25/08/2007 16 min #10552

Chomsky : Expertise, éthique et responsabilité

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Noam Chomsky interroge l’inclinaison des élites ayant accédé aux cercles de pouvoir à se proclamer seules compétentes pour décider du sort des nations. Il juge que cette « prétention à l’expertise », s’accomode mal de la démocratie et tend à considèrer les simples citoyens comme de « sots importuns » qui entravent le processus de décision des professionnels. En temps de guerre, il ne s’agit pas là d’un débat théorique, mais d’un enjeu fondamental pour la société. Premier volet d’un entretien avec le poète Gabriel Matthew Schivone.

Responsabilité et culpabilité en temps de guerre

Le rôle de l’intelligentsia dans le consensus idéologique

Conférence débat avec Noam Chomsky conduite par Gabriel Matthew Schivone, [1] , Massachusetts Institute of Technology, le 25 juin 2007
La responsabilité des intellectuels

Gabriel Matthew Schivone : Vous adressant à une assemblée constituée essentiellement d’étudiants lors d’un forum public aux portes du Massachusetts Institute of Technology, en 1969, vous aviez dit : « Cette communauté en particulier est celle qu’il convient de prendre en compte dans un endroit comme le MIT car, bien-entendu, vous êtes tous libres d’entrer dans cette communauté - en fait, vous êtes invités et encouragés à y entrer. La communauté de l’intelligentsia technique, des concepteurs d’armes, des experts en contre-insurrection, et des planificateurs pragmatiques d’un empire américain est l’une à laquelle on vous incite très fortement de vous associer. Les incitations, en fait, sont très réelles ; leurs récompenses en matière de pouvoir, de revenu, de prestige et d’autorité sont très importantes. »

Commençons par discuter de la portée de ces incitations, à la fois au niveau universitaire et social. Est-il primordial, selon vous, que les étudiants prennent soin de comprendre ce qu’est, comme vous le décrivez, cet ordre social hautement technocratique de la communauté académique ainsi que sa fonction dans la société, tout autant que ceux qui traitent de ce sujet parmi les professionnels académiques et qui sont donc plus directement concernés ?

Noam Chomsky : L’importance que cela revêt pour un individu dépend des objectifs de cet individu dans la vie. Si les objectifs sont de s’enrichir, d’acquérir des privilèges, de faire un travail techniquement intéressant - bref, si les objectifs sont la satisfaction personnelle - alors ces questions ne sont aucunement pertinentes. Si vous vous souciez des conséquences de vos actes, de ce qui se passe dans le monde, de ce à quoi l’avenir ressemblera pour vos petits enfants, et d’autres choses dans la même veine, alors elles sont capitales. Cela dépend donc des choix que font les gens.

GMS : En quoi est-il naturel de s’adresser à une audience constituée d’étudiants ? Et pensez-vous qu’il est tout aussi utile de « parler vrai » aux professionnels du savoir ou faut-il procéder différemment ? Y’a-t-il là un potentiel intéressant à court ou moyen terme ?

NC : Je suis toujours mal à l’aise avec le concept de « parler vrai », comme si d’une manière ou d’une autre nous connaissions la vérité et qu’il s’agissait juste d’éclairer ceux qui n’auraient pas atteint notre hauteur de vue. La recherche de la vérité est une quête coopérative sans fin. Nous pouvons, et devons, l’entreprendre dans la mesure où nous le pouvons et encourager les autres à faire de même, en cherchant à nous affranchir des contraintes imposées par les institutions coercitives, le dogme, l’irrationalité, la conformité excessive et l’absence d’initiative et d’imagination, et de nombreux autres obstacles.

En ce qui concerne les possibilités, elles ne sont limitées que par la volonté et le choix.

Les étudiants sont dans une phase de leur vie où ces choix sont le plus urgents et le plus éloquents, et où ils bénéficient de libertés et de circonstances inhabituelles, sinon uniques, qui permettent d’explorer les choix disponibles, de les évaluer et de les suivre.

GMS : À votre avis, en quoi les privilèges provenant d’études supérieures ou d’une profession académique sont-ils corrélés, comme vous l’affirmez dans certains de vos écrits, avec une plus grande responsabilité vis à vis des atrocités catastrophiques comme la guerre du Vietnam ou celles du Moyen-Orient dans lesquelles les États-Unis sont maintenant impliqués ?

NC : Eh bien, il s’agit là d’évidences morales. L’une d’elles consiste en ce que des moyens accrus s’accompagnent de responsabilités accrues. Si vous avez des moyens très limités, alors vous avez une responsabilité limitée de ce que vous faites. En fait, c’est assez élémentaire, je ne sais pas comment le formuler autrement.

Et ceux que l’on qualifie « d’intellectuels » sont tout simplement ceux qui en l’occurrence ont des moyens importants. Ils ont les privilèges, ils ont les ressources, ils ont la formation. Dans notre société, ils bénéficient d’une grande liberté - pas totale, mais plutôt grande - et ils peuvent faire des choix variés, et s’y tenir avec une assez grande liberté, et, simplement, cela les rend responsables des conséquences prévisibles des choix qu’ils font.
L’avènement d’une intelligentsia de la technique

GMS : Je pense qu’il nous serait profitable de revenir sur les origines et l’évolution de ce courant idéologique qui prédomine maintenant dans la vie intellectuelle et sociale contemporaine aux États-Unis. En fait, où pouvons-nous retrouver l’origine de cette solide coterie d’experts techniques au sein des écoles, et ailleurs, que l’on évoque parfois comme étant « à la solde » ou encore « un clergé laïque » [2] ?

NC : Eh bien, cela remonte à la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, quand il y eut un débat important - pas seulement aux États-Unis mais aussi en Europe - sur la question de ce qu’on appelait alors « une nouvelle classe » d’intellectuels scientifiques. À cette période il s’accumulait une quantité de connaissances et d’expertise technique qui permettait à une certaine classe dirigeante éduquée et formée de prendre une part plus importante aux processus décisionnaires et à la planification. On pensait qu’il s’agissait d’une nouvelle classe prenant la place de l’aristocratie, des possédants, des dirigeants politiques, etc., et qu’ils pourraient jouer un rôle plus important - et bien sûr ils aimaient cette idée.

De ce groupe est née une idéologie de planification technocratique. Dans l’industrie cela s’appelait « la direction scientifique ». Elle s’est implantée dans la vie intellectuelle grâce au concept de ce qu’on appelait la « classe responsable » constituée d’intellectuels sérieux qui résoudraient rationnellement les problèmes du monde, et qui devraient pour cela être protégés du « vulgum pecus » [3] qui pourraient interférer avec eux. Et cela continue jusqu’à aujourd’hui.

Quant-à savoir si cela était véridique, c’est une autre histoire, mais pour la classe des intellectuels de la technique, il est très flatteur de se dire « Nous sommes les personnes rationnelles et intelligentes, et le processus décisionnaire devrait-être entre nos mains. »

En réalité, comme je l’ai mentionné dans certains de mes écrits, c’est très proche du bolchevisme. Et, en fait, si vous mettez côte-à-côte, disons, les propos de personnes comme Robert McNamara et V.L. Lénine, la similitude est frappante. Dans les deux cas il y a l’idée d’une avant-garde de planificateurs rationnels qui savent dans quelle direction la société devrait aller, ainsi que les décisions efficaces qu’il faut prendre, et qui devrait être autorisée à le faire sans interférence venant, comme le dit l’un d’entre eux, Walter Lippmann, des « sots importuns » [4], à savoir, la population en général, qui se met en travers du chemin.

Il ne s’agit pas d’une conception neuve : c’est juste une nouvelle catégorie de personnes. Deux cent ans en arrière, vous n’aviez pas une classe identifiable d’intellectuels techniques, juste des gens avec une éducation généraliste. Mais à mesure que se réalisa le progrès technique et scientifique il se trouva des gens qui sentirent qu’ils pouvaient se l’approprier et ainsi devenir les dirigeants qu’il fallait de la société, dans tous les domaines. Cela, comme je l’ai dit, va de la direction scientifique dans l’industrie, au contrôle social et politique.

Il y a des périodes de l’histoire, par exemple, pendant les années Kennedy, où ces idées se sont vraiment épanouies. On trouvait alors, comme ils se désignaient eux-mêmes, « les meilleurs et les plus brillants ». Les « types intelligents » qui pouvaient tout diriger si seulement on les laissait faire ; qui pouvaient mener les affaires scientifiquement si seulement les gens ne se mettaient pas en travers du chemin.

Il s’agit là, on peut le comprendre, d’une quasi constante historique. Et cela ne fait que souligner combien la démocratie est toujours crainte et détestée dans le milieu de l’élite culturelle, et cela est particulièrement criant aujourd’hui. C’est souvent corrélé avec une proclamation d’amour pour la démocratie. Plus vous haïssez la démocratie, plus vous dites combien c’est formidable et combien vous lui êtes dévoué. C’est l’une des manifestations les plus claires de la crainte viscérale et de la détestation de la démocratie qui voudrait permettre, encore une fois selon Lippmann, que « les ignorants importuns » s’interposent sur notre chemin. Ils doivent être divertis et marginalisés d’une façon ou d’une autre pendant que nous nous occupons des questions importantes.

Bon, ça c’est la ligne principale. Et vous la retrouvez en permanence, mais avec plus de prégnance dans la période moderne où les prétentions à l’expertise sont tout du moins plus plausibles. Quant à savoir si elles sont sincères ou non, c’est, là encore, une autre histoire. Mais, les prétentions à l’expertise sont très étonnantes. Ainsi, les économistes vous disent « Nous savons comment diriger l’économie » ; les experts ès sciences-politiques vous disent « Nous savons comment diriger le monde, et vous ne devez pas vous en mêler car vous n’avez ni les connaissances ni la formation spécifiques. »

Quand vous y regardez de plus près, les prétentions s’effritent assez rapidement. Il ne s’agit pas de physique quantique où on trouve certes des prétentions infondées, mais parfois aussi des fondements à ces prétentions. Mais ce qui se rapporte à la vie humaine est, de façon caractéristique, très largement à la portée d’une personne se sentant concernée et prête à se donner la peine.

GMS : Étant donnée la prétention de cette nouvelle classe à être la mieux à même de prendre les décisions, dans quelle mesure est-elle effectivement en charge ?

NC : Mon impression est qu’ils sont loin d’être aussi puissants qu’ils le croient. Par exemple, quand John Kenneth Galbraith fit la description de l’élite technocratique prenant en main la direction de la société - ou quand McNamara écrivit sur ce sujet, ou d’autres - il y avait beaucoup d’illusions. En fait, ils peuvent accéder à des fonctions d’autorité et de prise de décision seulement s’ils agissent dans les intérêts de ceux qui possèdent et dirigent véritablement la société. Vous pouvez avoir des gens qui sont tout aussi compétents, et même plus, et qui ont des conceptions sur l’ordre économique et social qui vont à l’encontre, disons, du pouvoir des firmes, et ils ne seront pas intégrés dans les secteurs de planification. Donc, pour entrer dans ces milieux qui planifient vous devez d’abord vous conformer aux intérêts des vraies concentrations du pouvoir.

Et, là encore, il y a beaucoup d’illusions sur ce sujet - dans les médias aussi. Tom Wicker en est un fameux exemple, c’est l’un des « éditorialistes de gauche » dans le New York Times. Il s’énerve très vite quand des critiques lui reprochent de se conformer aux intérêts du pouvoir et de rester confiné dans les limites doctrinales des médias, qui proviennent de la structure entrepreneuriale, etc. Et il répond, très énervé - et très correctement - que personne ne lui dicte ce qu’il a à dire. Il écrit tout ce qu’il veut - ce qui est absolument vrai. Mais s’il n’écrivait pas ce qu’il écrit il n’aurait pas un éditorial dans le New York Times.

C’est le genre de chose dont il est difficile de se rendre compte. Les gens ne veulent pas, ou plutôt sont souvent dans l’incapacité de se rendre compte qu’ils se conforment à une autorité externe. Ils se sentent très libres - et ils le sont vraiment - aussi longtemps qu’ils se conforment. Mais le pouvoir réside ailleurs. Cela est aussi vieux que l’histoire à l’époque moderne. C’est souvent très explicite.

Adam Smith, par exemple, traitant de l’Angleterre, a fait remarquer de façon intéressante que les marchands et les fabricants - les forces économiques de son époque - sont les « principaux architectes de la politique », et ils s’assurent que leurs propres intérêts sont « traités avec la plus grande attention », quelle que soit la gravité des effets sur les autres, y compris sur le peuple d’Angleterre. Et cela est un bel exemple de savoir-faire étatique, ainsi que de planification sociale et économique, qui continue jusqu’à l’époque actuelle. Quand vous avez des personnes avec des compétences en matière de prise de décision, ils peuvent entrer dans le système, et ils peuvent prendre les décisions qu’il faut - dans les limites du cadre qui est fixé au sein des véritables concentrations du pouvoir. Et aujourd’hui ce ne sont plus les marchands et les fabricants de l’époque d’Adam Smith, ce sont les firmes multinationales, les institutions financières, et ainsi de suite. Mais, si vous dérivez trop loin de leurs intérêts, vous ne serez pas un décideur.

Ce n’est pas un effet mécanique, mais c’est incontestablement vrai que les personnes qui arrivent à des postes de décideur (plus exactement, ce qu’ils pensent être des postes de décideur) sont ceux qui se conforment au cadre de base des personnes qui, en définitive, se sont appropriées la société et la dirigent. C’est pourquoi vous avez un certain assortiment de dirigeants technocratiques et pas un autre assortiment de personnes tout aussi capables, si ce n’est plus, de mener à bien les politiques, mais qui ont des idées différentes.

GMS : Quel est le degré de responsabilité et la part du poids de la culpabilité au niveau individuel ? Que pouvons-nous apprendre sur la façon dont on se voit quand on se trouve à des postes de pouvoir et d’autorité ?

NC : Vous ne trouverez presque jamais quiconque, que ce soit dans une usine d’armements, ou une agence de planification, ou dans la direction des firmes, ou quasiment n’importe où ailleurs, qui dira « Je suis vraiment un sale type, et je veux juste faire des choses qui profitent à moi et à ma famille. » De façon presque invariable vous entendez une noble rhétorique du genre : « Nous travaillons au bénéfice des gens. » Le cadre d’une firme qui sue sang et eau au bénéfice des travailleurs et de la communauté ; le banquier sympa qui veut juste aider tout le monde à créer son entreprise ; le dirigeant politique qui tente d’apporter la liberté et la justice au monde - et ils y croient probablement tous. Je ne veux pas faire croire qu’ils mentent. Il y a un échafaudage de justifications routinières pour tout ce que vous faites. Et il est facile de les croire. Il est très difficile de regarder dans un miroir et de dire « Ouais, le type qui me regarde est un criminel pernicieux. » Il est beaucoup plus aisé de dire « Celui qui me regarde est vraiment débonnaire, dévoué, et il est obligé de faire ces choses car c’est au bénéfice de tout le monde. »

Vous avez également des moralistes respectés comme Reinhold Niebuhr, un temps surnommé « le théologien de l’establishment ». Et la raison en est qu’il proposait un cadre qui, pour l’essentiel, justifiait presque tout ce que l’establishment voulait faire. Sa thèse est rendue présentable par l’emploi de termes qui en imposent, et tout ce qui s’ensuit (c’est ce que vous faites quand vous êtes un intellectuel). Mais en somme ça revient à dire « Même si vous essayez de faire le bien, le mal en résultera ; c’est le paradoxe de la grâce. » - Et ça c’est merveilleux pour les criminels. « Nous essayons de faire le bien mais le mal en ressort nécessairement. » Et cela produit son effet. Donc, je ne pense pas que les gens à des postes de décision mentent quand ils se décrivent comme débonnaires. - Ou les gens qui travaillent sur le perfectionnement des armes nucléaires. Demandez-leur ce qu’ils font, ils diront : « Nous essayons de préserver la paix dans le monde. » Les gens qui élaborent des stratégies militaires qui massacrent des gens, ils diront « Eh bien, c’est le prix à payer pour la liberté et la justice », et ainsi de suite.

Mais nous ne prenons pas ces beaux sentiments au sérieux quand nous les entendons dans la bouche des ennemis, disons, les commissaires staliniens. Ils vous donneront les mêmes réponses. Mais nous ne prenons pas cela au sérieux car ils peuvent savoir ce qu’ils font s’ils choisissent de le faire. S’ils choisissent de ne pas le faire, c’est leur choix. S’ils choisissent de croire la propagande d’auto-congratulation, c’est leur choix. Mais cela ne change pas la responsabilité morale. Nous comprenons cela parfaitement quand il s’agit des autres. C’est très difficile d’appliquer le même raisonnement à nous-mêmes.

En fait, l’un des - ou peut-être le plus - élémentaire des principes moraux est celui de l’universalité, à savoir, si quelque chose est bien pour moi, alors c’est bien pour vous ; si c’est mal pour vous, alors c’est mal pour moi. Tout code moral qui vaut la peine qu’on y prête attention a cela en son centre d’une façon ou d’une autre. Mais ce principe est très largement ignoré en permanence. Si vous voulez des exemples, il est facile d’en donner. Prenez, par exemple, George W. Bush, puisqu’il est le président. Si vous appliquez les critères que nous avons appliqués aux criminels de guerre nazis à Nuremberg, il serait pendu. Est-ce même simplement une éventualité concevable ? On ne peut même pas en débattre. Car nous ne nous appliquons pas les principes que nous appliquons aux autres.

On parle beaucoup de la « terreur » et combien c’est affreux. La terreur venant de qui ? Celle dont eux sont l’objet ? Je veux dire, est-ce même considéré comme répréhensible ? Non, cela est considéré comme hautement moral ; cela est considéré comme de la légitime défense, et ainsi de suite. Maintenant, la terreur qu’ils nous font subir, ça c’est affreux, et terrible, et ainsi de suite.

Mais tenter de s’élever au niveau d’un acteur politique doté d’un minimum moral, et ainsi ramener le débat sur le terrain moral, est très difficile. Parce-que cela signifie qu’on accepte le principe d’universalité. Et vous pouvez tenter l’expérience par vous-même et voir si cela est souvent accepté, que ce soit dans la vie privé ou politique. Très rarement.

Note de Gabriel Matthew Schivone : Toute personne souhaitant rediffuser, mettre en forme cette entrevue, en partie ou en entier, est libre de le faire, aussi longtemps que son contenu n’est en aucune façon modifié.

[1] Gabriel Matthew Schivone, étudiant de l’Université d’Arizona (Tucson, États-Unis), est éditeur de poésies dans la revue alternative de littérature et d’information générale Days Beyond Recall. Ses articles ont été diffusés dans de nombreuses publications, comme Z Magazine et le Monthly Review. Il est un membre actif de Students for Reproductive Justice, Voices of Opposition, Students for a Democratic Society, et Women’s Resource Center. Son oeuvre, « The Dead », est lauréat 2007 du Frederica Hearst Prize for Lyrical Poetry.

[2] NdT : secular priesthood

[3] Ndt : vulgar masses : les masses vulgaires.

[4] NdT : « ignorant and meddlesome outsiders » : les personnes extérieures, ignorantes, et se mêlant de ce qui ne les regarde pas.

Publication originale Znet, traduction Yann Le Du pour Contre Info.
contreinfo.info

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