070809 7 min

djihâd

Quand on y pense, les juifs sont vraiment les victimes de tous les maux du monde...

Sans cesse manipulés, maltraités, etc.. bon OK on ne va pas généraliser, ça devrait même pas être la peine de le préciser, qu'il ne faut pas généraliser, quand on dit "les juifs" on s'attaque à toute une population...
Rien que de prononcer le déterminant de phrase "les juifs" est barbare et inéluctablement destiné à dire une bêtise.
D'ailleurs ce principe perdrait-il à être généralisé ?
Les Pauvres, les Vieux, les cyclistes du tour de France, etc... c'est toujours stupide une dénomination, dans l'esprit de celui qui croit strictement à ce qu'il entend, sans avoir en sa possession aucune conception relativiste lui permettant de comprendre ce qui veut être dit dans le fond...

Mais bon il faut bien dire les choses aussi, et en l'occurrence, d'un point de vue historique on peut quand même dire qu'ils n'ont pas eu de chance quand même, de se trouver fanatisés par le sionisme, en réaction (toujours à l'échelle historique) au nazisme, qui est parfaitement comparable à une maltraitance enfantine, que l'adulte ne peut faire autrement que répercuter encore, donnant à la violence le moyen de se répandre.

Comme Sarkozy le dirait avec toute sa grandiloquence, "c'est un peu de leur faute aussi !".

Mon grand-père disait lui aussi comme moi, mais je l'ai appris après, que les Juifs avaient été divisés en deux dès l'origine, ceux qui avaient choisi le chemin de la souffrance et ceux pour qui tout souriait.
Quand on est juif à la naissance, on sait déjà qu'on sera juif pour toujours, mais on ne sait pas encore dans lequel de ces groupes on va se situer.

La rébellion antisioniste ne consiste pas à une manifestation populaire consciente et consentie contre un gouvernement, nonobstant ouvertement criminel, les voies de circulation de l'information étant déjà saturées de conversations versatiles, mais plutôt en une contre culture de l'indifférence, réitérant les maux de leurs pères, et l'appliquant cette fois à un jmenfoutisme conscientisé.

Mais quand même au fond c'est une triste histoire que celle des Juifs, concentrés en ghetto (mais refusant de l'admettre il le font subir aux palestiniens), ils sont tiraillés entre ce qu'ils ne veulent pas perdre et ce vers quoi ils doivent aller.
Et donc ils le font subir aux palestiniens.

Le pays lui-même a des frontières floues, ce qui est une originalité qui pourrait, dans certains contextes, paraître révolutionnairement communiste. Ce serait bien que tous les pays aient des frontières floues, cela résultant de ce que ces frontières soient devenues avec l'histoire, inutiles.

Et d'un autre côté, affectés du devoir qu'ils doivent rendre à leur sauveur, l'occident, de porter son idéologie colonialiste, ils la mettent en pratique de façon exacerbée et déterminée, en claquant des talons etc...

Finalement le comportement d'Israël qui consiste à outrepasser toutes les lois existantes et à mentir, non que dis-je, faire valoir un point de vue exigu comme étant le seul qui convienne, effrontément, jusqu'au point d'inventer purement et simplement ce qui peut faire conserver une logique à ce point de vue, est aussi malgré tout un avatar du colonialisme occidental, qui, souvenons-nous, empli de bonnes intentions, voulaient civiliser les nègres de la jungle.

C'est principalement ce point crucial, à la croisée de ce qu'enseigne l'étude de l'anthropologie et de l'histoire, de la politique et de la sociologie, bref qui aurait nécessité une patiente étude, dont l'absence de prise en compte engendre le colonialisme idéologique.
Car quand on connaît ces civilisations, on commence à aimer découvrir des évolutions alternatives pour finalement mieux comprendre notre nature immanente, et ce qu'il y a d'universelle en elle.
C'était ça à l'origine qui guidait les moines juif-arabes dans l'empire africains avant qu'ils ne se fassent décimer idéologiquement par les britanniques, envoyés à l'étranger pour parfaire leur éducation, comme une cerise sur le gâteau de leur intelligence.

C'est peut-être un vieux réflexe biologique, hérité de nos ancêtres les bactéries, qui que de vouloir homogénéiser son patrimoine génétique, mais quand même au bout d'un moment on peut réfléchir un moment à ce que l'on fait.
Quand le colonialisme avait lieu, il apportait "la civilisation" et était particulièrement aveugle à ce qu'il détruisait, pour remplir son office.
Cela était relégué dans le discours par de l'indifférence, cette même indifférence dont font preuve les nazis à l'égard de la vie humaine, et également exactement la même indifférence que celle des états-unis voulant faire de l'Irak un pays civilisé et idéologisé, comme l'ont été les juifs, et enfin, cette même indifférence qui se situe dans la sous-jacence du discours et la tonalité de la voix, les permières choses que les enfants apprennent, bref ce qui est le plus facile à transmettre.
C'est ainsi que la violence se répand, de la façon le plus sournoise possible.

Pour lutter contre la violence interne instillée par l'environnement social depuis la naissance et de façon invisible et inaudible, incolore et inodore, il conviendra en premier, si cela plaît, de lutter contre sa propre violence, de se faire Djihad soi-même, selon l'expression originelle.
La culture chinoise rajoute à cela, de ne transmettre que le sourire à son interlocuteur, afin d'atténuer sa tristesse. Un peu comme une autre variante, d'une même incapacité à se défaire de ses lacunes.

Ce à quoi il faut s'en prendre ne sont pas des gens, seulement porteurs d'une chose à prendre en compte même si elle est mal dite, mais précisément ce vieux réflexe qui consiste à vouloir généraliser sa vision étroite des choses, en l'ignorance complète du fait que quand on généralise un principe qui ne fonctionne pas, on crée plus de problèmes qu'on ne voulait en résoudre, inconscients de la complexité de ce dans quoi on met les doigts.

Par contre l'instinct de vouloir généraliser en lui-même, est un concept vierge de signification, et dans sa forme générale cet instinct est une bonne intuition, même très diffuse, qui dit que, et d'ailleurs c'est le cas, un bon concept peut toujours être généralisé et admis par tous, pour ensuite imprégner l'entendement, et faire advenir une évolution salutaire.

Mais ce que l'humain, maladroit et infantile, ne sait pas, c'est faire la différence entre le succès de la généralisation d'un concept, qui est le plus souvent involontaire, et l'insuccès de la volonté de généraliser un concept, qui s'apparente immédiatement à du nazisme, avec pour objectif innommable de faire advenir une évolution qui n'est pas légitime finalement.

J'aime à penser pour la cicatrice historique que ça a coûté à l'humanité, que le nazisme serve au moins à cela, sans cesse, comme les sioniste le font (mais de façon abusive ça produit l'effet inverse) à être rappelé à la mémoire comme le phare rouge clignotant qui signale la proximité des côtes de nuit, disant explicitement ceci : "si vous suivez ce chemin, vous savez déjà comment ça va se terminer".

Il faut comprendre que "le chemin" c'est la somme des constructions mentales issues de l'entendement collectif, et que dans ce cadre ce qui est "vrai" ou "faux" est très confus, quand on n'est qu'une seule personne qui parle (même avec un mandat électoral) on n'a aucun poids sur ce chemin qui est prit.

Aussi quand une seule personne ose la moindre affirmation, au nom de la paix dans le monde il conviendra soumettre ses fondements logiques à une étude attentive.

La précipitation qui consiste à affirmer, puis agir dans la foulée sans écouter personne, est une sorte de précipitation idéologique, transmise culturellement, et dont la principale caractéristique est de faire perdre un temps fou à toute l'humanité, à tout ce qu'il y a d'humain chez l'homme, à savoir le fait de confronter des réflexions richement variées.

Ps. "j'ai utilisé des raccourcis, en espérant que ça ne nuit pas au sens, mais si c'est la cas je serai heureux de le savoir".

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