070918 11 min

Le terrorisme psychologique

La première des premières choses que je peux dire est que le terrorisme psychologique s'ignore.
Il se présente comme opposite à tout terrorisme, et a pour fonction de répandre la peur pour ensuite justifier ses actes, ce qui est plus astucieux que de simplement agir pour répandre la peur par colère.

Le terrorisme normal répand la peur par l'exemple frappant, incisant la paix d'un impact inoubliable, selon son principe : traumatisant, qui cause un traumat.
La méthode est celle de l'impact pour que la peur-réflex s'éveille ensuite au moindre indice laissant penser à la réapparition du traumat qui siège désormais dans le psychisme, en latence prêt à bondir comme un diable de sa boîte.

La deuxième plus importante des notions pour comprendre est le virus psycologoique.
Celui-ci est inclut dans la première notion, qui consiste à ignorer sa propre existence.
Et précisément son champ d'action est le déni, un déni qui est sans cesse rendu visible chez autrui.
Non sseulement un virus a pour vocation de s'auto-détruire holostiquement, en détruisant le corps qui le contient, mais le virus psychologique a aussi pour exercice la destruction des autres virus psychologiques.

A ce niveau, cliver ce qui est bien et ce qui est mal est inaccessible. De toutes façons c'est déjà assez difficile de décrire ce qui existe et comment ça fonctionne.

Ce qui est mal c'est le virus psychologique lui-même, sa présence a pour effet la confusion.
Réciproquement l'exercice intellectuel diminue le champ de la confusion.

J'ai souvent adjoint au nazisme le qualificatif de virus psychologique, observant comment il pouvait se répandre et ne laisser que des cendres là où il était apparu.
C'est un virus qui s'est éteint car il est arrivé à son aboutissement, mais rien ne prémunit contre sa réapparition sous une autre forme plus maligne.
Cela, en raison du fait que les problèmes de fond ne sont jamais abordés, mais seulement des gens sont accusés et réprimés, pour toute méthode de résolution, ce qui est précisément le mode opératoire du virus.

On peut aller plus loin car la méthode du virus psychologique, outre la violence physique, peut devenir la violence psychologique, qui est bien plus puissante et douloureuse.
En effet c'est stupide de tuer les gens, alors qu'en les contrôlant psychologiquement on peut jouer avec leurs corps.

Un exemple très précis permettra de bien saisis la notion de bain virus, milieu dans lequel peuvent se trouver deux interlocuteurs opposés, sans qu'aucun n'ait d'échappatoire.
Le cas du racisme, qui est une chose qui a une vie, une naissance et une mort, devient intéressant quand il essaie de justifier la légitimité de son existence.
Que cela évoque la propension de certains pays à réclamer "leur reconnaissance" n'est pas tout-à-fait fortuit.

La racisme, de nos jours troublés, semble vouloir se justifier, par la liberté d'expression, inaliénable, par la liberté procurée par les Droits de l'Homme de former des groupuscules, et par la légitimité légale du parti politique démocratiquement élu.

Le racisme est prêt à utiliser et jouir des produits de ce qui est opposé à son idéologie pour exister. Il en a même un besoin vital.

Voyant maintenant comment s'opère cette greffe dans la dialectique. L'opposant raciste objectera que son parti politique obtient la faveur d'un pourcentage significatif d'adhérants et sympathisants, d'électeurs.
A ce moment-là, l'agent chargé de propager l'idéologie, qui se promène avec des tracts et discute dans la rue sur les marchés aux légumes, possède une tactique éprouvée historiquement, qui consiste à dire "vous avez le choix !".
En amont de cela il aura bien préparé l'esprit de son interlocuteur en vue de cette apparemment improvisée conclusion.
Cela possède le nom de manipulation mentale.

Mais à l'échelle démocratique, ce choix peut devenir ahurissant, si après trois ans de tabassage publicitaire sur un futur candidat aux élections présidentielles, on pose la question souveraine "Qui voulez-vous voir devenir votre maître à présent ?".

La réponse peut ainsi être conditionnée à l'avance, et sur le moment pourtant, l'humain naïf se sentira libre de choisir en meilleure connaissance de cause qu'il ne le croyait avant qu'on ne lui bourre le crâne, ses plus viles pulsions étant par la même encouragées et reconnues (c'est surtout cela qui est dans la transaction)..

Sans se douter encore que le maillon crucial de son choix se trouve être la désinformation qu'il a subie, d'une façon insultante et méprisante.

Eh bien je nomme champ d'action du virus psychologique ce moment précis où le choix est délibéré pour des raisons qui n'ont retenu l'attention qu'en raison de l'instillation et de l'activation de ce même virus psychologique.

Il faut bien comprendre que le virus psychologique est bien plus vaste et bien moins bien défini que le simple racisme, et également, beaucoup plus opératoire au niveau psychique. C'est tout un ensemble de procédures et de schémas comportementaux qui sont concernés. Le simple fait de les pratiquer facilite la transmission du virus.

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Comme au bout d'un certain temps l'usure rend plus perceptible les failles qui étaient exploitées par le racisme, des défenses spécifiques se sont formées pour détecter ces intrusions et ces illogismes. En effet il y aura d'autres caractères de ces mêmes droits fondamentaux qui sont utilisés, qui ne pourront plus être occultés, et qui rendent illogique l'ancien discours d'adhésion.

Je suis de ceux qui pensent que le racisme ou l'antisémitisme à l'ancienne, à l'état brut, ne sont que des reléguas de l'histoire, très minoritaires et un peu vieux-jeu, comparé au néoracisme qui s'ignore mais qui préconise tous ses fondements de façon virulente.

Il s'agit toujours et jamais que d'une indécrottable inculture et incompréhension d'Autrui, qui est une notion très compliquée et vitale pour le psychisme. La capacité à comprendre les différences et à les apprécier, à changer d'avis en admettant qu'on ne pouvait pas tout savoir, d'apprendre et de s'enrichir, ne peut pas s'accomplir sans un minimum requis psychique, et en présence de schémas comportementaux autoritaires hérités du passé.

Quand il est attaqué le virus est comprimé et doit se répandre dans d'autres sphères d'action où il passera plus inaperçu. Et là où il est le plus à l'abri, comme toute chose de la conscience c'est en arrière-plan de celle-ci, et donc, précisément, au sein même des nouvelles défenses psychologiques construites contre la racisme.

Ce nouveau champ d'action est idoine pour se développer, il est dynamique, confus, et c'est un canal de communication très écouté.
De la façon la plus insidieuse possible, c'est à dire pour une dimension de sens qui échappe au moment où on le prononce, c'est une forme plus maligne du racisme qui sera proclamée sans le savoir, au moment où par exemple où on entendra certains avouer que le motif économique justifie de "bien devoir" fermer les frontières aux étrangers non touristes.
Ce n'est que la signature d'une incapacité et d'une obnubilation vers un échec semi-volontaire.

Bien que non accusables de "racistes" à ce moment-là, dans les faits ils réalisent les plans racistes, qui ne se nomment comme ça que par approximation, mais en fait ce sont des plans comme je l'ai dit, d'un virus, qui tend à s'auto-détruire, et à scléroser la réflexion avec des schémas pré-mâchés et transmis par la culture environnante..

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Autre exemple : la propension des états à devenir totalitaires et inquiétante. Aussi ils désirent imposer une surveillance globale, notamment en fichant l'ADN de tout le monde. Mais certatins s'y opposent. Et sans le savoir, participent ainsi à renforcer le totalitarisme. En s'y opposant ils ne s'opposent plus, du coup, à ce qui est plus vaste et plus puissant que le simple fait de prendre les empruntes ADN, le totalitarisme. Pour eux ce n'est qu'une guerre. Mais en face le totalitarisme se dit, textuellement, qu'il s'est fait "repéré", ce qu'il déteste, et qu'il va devoir changer de tactique. Si bien qu'apparaît la reconnaissance par les iris, qui est non intrusive et vite-faite, répondant ainsi favorablement (et cyniquement) aux critiques qui étaient soulevées.
Mais c'est foncièrement stupide car finalement le problème de fond n'ayant jamais, une miette, été attaqué, il continue de se répandre. Les lois passent soudainement, des faits-divers apparaissent comme par hasard pour les justifier, après une longue période de maturation et d'habituation. (dite aussi d'incubation).

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Le phénomène des Maîtres de la terreur, est typique du néofascisme, qui s'ignore, et qui prend ses distance du dictateur apparent et public, ayant appris que cette méthode était vouée à l'échec, et s'en servant désormais comme une force positive.

Alors ils n'hésitent pas à stigmatiser ce qu'eux-mêmes ont été en d'autres temps, et en fait ce qu'ils sont mais dans une autre mesure qui est occultée.
Cela est très familier du colonialisme, qui consistait à critiquer les populations d'être "moins évoluées", moins avancées en fait sur le chemin de la démence et de la perte de soi.
En effet, comment critiquer, par exemple, un enfant de ne pas être un adulte ? C'est du même acabit, si deux peuples vivaient sans se connaître, comment peuvent-ils s'accuser mutuellement de ne pas s'être connus plus tôt ?

Le travail des pays occidentaux, jusqu'à ce jour, à toujours été de réduire la distance entre eux et ces peuples, en occasionnant un déplacement (sur le plan spirituel) de ceux-ci jusqu'à eux, et non l'inverse, car ne voyant aucun intérêt ou avantage à vivre avec la nature, ou à adopter des traditions qui ne leur disaient rien.

Ils jugeaient comme "pauvres" des gens qui ignoraient l'existence de l'argent, et ont réussi à le leur imposer, malgré que ceux-ci se rendent plus facilement compte que cet argent finalement ne leur apporte que du malheur.

Pour des peuples aussi dénués de défenses psychologiques, ils adhèrent finalement à n'importe quoi sans raison particulière, pour faire comme la plus grande masse, et se retrouvent propulsés au rang de clandestins et de dissidents du Système, auquel ils appartiennent désormais, du coup.

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Le maître de guerre articulé comme un pantin tiré par des ficelles, est à la fois l'image dont le néofascisme veut se défaire, ce qu'il rejette puisque l'entendement désormais le rejette, et en même temps, selon la procédure habituelle, il en tire profit pour agir dans un champ d'action si étroit que l'analyse populaire n'a pas encore eu le temps de discerner le bien du mal.

Une des phrases typiques de l'oppresseur sur le plan psychologique, qui agite les ficelles du pantin machiavélique qu'il rejette d'être, (à la réflexion les racistes aussi rejetaient d'être ce qu'ils accusaient) est celle-ci : "Regardez à quoi ressemblent ceux qui ne sont pas d'accord avec moi !".

Il y a plein de manifestations de cette démonstration de puissance, qui est la principale manoeuvre du terrorisme psychologique, comme cet autre exemple (mis en évidence dans un épisode des Simpsons, très comique) où le petit gars explose son appareil photo contre un arbre, ivre de colère, et se retourne vers sa victime (Bart) en s'exclamant : "Regarde ce que tu m'as fait faire !".(- eh cool raoul)

C'est très typique, le retournement de l'argument qui va en sa défaveur contre un ennemi extérieur à lui-même est à la fois la preuve de la profondeur du fonctionnement du virus psychologique, il dépasse ce qui est voulu, il se trahit, et à la fois ça montre ce qui se passe quand le tortionnaire en arrive à devoir soulager sa conscience en externalisant le mal qui est en lui, et ainsi, en s'en défaisant, il n'en est plus coupable, il est soulagé sur le plan de sa conscience, mais sa colère qui subsiste le fait se retourner contre le premier venu, pour la première raison venue.

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Alors évidemment le phénomène de virus psychologique est lui-même une externalisation. C'est bien facile d'accuser une chose externe d'être responsable de tous les maux, mais en fait l'astuce est bien là, c'est que cette chose externe n'est n'est qu'un alias, un symbole, un pantin animé qui signifie et évoque toute la somme de concepts évoqués, qui ont vaguement l'air de fonctionner ensemble.

Notamment parmi le plus important de ce qu'on a vu, est le phénomène qui consiste à se trouvé embrigadé dans une démonstration que réfuter, tend à renforcer le camps adverse, puisque pendant qu'on réfute la proposition ouvertement dégueulée, on ne réfute pas tout un ensemble bien plus vaste dé propositions sous-jacentes, qui elles précisément, sont le nouvel objectif du néofascisme.

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