitera pas à « la liberté d'entreprendre » en espérant que le tas de pierres rassemblées conforme tout seul un Système, une construction jolie et utile.
Cela ne peut se faire sans un plan, or je le demande, dans la politique actuelle, quel est le plan, si ce n'est créer des tas de cailloux ?

Si les gens ne sont pas assez éduqués au moment du passage vers cette révélation macro-structurelle, ils penseront encore que cette informatique est un don de Dieu, ce que c'est d'ailleurs (car Dieu est perfection or la perfection est vérifiable par la logique) dans le sens où ils s'y soumettront ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère de terreur, suivie comme d'habitude d'un rejet épidermique de l'outil - innocent - qui pourrait pourtant tout arranger.
Comme avec le communisme, qui effraie encore quand on prononce ce mot, emprunt de terreur et de morts, parce que impulsé de travers, alors qu'il aurait fallu attendre l'advenue de l'outil informatique.

Certains pensent que l'avenir va tout arranger mais c'est vrai, autant que Dieu peut réparer une roue de voiture, mais cela ne se peut sans le savoir et la science, dont l'acquisition requiert de l'énergie intellectuelle.

C'est ainsi qu'on apprend (dans l'écriture d'un système) que ce ne peuvent pas être des fins en soi, sans quoi le résultat est très médiocre, non le savoir et la science sont des moyens de faire se réaliser la perfection de la logique.

Dans cette recherche il convient de constamment rester en alerte, comme ces pays primitifs qui ont peur des autres en raison du fait qu'ils les menacent, mais pas sur un plan physique cette fois, sur le plan des défenses psychologiques servant à l'esprit critique tourné spécifiquement contre ses propres croyances trop mal fondées.

S'il y a bien un domaine sur lequel on peut appliquer tout le nazisme qui sommeil en soi, qui est une procédure maniaque et obsessionnelle de la perte de conformisme, est le soucis de compatibilité entre les routines. C'est en fait un moment de désaliénation, on apprend ainsi qu'apparaît ce genre de comportement quand on a trop longtemps souffert de déficiences et lacunes.
De là on obtient l'enseignement que ce qui prémunit du fascisme, est précisément la structuration mentale que l'acte répétitif produirait, quoi que de façon très symbolique, puisque la méthode de la répétition est le degrés zéro de l'apparition de la nécessité d'une structure mentale, de la systémique.

S'il y a un domaine sur lequel il peut y avoir des débats politiques, c'est sur les tendances évolutives prises par les divers développement topologiques préconisés en raison des priorités ; c'est à dire quelles politiques doivent passer au premier plan, uniquement dans le but de savoir si elle peut y rester.

Et s'il y a bien une connexion entre le logiciel et la démocratie, c'est au moment de paramétrer les nombreux systèmes d'évaluation des biens réels qui sont traités dans la machine.

S'il y a bien une révolution, c'est que tout-à-chacun peut désormais accéder à la science permettant de proposer de routines fonctionnelles et ainsi, améliorer sa société.

Un logiciel est un fabriquant de logique conventionnelle.
C'est un cerveau dédié à permettre à l'utilisateur d'accomplir une tâche qui nécessite un grand nombre de tâches sub-jacentes, qui sont autant de problématiques déjà résolues par le passé.

Aujourd'hui il est possible d'entrevoir sur son écran la totalité d'une production et de désigner les trajectoires qui permettront le qualitatif de "redistribution équitable" (pour ce qui n'est qu'un exemple topique).

On peut calculer les quantités d'eau et mettre en parallèle les priorités sanitaires, alimentaires, civiles, et superflues, afin de quantifier la valeur à affecter à chacun de ces conditions.

On peut aussi par exemple affecter une tâche sociale à un individu (libre de choisir) de sorte que les tâches réparties fassent travailler chacun 4 heures par jour, pour un revenu permettant amplement une vie décente à chacun.

On peut d'ores et déjà prédire l'apparition de flexibilité algorithmique des lois afin qu'elles soient adaptées aux circonstances, comme de simples systèmes de valorisation (établissement d'un score rapporté à un ensemble) permettant de faire varier les prix selon les usages, et ce de façon conventionnelle car estimée équitable.

La place de l'estimation humaine fait toute la joie de la procédure déterministe, c'est pour cette raison qu'un système peut être rapidement vicié, d'autant plus rapidement qu'il est tendu et que donc, le virus s'infiltre plus vite par une sorte de capillarité (ou de densité).

C'est pourquoi derechef, la distance prise d'avec les résultats doit rester autant du domaine de l'estime, que les paramètres initiaux provenaient en fait de mentalisations de la réalité.

Un tel programme rendrait nécessaire que le pétrole soit déclaré bien de l'humanité, ayant calculé que le produit fini le plus important dérivé du pétrole étaient les vêtements des humains, surtout les chaussures, et ayant calculé la masse de pétrole nécessaire pour chausser au moins deux générations encore.

Une gestion dite rationnelle, mot souvent utilisé comme une savate, comme un néolithique utiliserait une lampe de poche pour effrayer ses compatriotes et les soumettre, ne peut obtenir ce qualificatif qu'à l'issue d'un calcul qui possède la caractéristique scientifique la plus primordiale, celle de la prédictibilité.

A force de détourner ce mot les néolithiques l'ont vidé de sa substance logique, n'en laissant que la forte impression qui impose le respect-reflex, là où sa définition stipule qu'on ne peut juger un déroulement "rationnel" que par projection d'une logique, et en s'appuyant sur des rouages existants.

Si quelqu'un d'honnête parle de rationalité, je ne vois pas comment il peut omettre de parler des rouages et de la logique qu'il a inclus dans le calcul de ce qu'il prétend être raisonnable.

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