160311 15 min

Le petit dictaton - suivi de - L'essaim gris

"Les problèmes révolutionnaires ne sont pas tant systémiques que psychologiques"

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Le petit dictaton

Quand une décision injuste tombe, on reçoit un choc psychologique. Après une nuit à mal dormir, on essaie hargneusement d'accorder ensemble la nécessaire tempérance de la raison aux arguments logiques les plus évidents. Insoumis, on envoie une réponse bien pesée, et assez grandiose pour ne pas souffrir de sortir du cadre de la conversation privée, et résonner sur la place publique. On espère à coup sûr obtenir l'approbation des badauds.

Là où on peut dire que nous sommes en dictature, c'est quand on voit la somme des impensés s'agglutiner au point de devenir comme une vague qui vous submerge. De ne trouver d'appui nulle part, personne pour nous aider. Seulement des arguments tels que "si on s'en prend à un plus fort que soi, ça fait mal".

Ce n'est pas tant qu'en face, la mauvaise foi se couvre d'une insatiable (bien qu'infondée) probité, que les badauds semblent moins sensibles à la logique et à la raison, qu'à la peur qui dirige leur conduite.

D'une part, le fautif-puissant ne peut cesser de jouir de sa posture assise et inamovible, en ce qu'elle offre le spectacle de la raison, et en ce qu'elle conforte son égo et son sentiment de supériorité. Et parce qu'il se sait vu, le dictatoriton réemploie les arguments qui pourraient le contredire en les associant avec ceux qui l'arrangent, même si ça n'a aucun sens, et même quitte à s'enfoncer encore plus dans le déni et l'irrationnel. Il s'en fout parce que la peur qu'il véhicule est plus forte que la raison.

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La guerre civile mondiale de 2020 n'est pas seulement due à l'effondrement d'un système irrationnel donc intenable, qu'il suffit de rendre rationnel et (donc) florissant, c'est aussi le mur d'illogisme sur lequel vont devoir aller s'encastrer tous les membres de la société eux-mêmes.

Il faut se dire que s'ils avaient passé autant de temps à faire des maths qu'à regarder la télé, ils seraient tous aujourd'hui de brillants scientifiques. Et en même temps ils auraient tous été confrontés à une doxa détenue par les 1% de fesses-assises, gardiens d'un savoir (constitué d'une centaine de choses environ) qui servent de siège à leur fondement qu'ils refusent catégoriquement de bouger.

Je veux dire, ces armées de téléspectateurs sont des génies de la communication, non pas qu'ils sachent s'exprimer correctement (ils ne le savent pas) mais ils savent détecter et adorer ceux qui le savent. C'est ainsi que va leur vote, et cela, sans porter aucun attrait à la logique ou à sa moralité. C'est sûr que pour voter il ne vaut mieux pas se sentir capable de faire mieux.

On ne peut pas être spécialiste en tout. Rarement les bons vendeurs sont de bons penseurs, ils sont assez fins psychologues pour cueillir les pigeons, mais s'excluent au nom de leur spectacle des analyses qu'ils peuvent formuler.

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A la base le problème de l'occident c'est qu'il se croit supérieur, ses institutions se croient supérieures, ses membres se croient tous supérieurs les uns aux autres, les employeurs se croient supérieurs aux employés, les employés aux chômeurs, les chômeurs aux clochards, et les clochards se croient supérieurs à tout le monde, de par l'avantage de vivre en dehors du système, ce dont jouissent aussi les grands patrons.

Mais il n'y a pas que ça ; S'il n'y avait que ça il n'y aurait pas les 99% autres constituants de cela.
La perception de la réalité elle-même est d'une rare, grande et en pleine phase d'accélération obscurité.
En observant la société civile on peut affirmer qu'effectivement il est possible d'observer un fait qui a échappé à mister Darwin, selon lequel l'évolution d'une espèce - ou l'évolution d'une civilisation qui est une super-espèce - peut parfois infléchir sa course et même l'inverser, pour finalement involuer, régresser.

Non seulement les humains d'aujourd'hui ne sont pas supérieurs à ceux d'il y a 35 000 ans (on apprend que l'humanité est en fait vieille de 4 millions d'années - comme quoi il y a eu beaucoup de perte) mais ils ne le sont pas non plus de ceux qu'il y a cent, cinquante ou même dix ans, ou même de l'année dernière (contrairement à ce qu'ils croient).

La réalité telle qu'elle est perçue le plus souvent, n'est qu'une opinion préfabriquée qui jaillit spontanément comme un réflex à propos de toute chose. Le peu de temps qu'il reste aux gens pour réfléchir leur est si précieux que lorsqu'ils se forgent une opinion ils la gardent précieusement toute leur vie et sont prêts à se battre et mourir pour elle, comme un totem de la promesse future d'un monde où on aura des idées réflectives tous les jours.

Un homme voit une voiture sur une piste d'avion, il se dit "elle est bête cette voiture, elle ne décollera jamais !" sans même se fatiguer à penser que si elle est là, c'est pour une bonne raison. Et même une fois confronté à l'absurdité, là où le petit dictaton avait une dernière chance de se convertir en poseur de question-stupide - chemin qui mène vers l'intelligence - il préfère sauter par-dessus cette barricade en émettant des accusations frauduleuses et infondées.

Cet exemple topique n'est que vaguement parlant de toutes les fois où les gens vont jusqu'à remettre en cause votre propre existence au détour de petites phrases assassines, comme si le flic (ou l'employeur, ou le politicien) servait de relai à la voix de la dictature. Malgré qu'il suffise de prendre le temps d'observer la réalité pour ne pas dire une fausseté, dommageable et douloureuse, ce coût ne semble rien signifier en mesure de l'effort intellectuel que le petit dictaton devrait fournir.

Choqué, les gens ont souvent la pudeur de ne pas donner la solution trop vite à ceux qui se trompent lourdement, ils leur laissent de délicats indices sensés activer la concentration, tels que "non tu fais erreur".
Évidemment ils pourraient lui expliquer que la voiture sur la piste ne fit que conduire un passager ou peut-être, repeindre des lignes blanches, ou encore transporter des ouvriers. Les hypothèses sont nombreuses et faciles à deviner. Mais le petit dictaton serait condamné à faire la pirouette inverse de la première, celle de la contrition, celle de se dire "ah pardon je n'y avait pas pensé, suis-je bête !". Évidemment avec tous les spectateurs qui regardent et qui lui font confiance, cela lui ferait perdre beaucoup de son lustre.

Mais tant qu'il nie et s'accroche à sa version, en cavalant de boutades en détournement d'arguments, son lustre sera sauvé, et c'est pour ça qu'il continue. Il n' plus le choix, il ne peut plus revenir en arrière. Il ira même jusqu'à, dans un acte de dépit et de démence, provoquer lui-même les événements qu'il croyait voir.

Cela on peut l'observer dans deux cadres d'analyse, le premier quand on voit Israel mettre un couteau dans la main d'un enfant assassiné sans raison, ou à une autre échelle les pays causer des attentats contre leurs propres ressortissants afin de justifier le business de la sécurité (incluant les armes). Le second quand la réalité devient à l'image de ce qu'on croit de la réalité, un fleuve devient inutile, une forêt devient stérile, un être humain devient un robot...

Tous ces faits sont le résultat de la façon dont on les considère, et évidemment il y a un seuil au-delà duquel il devient difficile, de rendre grâce à une nature dévastée ou de glorifier l'humanité que renferme une vieille personne aigrie et très désagréable.

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Le chemin de la révolution est celui de la redéfinition du réel, avec à l'esprit le fait que cette redéfinition doit rester en éveil permanent.

Les gens doivent devenir des penseurs et des analystes, des savants. Et bien que cela soit fatiguant de l'admettre, ou encore que le meilleur terreau de cette fertilité soit la Liberté, cet effort est en réalité un devoir qui incombe à l'humain. C'est un devoir d'ordre évolutif.

En refusant sa condition d'être pensant l'humain désagrège l'humanité, et elle échoue, une fois de plus, comme souvent depuis 4 millions d'années.
Pourtant l'effort qui lui est demandé nécessite une énergie qui se recharge facilement, grâce au repos, à la joie de la découverte, au soutien des proches, et à la réussite. C'est une énergie illimitée, dont l'usage ne coûte rien mais au contraire, rapporte beaucoup. Et ce qui doit être fait avec cette énergie, n'est que d'avoir des idées, que de penser, un acte qui pèse zéro gramme et prend zéro seconde (sauf si quelqu'un ne cesse de vous parler en même temps). C'est un acte qui doit être quotidien et surtout ce doit être considéré comme un devoir, au même titre que c'est un devoir de trouver à manger, ou de survivre en temps de guerre.

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L'essaim gris

"Plus vous progressez vers la vérité, moins on vous croit"

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Une armée de politiciens aux costards gris avancent en troupeau face à une humanité qui meure, supplie, crie au secours, pleure, et perd complètement espoir.

Fiers de la couleur de leur costume, faisant chavirer les vieilles dames avec la noirceurs de leurs regards assortis à leurs cravates, ils marchent d'un pas décidé - inspiré du mannequinat, conseillés par les marketteurs - telle une armée en guerre, se ruant sur leur pire ennemi, les peuples.

Pleutres et faibles, ils simulent la force et le courage afin de dissuader les plus ignares dont ensuite ils se pourront se moquer.
Ils se gaussent : "Si les peuples se font avoir par notre cruauté, c'est qu'ils le méritent !".

Ils rient d'avance du succès de cette guerre, financée par ceux qu'ils veulent détruire. Car même si certains se défaussent de leurs obligations, et qu'ils survivent, ceux-là seront d'autant plus faciles à écraser.
Ils regardent venant vers eux les plus courageux chevaliers, utilisant leur armes et leur légitimité pour se hisser à leur niveau, pour mieux les utiliser comme exemple du chemin qui conduit à devenir comme eux.

Leur objectif dans la vie, ils l'ont déjà atteint, et les questions dans lesquelles s'engouffrent leur obsession névrotique ne sont déjà plus celles du commun des mortels.

Intouchables, ils modulent les lois selon leur bon-vouloir, toujours dans leur intérêt, pourvu qu'il ne soit pas au premier degrés, mais par incidence. Pour eux tout ce qui est trop long à expliquer est une ombre dans laquelle se tapir. Ils sont capables de créer des lois uniquement pour satisfaire leur perception aberrante de la réalité, indépendamment de tout risque d'être contredits. Et en même temps ils présentent la violation des lois comme un acte de courage et de puissance qui ne fait qu'asseoir leur position. (Et qui fiche la trouille aux ennemis).

Comme dans le commerce où le prix est évalué à partir de vagues repères, l'illusion de moralité est le principal vecteur des lois. Elles sont le fruit d'une estimation psychologique (viciée) hissée au statut de vérité scientifique.

Par ces lois ils criminalisent des gens jusqu'ici honnêtes et bien intentionnés. Ils punissent de façon disproportionnée des faits purement symboliques tandis que la criminalité de haut vol atteint des sommets inter-étatiques. La criminalité internationale est un business qui rassemble tous les marchés immoraux auxquels personne de sain n'ose penser.

Parmi ces politiciens il y a les meneurs et les marionnettes, il faut du recul pour les distinguer. Les meneurs sont connectés aux mafias inter-étatiques, ce sont leurs VRP. Ils servent du fusible si jamais un problème survient. Les marionnettes sont juste des pions temporaires qui servent à consolider les espaces libres dans la périphérie du château-système, et à les rendre étanches. Ils sont bêtement convaincus et moyennement conscients d'être manipulés.

Leurs supérieurs hiérarchiques planifient - eux aux moins - l'évolution politique à long terme, en faisant valser les opinions de façon à créer l'illusion d'un horizon de liberté, aux yeux des citoyens-spectateurs. Mais cet horizon se resserre. Ils sont comme les fermiers dont nous, le bétail, ne comprenons pas trop bien ce qu'ils font, mais sommes contents pourvu qu'on ait du foin à mâcher.

Ils administrent leurs régions selon des préceptes qui leur viennent d'encore plus haut, et parfois sont sommés d'obtenir des résultats, si par exemple il ont envie d'éliminer 20% de la population mondiale, pour voir si ça arrange leurs affaires.

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Comble de la satisfaction pour eux, ils ont été contactés par des gens encore plus gris qu'eux, des extra-terrestres gris, ceux qui offrirent des pièces détachées à l'armée américaine à Roswell en 1947. Ceux là aussi, sont en train d'administrer une région de l'espace, bien que celle-ci soit normalement considérée comme paisible. En voyant la Terre ils y ont vu une colonie parfaite pour leur villégiature. Les humains sont si peu évolués, faibles et crédules, qu'ils peuvent en faire ce qu'ils veulent.

Ils ont bien étudié leur cas, en voulant coloniser une civilisation colonisatrice, ils l'empêche de devenir une nuisance, tout en rendant invisible leur action, puisqu'elle se loge dans le déni.
En effet, intervenir, s'ingérer dans les affaires, porter des jugements dont l'infondé ne souffre aucune contradiction, dire aux gens ce qu'ils doivent faire et penser, c'est tellement courant dans cette civilisation, qu'ils ne sauront pas d'où ça vient, ne sauront pas le déceler, et s'ils le décèlent, ils ne sauront pas le contredire, sans eux-même s'auto-accuser des pires crimes.

C'est un parfait business pour les gris. Ils fonctionnent comme une ruche, qui dépose des nids. Sur Terre ils ont commencé. Ils ont le temps, ils sont méthodiques. Le temps qu'il faut pour rendre possible le croisement génétique - car ils ne peuvent pas s'implanter directement, car les conditions sur Terre (composition de l'air, lumière, gravité) sont invivables pour eux - donc ils s'implantent en nidifiant.

Eux-mêmes sont issus d'une ruche largement plus vaste, dont la principale occupation est de coloniser toutes les planètes possibles à coloniser. Ils font des études de marché et lancent des OPA sur toutes les planètes qu'ils veulent s'approprier.
Ce faisant, il va de soi qu'ils exterminent toute la race humaine, qui termine ici son séjour évolutif dans l'univers, sans plus d'espoir d'évoluer ensuite vers des formes plus rationnelles de civilisation.
Eux-mêmes n'ont que faire de ces questions, ils ne pensent pas en terme de millions d'années, mais de simples milliers ; ils sont court-termistes.
Et ils ne pensent qu'à leur propre gueule, évidemment.
Pour ça, ils s'entendent bien avec les puissants des mondes sous-évolués.

Pour eux une OPA est facile à lancer, les humains, bêtes comme des brebis, utilisent un système d'échanges de valeurs transposables, si bien qu'il suffit d'injecter de la valeur dans leur système pour tout s'approprier.
Leur technologie leur permet évidemment de convertir aisément l'énergie en or et en diamants, ou en tout appareil ou technologie utile pour une action précise.

Mais en premier il faut créer un besoin, car évidemment ils seraient impuissants face à une planète auto-suffisante, qui produit une richesse excédentaire, et dont le système social est basé sur des choses réelles, mesurées et pondérées. Si la planète est assez stable, et que cette stabilité lui a conféré le loisir de glorifier la liberté et l'humanité, les valeurs divines, l'harmonie, la beauté, alors elle est inattaquable.

Mais si l'essaim gris tombe sur un monde où les gens se battent entre eux pour survivre, se faisant les uns les autres une concurrence subconsciente permanente, avec des élites douteuses et caricaturales, alors c'est un bon client pour être colonisé.

En accélérant le désordre, en créant par petites touches infimes les contrariés qui nourrissent la haine, en bloquant insidieusement la naissance et la croissance de mouvements humanistes et généreux, en les entachant, en démoralisant tout le monde et en faisant en sorte que les gens s'entre-démoralisent les uns les autres, et cela dans une phase croissante... ils arrivent a grappiller leur emprise sur le destin de la terre.

En suggérant aux puissants les moyens de l'être encore plus, leur donnant des idées qu'ils n'auraient pas eu tant elles sont énormes, comme racheter tous les médias et les faire parler d'une seule voix, par incitation-récompense, de façon qu'ils deviennent autonomes dans leur œuvre pour le bien de l'Empire, eux mêmes cristallisent les voies qui leur permettront ensuite d'avoir un conduit direct à la conscience de chacun.

Leur plan est bien ficelé. Une fois un effet de seuil atteint dans la crise systémique qui tend justement à prouver son inanité - et alors même qu'elle sert les intérêts de l'essaim colonialiste - intervient l'effondrement collaptique. Comme avec une personne qui s'évanouit, quand ses fonctions cérébrales se débranchent du corps, idem, toute la civilisation perd sa planète.

Le chaos est tel, sur le plan physique et psychologique, quand il n'y a plus personne à qui faire confiance, quand des réfugiés armés composent la deuxième moitié de la population, et que sans leur famine sert les intérêts des puissants, la civilisation s'effondre (pour la centième fois au moins).

C'est de ce moment que l'essaim gris compte profiter pour mettre la main sur le caillou (la Terre, juste un emplacement stratégique, pas besoin de végétation).
Leur façon de procéder sera à la fois si familière et habituelle, que les masses s'y plieront de bon gré, en se disant qu'ils rachèteront peut-être les crimes colonialistes du passé, en devenant cette fois la proie.
Après tout "les bienfaits du colonialisme" ça existe non ?
Toutes ces civilisations colonisées sont devenues "plus modernes". Leur culture a été anéantie, des génocides ont permit de calmer les plus épris de liberté, mais finalement la paix est revenue, non ?

Ils proposeront des petits pactes, avec les petits dictatons du coin, qui leur conféreront à la fois des avantages en nature et à la fois les louanges de leurs animaux de ferme. Ils imposeront leur présence comme une sorte d'évidence pour mieux nous aider, contre laquelle toute discussion est vaine ; et implicitement sous la menace du chaos qu'il y aurait s'ils n'étaient pas là pour y remédier.

Et ensuite... bon on s'en fout ce ne sera plus notre civilisation, ni mêmes nos propres descendants.

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Pour en revenir à une époque plus contemporaine, il faut savoir que ces petits dictatons, ces politiciens en guerre ouverte - quoi que hypocrite - contre les peuples, il faut savoir à quel point ils sont faibles.

Si effectivement ils craignent les arguments logiques et fondés comme les vampires craignent la lumière, c'est parce qu'ils sont d'une extrême fragilité et fébrilité. S'ils sont démasqués, ils n'auront rien d'autre à faire que repartir la queue entre les jambes, en courbant le dos. Et ce sera tout ! Et ce sera fini, et on aura évité le pire !

Tout ce qu'il faut pour cela, c'est un entraînement à la réflexion qui soit aussi poussé que celui à tenir le rôle de spectateur désenchanté. Tout ce qu'il faut pour sauver l'humanité, c'est d'être actif, debout, intelligent, au sens réel du terme. Pour savoir si on l'est, il n'y a pas trente-six cas de figure, il suffit de se projeter dans le champ évolutif.

Quel avenir dépend de chacun des mots qui sortent de votre bouche ?