070918 7 min

Le vrai Ben Laden

Avec un décalage qui est plus traditionnel que pratique ou raisonnable, la France s'aligne sur les états-unis alors que ceux-ci ont déjà usé autant que faire ce peut la stratégie de la peur.

Alors que Bush a déjà perdu toute crédibilité et que son mandat arrive à échéance, Sarkozy reprend à la ligne près sa rhétorique guerrière et inconséquente.

Mieux, tout son gouvernement est une copie du gouvernement néoconservateur, qui est prêt à se faire renverser.
Avec Kouchner dans le rôle de Rumsfeld et Dati dans le rôle de Rice (l'exemple d'une femme black qui arrive au pouvoir pour se dédouaner de tout fascisme), la rhétorique et l'incompréhension du monde actuel sont exactement les mêmes.
Les objectifs et les moyens d'y parvenir sont identiques.

C'était évident quand on y pense, après avoir fait des milliers de promesses plus vaseuses que spectaculaires pour se faire élire, voilà que, selon les schéma psychopathologique classique, intervient un élément imprévu qui va venir tout mettre en attente infinie : une tension internationale créée de toutes pièces.

Quel dommage devrait-on se dire, que la politique internationale ait été aussi absente des débats présidentiels.

Récemment un nouveau message de Ben Laden est apparu, et ceux qui sont informés comme je le suis en lisant l'actu sur internet et non dans les médias étatiques, se doutent bien que :
- Al Quaida est une création de la CIA ;
- Que les vidéos apparues l'ont toujours été sous la houlette des services secrets des états-unis, autant que ce dernier ;
- Qu'une des dernières vidéos de Ben Laden est apparue juste avant les dernières élections pour favoriser la réélection de Bush ;
- Les attentats du World Trade Center ne pouvaient avoir lieu sans une complicité voir un commandement direct depuis le pouvoir lui-même ;

Dans ce contexte, où même la politique américaine commence à lâcher du leste à propos du 911 en laissant paraître des informations très troublantes dans les journaux étatiques, la dernière vidéo de Ben Laden, qui en plus de ne plus avoir la même barbe, vient corroborer la thèse que seul le gouvernement américain veut faire croire, selon laquelle c'était bel et bien un attentat islamiste.

Et malgré tout ce remue-ménage qui tend à discréditer et faire apparaître au grand jour la thèse du pantin qu'on agite à des fins stratégiques et économiques, Sarkozy s'enfonce droit dans un appui sans faille avec les criminels nazis (ou du moins leur équivalent historique) que sont les américains néoconservateurs.

On a l'impression que la manipulation avec Ben Laden ne pouvait marcher qu'auprès des américains, qui sont plus facilement manipulables, et que ça n'a pas vraiment prit en France, si bien que l'appui de Sarkozy se présente comme une aubaine pour les américains.

Il aura fallu fabriquer des attentats en Europe pour que celle-ci se sente concernée, et selon sa nouvelle tradition, qu'elle légifère sur le coup de la colère au-delà de ce que permet leur Constitution. Eh oui c'est toujours le même schéma.

Il faut bien comprendre qu'à partir du moment où Sarkozy fait cela, il signe de facto un pacte avec une forme de vérité qui est en fait une des plus sordides manipulations de l'histoire.

Et comme celle-ci tend à éclater brutalement dans très peu de temps en fin de compte, bien avant la fin du mandat du français, cela signifie qu'il a signé un pacte disant que si tout ce sur quoi se fondait sa réflexion venait à être révélé au grand jour comme le mensonge que c'est en réalité, alors il devra présenter sa démission immédiatement.

En effet, en accusant l'Iran comme Kouchner le fait, de la façon la plus incompréhensible possible, et la plus injustifiée possible, le gouvernement Sarkozy rejette implicitement la réalité de tous tous les faits suivants :
- Que les Etats-Unis ont soit aidé soit commandité les attentats du 911 ;
- Que la destruction des immeubles a été commandée par quelqu'un qui assisté à la scène, sachant qu'il y avait encore des gens dedans ;
- Que Ben Laden est un pantin agité, selon les états-unis, à la tête du mouvement Al Quaida qui lui-même n'est pas centralisé, ce qui fait que son apparition a pour objectif de stimuler les terroristes amateurs qui ne sont que des pions bernés ;
- Que l'Iran a le droit souverain de choisir ses modes de production d'électricité comme il le souhaite (même si on aurait préféré le déclassement d'une technologie militaire plutôt que l'usage d'une centrale nucléaire) ;
- Que l'Iran n'a réellement aucune intention ni intérêt à la belligérance, contrairement aux états-unis ;
- Que la guerre en Irak a été un échec (et qu'il ne pouvait pas en être autrement), puis la guerre en Afghanistan qui devait avoir lieu juste après, a eu lieu mais est un échec aussi, et que la guerre avec l'Iran est dans la même veine, motivée par le besoin de remporter un quelconque succès dans ses opérations, afin de prétendre par la suite que c'était prévu que cela se déroule de cette sorte.

De nombreux articles sont paru pour poser la question, et si on n'a plus le droit de manifester son désaccord avec un gouvernement, est-ce encore une démocratie ? Doit-on appeler « terroriste » toute personne en désaccord avec le gouvernement ? (etc...)

D'autres ont bien montré que « le terrorisme » est la cause de mort la plus faible au monde, loin après les accidents de voitures, et extrêmement loin après la politique américaine.
Ou devrait-on dire « le nazisme américain ».

La volonté de cibler des « terroristes islamistes » est aussi de ne pas nommer directement leur motivation plus globale, qui est l'anticapitalisme.
La volonté de cibler large et d'appeler « terroristes » tout opposant à l'état, est le fait de l'antilibéralisme, c'est à dire l'opposition à l'enrichissement effréné des classes dirigeantes, qui possèdes une proportion substantielle de la production terrestre, et à une organisation sociale devenue aberrante, si uniquement motivée par le profit inconséquent et dénué de responsabilité publique.

Sous l'apparence d'un choc des civilisations de nature raciste, se dissimule en réalité un autre choc de deux autres civilisations, capitalistes ou non.
Or le capitalisme, bien que seul système connu et pratiqué légalement, est un système uniquement viable lors d'une reconstruction après une catastrophe. Le capitalisme tel qu'il existe, est littéralement dynamisé par les destructions massives, qui du coup ne manquent pas d'apparaître.

Non seulement il conviendra de ne plus avoir peur des mots, mais d'affronter la vérité en face si on veut avoir une chance de s'en sortir.

Il est évident que les envies de guerre tombent à brûle-pourpoint pour les politiciens, qui se donnent pour tâche de dissimuler leur impuissance pour résoudre les questions auxquelles ils ont apporté des réponses aussi délirantes que criardes.

Il conviendra aussi pour eux de dissimuler autant que faire se peut, le krash économique qui va plonger les populations des pays occidentaux dans des niveaux de vies comparables à ceux des pays du tiers-monde, comme par exemple les états-unis.

Il est probable qu'ils soient pressés de faire des guerres dans le but d'expliquer ainsi la récession économique, afin d'obtenir quelqu'un à accuser qui ne soit pas eux-mêmes.

Il faut savoir que pendant ce temps, la révolution bolivarienne a pu sauver la vie et apporter médecine et scolarité gratuite à des millions de personnes, avec une politique de redistribution équitable et de réappropriation des richesses pillées par les firmes américaines.

Et pendant que les anciens pays du tiers-monde deviennent riche grâce à une politique basée sur la lutte contre le libéralisme, les pays occidentaux s'enfoncent dans leur refus de changer la voie qui leur a été suggérée parles plus illustres criminels de l'histoire.

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