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Accusable de caractères acquis involontairement

Les Droits de l'Homme avaient bien prévu le coup en élargissant toutes les causes de discrimination, parmi lesquelles les plus injustes de toutes, celles qui concernent les caractères acquis involontairement.

Caractère génétique, ou de classe sociale, etc... n'importe qui devrait pouvoir voir jusqu'à quel point on peut dépenser son énergie dans l'innocuité.
C'est à eu près aussi stupide que d'accuser un caillou d'être moche.
De nos jours la culture populaire est assez élevée pour se douter qu'il y a un effet miroir dans ce que l'on "voit" et qui irrite.

Mais dans les Droits de l'Homme on n'avait même pas imaginé la circonstance où le caractère acquit avait été infligé par celui qui brime, accuse et discrimine.
D'où l'irrationnelle politique qui consiste à refuser le droit d'asile à des étrangers établis en France, ce qui est une violation, et d'accuser ceux-là de n'être "que" des "sans-papiers", pour ensuite les renvoyer dans le pays dont ils sont originaires, comme cela sera spécifié sur un autre "papier" ; Y compris si ces pays sont en guerre ou s'ils y sont en danger ou si ces gens ont de la famille et une vie en France.

La liberté devrait être un droit suzerain dans la mesure où le choix appartient inaliénablement à l'individu, le plus souvent, en accord avec son environnement, un consensus et la raison.
Quand un choix est fait, nul ne devrait pouvoir revenir en arrière sur ce choix, et l'oblitérer même s'il a été fait de nombreuses années auparavant, pour revenir dessus et décider à la place de l'Humain.

La conséquence de l'annulation a posteriori de ce choix, est bien plus grave que le fait de replacer l'individu dans le continuum espace-temps qui aurait été le sien si ce choix avait été différent; c'est surtout l'annulation du sentiment de liberté qui a animé ce choix.

Ce sont des communications à l'échelle des lustres, et on peut se dire que la réponse à une telle communication, celle d'un homme qui rêve d'une vie meilleure et de son renvoi en raison de ce dont il n'est pas responsable, ne pourra qu'alimenter un sentiment de grande souffrance, qui ensuite peut évoluer de différentes manières selon les choix libres de chacun, vers le ressentiment, ou vers le dépassement.

Si il est communément admis que les Droits de l'Homme sont un idéal vers lequel on se doit de tendre, non seulement je n'en vois pas les efforts, mais qui plus est je vois plutôt une peau de chagrin et un recul permanent d'avec cet idéal.
Originellement les Droits de l'Homme étaient demandés immédiatement, puis une fois noyés dans les procédures, les anciennes ont continué de fonctionner.
Un conflit a lieu entre ces procédures et ce qu'elles devraient être si la déclaration était scrupuleusement respectée. Créer de nouvelles procédures ou au moins avancer vers l'idéal recommandé par la déclaration, ne peut aucunement se justifier par des privations locales de ces droits, leur résiliation, ou leur spécialisation.

Cela aussi n'était pas écrit, parce que ça devrait tomber sous le sens.

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