070818 14 min

Le but d'un système

Un Système est un mécanisme qui permet de réaliser des projets dédiés.
Le mécanisme dépend intégralement du projet, et réciproquement, si le projet est trop vague le mécanisme révélera « ce qui est réalisé », qui sera inattendu.

Un système est une logique à l'oeuvre, si on veut on peut hiérarchiser de l'idéal vers le matériel comme ceci : Connaissance des conceptions, logique, système, conception, mécanique, émergence.

Il va sans dire que le système social basé sur le sacré de la propriété privée et l'argent, n'est pas un système qui permet de réaliser les aspirations plus amples d'une société ; Qu'il n'a pas été conçu en connaissance des cause selon laquelle son émergence devait être « la paix ».
Le système social et financier actuel, qui se termine faute de logique qui permettrait son fonctionnement à long terme, n'a jamais été « conçu » élaboré, pensé, il ne s'est inventé que empiriquement, aveuglément, et par sédimentation culturelle ; bref « naturellement ».

Si au contraire on part de ce qui est désiré par une société (vivre en paix) et qu'on bâti un système qui permette de réaliser cela, on ne manquera pas de déduire immédiatement « ce qui est essentiel » dans ce que le système doit réaliser.

Il est évident que cet exercice ne pouvait se faire qu'en connaissance des nombreuses contraintes logistiques, et surtout une fois en possession des outils de production massif, ce que le système capitaliste a su créer, et on l'en remercie car à l'échelle historique, c'est tout ce qui lui était demandé.

Maintenant, et bien que c'eût été mieux si cela avait été décidé raisonnablement et non sous la pression de la preuve de la terminaison nécessaire de l'ancien système social (qui est le capitalisme, déjà enterré) il est temps d'avoir la faible intelligence de se montrer capable d'assembler diverses fonctionnalités que nous maîtrisons, une connaissance sociométrique que nous pouvons avoir facilement (on peut compter et localiser chaque habitant sur terre en temps réel), pour pondre une mécanique, un système, une logique qui réponde aux exigences nouvellement apparues, parmi lesquelles une de prime importance, la fiabilité du système, sa non auto-destruction.

C'est exactement à l'image du développement d'un moteur à explosion, au début il explosait, puis finalement avec la sophistication on a pu avoir diverses sortes de moteurs, chacun spécialisés dans une branche, et très performant.
Ce qu'il faut retenir de cette époque c'est uniquement l'effort d'évolution qui peut être appliqué à un concept.

Actuellement on en serait à l'étape préhistorique, où on sors d'une longue ère où on croyait que le système social allait fonctionner « de lui-même », si chacun à l'échelle individuelle se contentait de respecter les lois civiles.
A partir d'un moment les humains obtiennent les compétences pour gérer leur société...

Mais il est évident que « le système » fonctionnerait mieux s'il était maîtrisé, compris et contrôlé.
A mi-chemin avant d'en arriver là, certains capitalistes désirent eux aussi « tout contrôler », faisant ainsi naître une angoisse bien légitime quant à l'usage de ces données.

Or le contrôle assidu fera partie du nouveau système, mais ce qui changera sera l'assurance, par la logique, du non mauvais usage de ces données.
En d'autres termes, dans un monde où chacun est nourri et logé « de fait » et implicitement, le nombre de vols diminuera radicalement et il ne sera plus la peine de verrouiller à triple tour la porte de chez soi à chaque fois. Donc « par la logique » cela soulagerait une grande angoisse à propos de la criminalité, et à la fois ça unifierait les énergies dans le sens du bon fonctionnement du système.

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Et donc quitte à tout reprendre à zéro...
Il est nécessaire de fixer des objectifs à tout système.

On sait déjà combien de personnes nourrir, loger éduquer et guérir, en gros, donc on connaît déjà toute l'infrastructure que ces pans impliquent.
Et surtout, on sait dès le départ qu'au final, quel que soit le système employé, chacun des habitant possédera les mêmes droits d'accès à ces biens fondamentaux.
C'est ensuite seulement qu'il reste à déduire le système qui permettra d'obtenir ce résultat mécanique.

En ce qui me concerne après étude je dois dire que rien ne s'oppose à créer un système qui permette une telle « gratuité ».
Déjà dans mon esprit rien ne s'opposait à ce qu'il y ait pléthore d'informaticiens, bien plus que le marché ne sait qu'il n'en a besoin, si dans un système bien conçu on diviserait d'autant l'ensemble des tâches informatiques à accomplir nécessairement, par le nombre de personnes aptes à le faire.
De cette sorte, le réservoir de compétences disponible autoriserait d'autres projets.
Dans l'autre sens il faut pouvoir confier le maximum de tâches à des robots.

Ce genre de bon sens mathématique, est ce avec quoi il faut renouer après avoir vécu depuis le début de sa vie au sein d'un système antimathématique, dont la principale émergence ne s'est avérée être que des inégalités et de la criminalité, des guerres pour la possession e finalement un cataclysme imminent.
Alors qu'il est si simple de prendre une calculette et de faire preuve d'intelligence...

Ce sont les mathématiques qui doivent décider du nombre d'heure des travail quotidiens que le fonctionnement du système requiert de la part des humains.
Le fait de travailler un nombre d'heures standard identique pour tous, est bien sûr la plus grande des inégalités, chacun faisant un trajet différent, un travail et un effort différent, et étant payés différemment...
Ce serait plus intéressant si par exemple chacun était payé identiquement, mais faisaient un nombre d'heures différent.

Il faut bien s'imprégner de l'idée selon laquelle avant l'avènement de l'informatique il était utopique d'espérer une telle rigueur mathématique, qu'il en a découlé une moquerie-réflexe, et que celle-ci conditionne temporellement l'émergence d'un tel système.

Déjà avec les outils que nous pouvons développer et au seul sein du système capitaliste ahurissant d'illogisme, il serait néanmoins possible d'obtenir une bien meilleure répartition des richesses. Cela est évident, car dès que l'humain veut quelque chose, l'humain peut toujours l'obtenir.

Si les peuples s'élevaient subitement ils pourraient anéantir mentalement le virtualisme qui produit l'hyper-richesse des puissants.

Même l'« Or » pourrait perdre toute valeur, si les humains se mettaient en tête que ce n'est qu'un métal, et qu'il est plus bien beau quand on le trouve dans la nature que quand on le trouve chez un vendeur qui prend 30% en plus.
Et que pour l'extraire on n'hésite pas à inonder, assécher, raser, détruire, saccager tout ce qui n'est pas « or » aux alentours, y compris les humains évidemment.
Si en plus on rajoute que tout l'or existant était avant de superbes sculptures antiques qui ont été fondues par les colonialistes pour en faire des lingots, j'espère que ça finira d'écoeurer ceux qui bavent à sa seule vue.

Tout le système social construit par sédimentation est de cette teneur, il n'y a rien de logique, seulement des us et coutumes bâties les unes sur les autres, formant une pile improbable, parmi lesquelles une des plus vivaces des traditions est la pression morale d'un « supérieur » sur un être réduit à un simple composant qu'on peut remplacer facilement, c'est à dire des relations inter-humaines de soumission inconditionnelle à une autorité toute pensante.
Et cela, bien qu'improbable, est répercuté dans tous les niveaux de la société y compris dans le cerveau même des gens.

Finalement ce qui empêche les peuples de se soulever soudainement est exactement ce sentiment ou complexe d'infériorité, et la facilité avec laquelle ce complexe est exacerbé si jamais l'autorité légale du pays, « au nom du peuple », réprime ces soulèvements.
De la même manière qu'un homme réprime un animal bien plus puissant que lui.

Et finalement derechef quitte à faire preuve de discipline autant que ce soit au service d'une mathématique dont on sait que son oeuvre est le bien de tous.
Autant que « le Directeur », à défaut d'être personnifié, soit correctement cerné.

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Par corollaire, si l'argent, l'or, et même le capitalisme n'existent que psychologiquement, il n'est pas superflu de lister ce qui a réellement de la « valeur », dans le cadre du projet d'un système social.

Dans une première approximation, le système à l'état minimal de développement doit, avec très peu de ressources humaines, subvenir au minimum vital de l'ensemble des humains.

Cette notion de système minimal est très important car en même temps que le capitalisme, on hérite de son système minimal, qui est l'armée. C'est culturellement, en cas de désordre soudain dans la société (catastrophe naturelle, état de siège, etc...) que l'armée devient la seule colonne vertébrale de la société, la seule organisation latente et comprise de tous (grâce à la force).

Ce serait un grand pas en avant si on pouvait développer un système minimal capable de répondre à une situation de crise, qui pour l'étude, a l'avantage d'être plus simple.
L'essentiel de l'ossature d'un système social est psychologique, c'est donc par apprentissage de la technique qu'elle doit pouvoir continuer de fonctionner en temps de crise.
Il s'agira à mon avis d'un logiciel, auquel on soumettra des entrées, et qui aura la capacité de suggérer mieux que quiconque où il faut diriger son énergie au travail.

En fait ce qui a vraiment de la valeur dans un système social c'est autant la technique et la méthode, que l'énergie humaine disponible, en terme de force et de capacité.
C'est cela qui devrait être estimé avec la même lueur dans les yeux que la vue d'une brique d'or.

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Quand on veut expliquer un logiciel, une logique à l'oeuvre, un fonctionnement, l'explication ne peut commencer qu'une fois l'auditeur armé de la connaissance des fonctions qui vont être assemblées.

En premier lieu, au moment de la capture d'éléments dans la nature ou de toute acquisition, il tombe sous le sens qu'il devra y avoir un contrôle préalable, autorisant ou non l'acquisition, ce qui n'est pas sans évoquer à certains (de ma connaissance) une horrible époque de bons d'achat dans le communisme totalitaire chinois.

Mais au fond ça aura une double fonction, contrôler – autoriser les acquisitions, et en fait, fournir les matières premières et bien de production à une industrie.

La liberté de créer des activités doit être soutenue coopérativement par tout le système social, financé par lui, et les employés, rémunérés de façon conventionnelle.

Le système au minimum doit isoler 4 secteurs d'activité, qui sont inter-utiles.
Bercé par l'informatique je leur ai donné ces identifiants : Food, Build, Health, Edu.

La gestion du circuit alimentaire à lui seul constitue un système à part entière.
C'est un circuit qui doit partir d'une industrie, aller chez l'utilisateur, et revenir pour le traitement des déchets.
Il est aisé d'imaginer le logiciel qui permettrait à chacun de passer commande en direct, de retrouver sa commande livrée localement, tout en gardant des flux tendus.

Pour obtenir cela, on est déjà au sein d'une société de surproduction, ou alors dans un extrême minimum, de gestion rigoureuse de la distribution équitable des calories disponibles.

C'est ensuite seulement, au moment de la comptabilité de cette activité inéluctable, que le système doit permettre de justifier ces activités, au moyen de transferts de valeurs.
Dans le mot valeur il y a « évaluation », et si la valeur de travail ou de compétence est chiffrée, elle n'a plus qu'à être utilisée par le processus comptable (quel qu'il soit).

Il faudra forcément longtemps avant de caler correctement les milliers de réglages qu'un tel système suppose, c'est pourquoi j'évoque souvent le terme de prototype, et de niveau minimal.

« Build » concerne les immeubles, habitations constructions infrastructure urbanisme transports.
Tout cela a en commun de devoir être géré par un mécanisme qui ordonne, en raison des besoins, les constructions et rénovations nécessaires, de façon « systématique ».

De même il est évident que la médecine doit pouvoir profiter sans discrimination à chacun, comme dans l'exemple d'un virus... la nature rappelle alors les humains à la raison. La médecine sait déjà par l'arithmétique de combien de lits et de salles d'opération elle a besoin, etc...
On à là aussi tout un système.

Les catastrophes climatiques et leurs réfugiés, doivent faire partie de ce qui est conventionnel et prévisible de façon chronique, par le système.
(Alors qu'à chaque fois « »ils » ont l'air surpris, voire mieux, inquiets pour eux-mêmes à cause des bruits qui courent)
C'est une aberration de fabriquer un système tel que l'actuel, pour se rendre compte finalement de son impuissance face à de tels désastres. On a tous les moyens disponibles pour organiser des secours et reconstruire, mais on ne le fait pas en raison du fait que cela serait un trop beau cadeau, du point de vue du système ; ça le décrédibiliserait...
Alors on demande aux bonnes gens de mettre la main sur le coeur à côté du porte monnaie.
C'est le système qui doit avoir intégré dans son fonctionnement l'apparition épisodique de catastrophes naturelles.

Edu, pour le système de l'acquisition de culture et la science, de l'information et de la culture.
Auta,t dire un des créateurs les plus primordiaux de « valeurs » dans le système.

Ensuite il faut imaginer des mécanismes qui permettent la conversion de valeurs afin de les comparer entre elles. Je pense à une échelle qui donne une notation à une mise en rapport de deux échelles de mesures, afin d'extraire un indice, mais ce n'est pas important.

Habituellement on estime avec l'étalon « argent » la valeur d'une chose, sans aucune connaissance ni de sa valeur réelle si on prend en compte tous les paramètres qui doivent entrer en jeu (amplitude de mouvement qu'est « le commerce »), ni de l'ensemble des frais annexes qui vont aller avec, et donc le prix est donné à la louche. Ensuite une fois ce travail fait, les choses sont comparées entre elles, troquées. Et évidemment rien ne permet de dire que la circulation de ces flux sera homogène dans la population.

Je veux obtenir qu'au final les prix soient des « prix coûtants » tout au long de la chaîne de leur production, et qu'en parallèle les rémunérations soient conventionnelles et indépendantes.

Dans ce cas en revanche, même « à la louche » on peut estimer que cela représenterait une économie d'énergie dans la fabrication, élaguant toute la partie commerciale...

Le but de l'économie doit être de trouver les optimisations qui permettent un meilleur rendement afin de faire baisser les prix pour les consommateurs (et non les prix pour les fournisseurs).

La valorisation doit pouvoir prendre en compte le destin dans le système d'une valeur, ce à quoi elle a servi, et donc la valeur qu'elle a prise.
Ce principe est celui connu sous le nom de « royalties » et il serait question de valoriser avec le temps et l'usage, un travail.
Cela s'oppose aux biens de consommation, qui sont destructibles, et dont la valeur doit aller en diminuant. Ici, la valeur travail est faite pour être requalifiée après coup, en permanence. L'intérêt est d'estimer plus précisément les devoirs, les heures de travail si on veut, qui doivent être remplies par chacun.

Ici c'est l'idée du système de distribution artistique, totalement gratuite puisque la fréquentation constitue la création de valeur.

Le système d'emploi, même aujourd'hui, pourrait profiter d'une mise à disposition des travailleurs des emplois « à effectuer », et de façon assez ample pour que chacun puisse choisir librement ce qui lui convient, en raison des compétences, de la géographie, etc...

Cela pourrait exister si, de nos jours, les employeurs n'étaient pas aussi timorés et précautionneux à sélectionner rigoureusement leur personnel... (selon des critères non professionnel, ce qui devrait être illégal)

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Le plus important est que bien qu'on ignore les entrailles d'un tel système et tous ses mécanismes, est qu'il faut s'y lancer étant donné qu'on connaît déjà ses moyens et sa finalité.

Ce n'est que l'absence de la connaissance d'un système comptable permettant de rendre logique une telle mécanique que toute l'humanité s'abstient d'instaurer un système social pensé et maîtrisé.

Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut s'interdire de poser des jalons raisonnables.
Les buts du système ne doivent pas être d'obtenir ces résultats en fin de compte. Ces résultats sont la seule chose certaine à propos du système tel qu'il doit être.
C'est au cours de son fonctionnement, que le système doit avoir besoin que les conditions requises par notre utopie, le soient pour lui-même.
C'est le seul moyen d'assurer que le système ne soit pas utilisé à mauvais escient.

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