03/08/2007 6 min #10143

LaRouche : « L’effondrement financier a déjà eu lieu ! »

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LaRouche : « L’effondrement financier a déjà eu lieu ! »

1er août 2007 - 18:39

31 juillet 2007 (LPAC) - Mis au courant tout au long de la journée de lundi, des manifestations diverses du Krach actuel du système financier mondial, Lyndon LaRouche a dit « Je ne suis pas impressionné par ce qui arrive aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que ça a déjà eu lieu, le système est déjà tombé. » Les créances prises par les banques ne pourront jamais être honorées. Les idiots qui se précipitent pour récupérer leur cash réalisent soudainement que l’argent n’est pas là. Et il y a toujours des bêtas pour dire « mais je ne vois rien. Prouvez moi que le système s’est déjà effondré ».
LaRouche a ensuite expliqué qu’il faut examiner les deux extrémités de la crise. D’un côté la Yen carry trade, et de l’autre, les non-paiements. Il n’y a plus d’argent pour financer les rachats d’entreprises car cet argent n’a en réalité jamais existé. Des flux énormes d’argent ont été pompés dans le système par le yen carry trade et autres mécanismes du même genre. De l’argent à 0 % d’intérêt a été prêté depuis le Japon et s’est dirigé vers l’Australie et la Nouvelle Zélande, puis vers d’autres parties du monde afin d’alimenter la bulle spéculative des hedge funds, des private equity funds, etc. Tout le système était condamné d’avance à exploser, même si le délai pouvait s’allonger. Combien de temps peuvent durer ces créances impayables ? Aussi longtemps que personne ne réclame l’argent, tout le monde peut dire qu’il n’est pas en banqueroute.

Depuis quelque temps le yen carry trade s’est terminé et tout ce qui se passe désormais n’est qu’une tentative désespérée de minimiser ce qui s’est déjà passé. La défaite électorale du parti du premier ministre japonais Shinzo Abe aux elections de dimanche dernier est un signe de plus que le yen carry trade est fini. L’argent n’est pas là et Abe est fini.
Ce qui se dit en Allemagne, c’est que l’effondrement d’IKB n’a pas de conséquences sur les autres acteurs financiers puisque ce n’était qu’une « petite banque ». Ah bon ? Combien de temps est-ce que les fantasmes vont durer ? L’explosion a déjà eu lieu et les débris retombent du ciel. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas encore été touché que vous êtes saufs. Restez au même endroit un peu plus longtemps et vous serez écrasés par les débris. Les conditions internationales ont fait mûrir cette situation qui devient pourrie. La tempête a frappé et le dénier n’est pas très bénéfique. Le système est mort et la seul chose qu’il reste à savoir c’est l’heure à laquelle le croque-mort passera.

Le système se crasche et le Congrès Américain est occupé par des choses sans importance par rapport à celà. Il faut que ça change tout de suite. Les congressistes ne peuvent pas partir en août pour les vacances parlementaires comme prévu, sinon Cheney et ses maîtres britanniques lanceront une guerre qui éradiquera 40 à 80 % de la population mondiale avant même que la poussière ne soit retombée. L’effondrement du système financier international va aller de plus en plus vite, pied au plancher.

Dans ce contexte, Lyndon LaRouche a annoncé qu’il consacrerait la majeure partie de son temps à rédiger un projet électoral pour le Parti Démocrate qui vise à résoudre ce problème. C’est le moment d’évincer Cheney car le système étant fini, il faut immédiatement un Exécutif en état de marche.

Brève contenue dans : Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre

solidariteetprogres.org


économie mondiale: Risques de crise systémique

Le système financier est condamné : le vent du « yen carry trade » tourne

Il n'y aura plus d'argent gratuit pour les fous assoiffés.

Le « yen carry trade », un dispositif essentiel du système spéculatif se retourne. Les spéculateurs, cherchant à se débarrasser des crédits hypothécaires « subprime » et autres investissements à risques vendent ce qu'ils ont pour rembourser les prêts en yen et à bas taux d'intérêt contractés pour aller spéculer de partout dans le monde. Ils sont par conséquent obligés de racheter en masse des yens, ce qui provoque la hausse de la devise japonaise face au dollar et menace les spéculateurs utilisant le carry trade. Le « grand retour de flamme » commence.

Comme lors des explosions récentes de hedge funds, les “leviers inversés” menacent de précipiter la chute de la pyramide spéculative, qui équivaut entre 10 et 50 fois la valeur du yen emprunté au départ.

La Banque de Développement Asiatique (ADB) a publié un rapport le 26 juillet, prévenant que l'Asie, qui a vu un flux de capitaux record de 269 milliards arriver l'an dernier, pour la plupart venant du carry trade, fait elle aussi face à une crise monétaire. L'Australie et la Nouvelle Zélande rapportent des mouvements fort sur leurs monnaies, le dollars néo-zélandais chutant de 5,6 % en deux jours, puisque les spéculateurs se précipitent sur le yen pour rembourser leurs emprunts liés au carry trade.

Le New York Times cite un financier : le système « peut [va] être réduit à néant »
« La structure entière du capital, depuis les equity jusqu'aux AAA (les obligations théoriquement les plus sûres, ndlr) peut être réduite à néant ». C'est ce qu'a déclaré Steve Eisman, un gestionnaire de portefeuille chez FrontPoint Partners, lors d'une réunion téléphonique que rapporte le New York Times du jour.

« C'est exactement ce qui va arriver » a répondu LaRouche, en expliquant que l'ensemble des dettes existantes dépasse de loin tous les moyens de paiement existants. Et les remparts qui ont permis aux gens de cacher cette divergence sont entrain de trembler. Et ce qui se passe, c'est que la pression massive venant du marché immobilier, qui a servi de rempart depuis que Cheney est à son poste, s'est effondrée. C'est ce qui a le plus durement frappé les banques. Et quand les banques sont touchées, alors qu'elle ont été pompées à mort comme des esclaves pour nourrir cette bulle spéculative, elles ne peuvent plus financer la dernière vague spéculative. Elles ne l'ont pas fait car elles n'en ont pas les moyens, elles ont dû couvrir les pertes du marché immobilier.

C'est comme l'histoire du cheval. Parce qu'un clou manquait, le fer du cheval a été perdu. Parce que le fer manquait, le cheval a été perdu. Parce que le cheval manquait, le cavalier a été perdu, et comme le chevalier manquait, le royaume fut perdu. Voilà ce qui arrive, c'était inévitable.

Mardi 31 Juillet 2007
Solidarité et progrès
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