Rupture avec le paradigme de la valeur (introduction)

160409 6 articles 7 min  Système
L'argent permet d'acheter confusément des biens de toutes natures, du temps, des ressources naturellrd, l'information, la santé... En fait l'argent, c'est le pouvoir. On prétend être dans un état de Droit, mais les droits humains sont assujettis aux moyens d'y accéder, ou pire, rognés par ceux qui ont les moyens.

En outre, la pollution, des aliments nocifs, une pauvreté galopante qui engendre les tensions, des emplois instables, des guerres d'accaparement qu'on paye à coup de terrorisme, la famine d'un côté et 1% qui possède 50% de la Terre, des politiciens et des guerres au service des industries... nos sociétés sombrent dans la dictature et nous sommes impuissants face à ce tsunami de problèmes, qui nécessiterait d'employer toutes les personnes sans emploi. La société humaine, se dégrade, et rien ne semble augurer des jours meilleurs.

Dans ce système, tout ce qui existe obéit à la loi du profit, et ce qui ne profite pas doit être détruit afin de ne pas être un coût. Heureusement la plupart n'ignore pas que certaines choses peuvent ne profiter qu'au second degrès, mais personne n'a les moyens d'envisager ce qui profiterait au plus grand nombre, et encore moins aux générations futures. Ni même nos 1% de "puissants".

Le fondement du système, c'est le commerce. Tout transfert de marchandise doit nécessairement être compensé par une valeur équivalente, et ceci est sensé faire en sorte que la transaction soit "équitable", et qu'après ça les comptes soient réglés. En somme, on confie aux échanges inter-personnels le soin de faire qu'à grande échelle, les richesses soient équitablement réparties.
En réalité c'est seulement que ce sujet reste insoluble.

Ce système n'a jamais été pensé ni voulu, il n'est que le résultat d'une lente sédimentation culturelle, aussi il est très difficile d'en extraire les grandes lignes, et encore moins d'en saisir les buts. Les justifications avancées telles que l'équilibre de l'offre et la demande, l'équilibre des comptes, la main invisible du marché, ne sont que de la rhétorique.
La civilisation ère sans but, et les citoyens pataugent pour subsister.

Au centre de l'égalité mathématique qui permet les transactions, est la notion de valeur. Aussi vaste soit-elle, le fait de devoir tout évaluer sur une même échelle allant de zéro à l'infini opère une drastique réduction au sens qu'on donne à ce mot. Pourtant, au moment où aimerait exercer un contrôle sur le destin de l'humanité, ce dont on a le plus besoin est d'une perception fiable et fidèle de la réalité.

Certains outils et concepts naissants sont prometteurs pour l'avenir :
- les monnaies complémentaires peuvent, en se donnant des règles limitatives, remplir des rôles plus ciblés, telles que l'économie locale ou empêcher de l'accumuler.
- les prix algorithmiques, remis à jour en temps réel, permettent d'optmiser la vente des billets de train et font le succès de certaines startups de réservation en ligne.
- l'idée d'un revenu universel, laisse présager une plus grande place à l'épanouïssement personnel, aux initiatives carritatives, donner de son temps à des objectifs nobles, ce qui n'est pas mal venu à une époque où l'emploi est de plus en plus rare, la durée du travail très prenante, et où on peut le dire, en plus de la robotisation galopante, 90% de l'économie n'a même plus besoin des humains.
(Peut-être que cette mesure devrait être connexe à une semaine de travail portée à 30 ou 20 heures.)

Mais chacune de ces innovations est vouée à l'échec si ces monnaies locales ou électroniques permettent le blanchiement, ou si le revenu universel ne sert finalement qu'aux entreprises qui veulent refourguer les gadgets obbsolescents, et polluants. C'est seulement au sein d'une nouvelle forme d'organisation qu'on pourra réaliser ces idées, et bien d'autres encore.

Beaucoup de gens ont travaillé sur ces questions et il est temps de faire converger toutes ces études. Un des thèmes les plus centraux de cette convergence est la capacité nouvelle que nous avons développé à appréhender la multitude, des opinions, des idées, et finalement par l'addition de tous ces cerveaux, produire une réelle forme d'intelligence collective.

Aux idées précédentes, on pourrait ajouter celles qui consistent à faire des consommateurs les propriétaires des industries qu'ils financent, en achetant leurs produits. La plupart des industries de biens et services de première nécessité devraient déjà être nationalisées et offrir des produits sans marque à prix coûtant. Une algorithmie pourrait faire varier les prix en fonction des ressources de chacun afin de s'assurer que leurs droits élémentaires soient respectés.

Mais là encore, ce ne sont que des solutions partielles, qui ne parviennent pas à résoudre les grands problèmes qui ont mûri, tels que la criminalité en col blanc, et surtout la maladie mentale qui semble s'emparer des politiciens, qui se croient investis d'un pouvoir qui les place au-dessus des lois. Comportement dont s'inspirent les dirigeants de tous les niveaux, en se prenant pour des barons et en traitant leurs employés comme des marchandises.

Le problème est que c'est ce qu'ils sont. Avec un tel état d'esprit, ce qui ne rapporte pas d'argent doit être détruit. Les humains sont toujours en concurrence les uns contre les autres au lieu de joindre leurs efforts à la poursuite de buts communs. Tout comme les pays entre eux, dont les guerres sont une source majeure de profits.

Dans l'oeil de cette tornade, se trouve un élément paisible auquel personne ne reproche rien, c'est le terme de la valeur.
Beaucoup de rhétorique est employée pour justifier l'oubli du sens initial de ce mot, qui évoqie à quel point il est vital d'avoir une perception élaborée, riche, quantitative et qualitative de la réalité.

On nous explique parfois que la consommation doit être "responsable", en terme d'économie de ressources naturelles, d'écologie ou des conditions sociales auxquelles contribuent leur achat. Ce n'est pas de la faute du consommateur si ses chaussures sont fabriquées par des enfants esclaves, au pire, il pense contribuer positivement. Mais ce n'est pas en jouant sur la consommation qu'on peut avoir une influence sur la politique, sauf parfois en cas de boycott.
La plupart du temps, on est forcés de consommer. Alors, nous ne sommes plus du tout dans le cadre idoine du libéralisme, qui se présente comme une tentation à laquelle on a les moyens de céder.

Il faut l'admettre, il est stictement impossible d'établir "la valeur" d'un objet. Entre la multitude des incidences qui expliquent sa production, et le bilan de ce qu'il devient après son usage, les conditions sociales qu'il invoque, le fait est que pour la plupart des biens, tels que la santé, l'éducation, les grands projets, et même le travail, il est absurde d'employer toujours le même terme de valeur.

Un changement de paradigme est souvent un virage difficile. Au début personne ne l'accèpte, puis quand il s'avère indispensable, on ne peut plus revenir en arrière. Si on veut avoir un quelconque contrôle sur notre avenir collectif, il faut commencer par remttre en cause l'absurdité du principe du commerce, du chantage qu'il représente, et la notion de valeur sur laquelle il s'appuie.

A la place du commerce, et de l'argent, ce sont des droits qu'on devrait utiliser. Ces droits peuvent être de différentes natures, et s'appliquer à des champs incompatibles entre eux. Ils seraient comme des monnaies complémentaires, enfin je veux dire, complémentaires les unes par rapport aux autres.
Et au lieu qu'une équivalence factice soit ce qui permet les transactions, et avalise l'existant, en tant qu'objets informatiques, ces droits peuvent être génériques, ciblés, limitatifs, bref revêtir des règles de fonctionnement bien distinctes, et sur lesquelles on peut légiférer, et qu'on peut faire évoluer.

Ce fonctionnement peut très bien marcher à petite et à grande échelle, et il n'entre pas non plus en rivalité avec le système actuel. Simplement, ce que nous voulons, c'est que si un système d'un plus haut degrès de complexité produit des fruits véritablement palpables, il ne tarde pas à se voir répliqué dans le monde.
On parle bien de libre concurrence, alors pourquoi pas une concurrence systémique ?

Avec cette idée moteur en tête, d'établir les cadres qui avalisent les, non pas transactions, mais les transferts, nous avons dessiné toute une architecture dont le fonctionnement produit des effets extrêmement désirables, tels que rendre inutile le vol, impossible l'avidité du pouvoir, et faire que les humains travaillent ensemble plutôt que les uns contre les autres.

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Rupture avec le paradigme de la valeur

160406 38 min  Système
(des modifs peuvent encore être apportées à ce document)

On parle de changer le système quand on se sent embarqués dans un quotidien dont l'évolution nous échappe, impuissants à faire que la justice soit rendue, et que les perspectives d'avenir s'assombrissent.

Le système du commerce fondé sur l'argent liquide et la propriété privée n'ont servi qu'à déposséder les humains de leurs ressources et à les asservir jusqu'à l'humiliation et la démence, au nom de "profits" qui ne servent qu'à nourrir l'égo de criminels irrationnels avides de pouvoir.

Organisation rationnelle des biens et richesses, et structure des relations interhumaines

160419 17 min  Système
L'argent c'est le pouvoir, parce qu'il fait baver, et parce qu'il est rare.
Les perspectives de survie qu'il offre active la férocité du paléo-cortex.
Historiquement on a empilé des concepts qui deviennent ineptes une fois généralisés : la propriété privée, le troc, l'argent, la notion de valeur, la marchandisation (de toutes choses y compris l'humain lui-même), et ses ombres de motifs haineux, ses guerres à but lucratif, son hypocrisie et sa mythomanie maladive.

L'exemple du langage comme système obsolète

160426 14 min
A la rubrique "le système du commerce, basé sur l'argent, n'est qu'un reliquat culturel sans méthode scientifique", on peut aussi parler du langage.
Avec cet exemple de reliquat sans méthode scientifique on peut voir comme le temps finit par produire des résultats corrects, concrets, fonctionnels, mais seulement jusque dans une certaine limite.

En premier il faut remarquer que la langue ("la langue" qui est dans la bouche) est un langage parlé (pléonasme).

Le gouvernement citoyen

160707 2 articles 11 min  paradigme Système
Le gouvernement citoyen

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En un sens le Système, qui s'exprime par la voix de gens qui le défendent à un niveau ou à un autre, passe son temps à subjuguer les foules.

D'une certaine manière on pourrait penser qu'un système parfait et juste serait silencieux car il n'aurait pas à infléchir les opinions pour mieux fonctionner.

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160921 14 min  architecture topologie Système
dernière mise à jour: 160926

(Si l'ontologie existait, ceci en serait l'introduction)

Lois des systèmes

En informatique on observe les lois dynamiques de la nature en accéléré et en miniature

Introduction superficielle

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