26/05/2006 4 min #1050

Communisme ?...

Le 22 mai 06 à 14:47, Laurence a écrit :

C'est en plus contraire à ce qui est observé.

L'économie est non monétaire et consiste en coopération et échanges.

Mais bon...

Vous voulez prendre femme en Amazonie ou au Kalahari?

Il faudra débourser force têtes de flèches ou plumes d'oiseau pour que le

beau-père donne sa fille! La chasse est commune.....

Un ordre de prise existe.

On peut facilement jouer sur la taille de découpage de l'information pour

déformer n'importe quel propos...

Alors quelques précisions :

D'abord, vu l'état actuel d'évolution de la race humaine, aucun group ne peut

fonctionner sans règles, d'ailleurs même si suffisament de personnes matures

décidaient de se regrouper, ils adopteraient de façon implicite et spontanée

des règles de comportement communes. De plus tout groupe cohérent et

perdurant dans le temps partage un ensemble de valeurs communes ainsi qu'un

système de symboles qui constituent leur cadre référenciel et légitimisent

l'existence du groupe.

D'autre part il a existé et existe toute une diversité de sociétés tribales,

parageant le même type de structure générale : la tribu. Ces sociétés étaient

un extraordinaire laboratoire vivant, s'y cotoyaient des tribus aux

structures plus répressives, d'autres tribus aux structures inspirées par un

idéal spirituel d'une grande humanité.

Je pense par exemple à la tradition huna à Hawaï qui a servi de modèle à

plusieurs chercheurs américains à la recherche de méthodes

psychothérapeutiques efficaces.

J'ajouterais enfin que c'est facile de caricaturiser un mot en prenant un

exemple extrême. Même dans une société tribale, pourquoi chaque individu ne

disposerait-il pas d'un espace à lui et de quelques objets utilitaires?

Dans nos sociétés "démocratiques" on demande bien (implicitement) aux femmes

de partager ce qu'elles ont de plus intime, disons de le mettre à la

disposition du plaisir de certains pour avoir le droit d'exister... Mais ça

c'est il paraît "normal" car "biologique", disons que certains ont une sacrée

aptitude à justifier leur manque de contrôle sur leurs pulsions par la

biologie fourre-tout.

Eh oui, même au sein d'une culture moderne, tout et son contraire se cotoyent

allègrement en fonction d'habitudes bien ancrées, de conflits d'intérêts, de

l'inertie et que sais-je encore...

Par rapport à quoi mettre en commun, il est essentiel d'adopter une approche

objective et analytique, n'excluant en rien nos besoins fondamentaux

considérés souvent comme irrationnels et pourtant essentiels (expression

artistique, spiritualité, dimension symbolique, etc).

Quels sont les besoins réels de la personne humaine? Il existe une littérature

de très grande qualité sur le sujet, donc pas besoin de réinventer la roue,

il suffit de se documenter. Voici un petit exemple vécu du contraste qu'il

peut exister entre deux visions du monde radicalement différentes :

lorsque j'étais encore en troisième cycle d'économie, un haut expert du

développement travaillant à l'ONU était venu animer un séminaire sur les

besoins fondamentaux des habitants d'un pays du tier monde. A l'époque je

n'avais pas encore la culture psychologique et l'expérience acquises plus

tard, malgré tout j'avais l'impression d'être dans un roman de Kafka, ce

brave homme grassement payé et ne se surmenant surtout pas côté travail (ah

que c'est épuisant tout ces cocktails où il faut entretenir des liens pour

obtenir des fonds de recherche auprès de grosses entreprises) en était à

calculer les rations caloriques, pas un mot sur toute la dimension

culturelle, l'identité and co, j'étais verte! Ainsi pour nos hauts

fonctionnaires internationaux, les gens n'ont aucun besoins d'ordre affectif,

ils sont ciomme du bétail dans un élevage industriel qu'il faut nourrir à

moindre coût.

Les aides sociaux qui travaillent et encadrent dans nos banlieux défavorisées

en savent infiniment plus qu'eux sur les besoins essentiels des individus.

Cordialement,

Laurence

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