070729 5 min

Participe Passé

Alternative au Capitalisme : Economie Participative

"1/5 de la population décide pour les 4 autres..."
BON. C'est un chiffre au hasard mais peu importe.
En fait ça dépend de la zone d'étude, si par exemple on continue l'estimation, on trouvera 1/1 million, qui "décide" ou influence, et les autres qui bénissent et acquiescent.

J'aime autant commencer par la fin de mon étude : cette histoire de trucs participatifs commence à sentir le roussi.
C'était évident que pour conserver son hégémonie le capitalisme fasse sortir des sub-avatars voués à l'échec afin de prouver la grandeur du précédent capitalisme.
EXACTEMENT comme Ségolène Royale dont l'action a été de faire se rabattre les gens sur Sarkozy, ce qui est très fort.

Tout ce qui est reproché au capitalisme, en fait peut l'être à la méthode d'organisation, la logistique, l'intelligence.
Et bien sûr à aucun moment les méthodes ou logistiques sont remis en cause, toujours et encore, on se base sur des préceptes approximatifs (autant que les pourcentages de la démonstration) pour véhiculer une idée forte.
Mais toujours pas de fondement logique, systémique, et méthodique.

Et finalement cette idée forte va s'épuiser, pour de nombreuses raisons qu'étudier, revient aux Bourdieusiens.

Simplement, et si les gens ne voulaient PAS avoir à faire de politique eux-mêmes ?
Avant tout cette histoire de démocratie participative c'est un message pour dire "Si vous les Politics êtes incompétentes, alors on va s'en occuper, nous, de la politique, en affectant des scores sur internet". (ah oui ils en sont même pas encore là)

Mais sortis de la dimension de cette violence symbolique (qui est un message), qu'est-ce que les quidams quelconques, pris en masse, vont apporter de plus que ce qui peut être obtenu par un travail scientifique ?

Vous ne sentez pas cette odeur ?
Démocratie participative = plus besoin d'état = déconstruction de la zone sociale, des biens et services publics = privatisation à outrance.

Mais peut-être que quand l'eau manquera même en région parisienne, ou qu'on coupera l'électricité dans les villes pauvres en premier, on commencera à poser les bonnes bases des opérations mathématiques qu'une calculette pourra rendre : qui, ou, combien, comment.

{{Citation : Le capitalisme détruit la solidarité, homogénéise la variété, oblitère l'équité, et impose une hiérarchie dure.}}
Comment réduire ces aléas psychosociaux à la cause du capitalisme ? (ou à des aléas...) Je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est que la déception est promise, car non, ce n'est pas "une chose" qui agit, c'en sont plusieurs, d'où le principe de système.
L'individualisme, la crainte du microbe, la peur de manquer d'alimentation pour l'hiver, l'ADN, l'inculture, la patriarcat, le « sens commun », tout cela ne se décrotte pas facilement.
Quoi que, moyennant une simple réflexion pas trop compliquée, et en addition à un consensus collectif évidemment, il reste possible de se dire "le bonheur des autres fait mon bonheur" ; ce qui pour le coup, serait vraiment novateur et socialiste. De toutes façons le cerveau est social, de par sa fabrication, l'humain a besoin d'être immergé dans un système, (quel qu'il soit).
Là aussi pas besoin de faire voter les gens pour admettre cette vérité.
Comme dans des sondages stupides, on pourra toujours poser des questions stupides aux gens (incultes par essence) et obtenir d'eux la réaction qu'on en attend.
Et cela est bien qu'il en soit ainsi, car ça prouve sa bonne foi et son honnêteté. Le peuple n'a pas à être spécialiste en politique, ou avoir à développer des compétences de méfiance particulières, et d'analyse critique systématique. Le principe de base, est que le nouvel humain fraîchement né sur terre, en l'espace de 10 années, doit pouvoir être capable de saisir les mécanismes de sa société, ce dont dépend son équilibre psychologique.
Par opposition, l'absence de compréhension des mécanismes, engendre le désintérêt, et c'est comme ça qu'on se retrouve aujourd'hui plantés, et que les gens qui auraient pu être les plus intelligents et compétents finissent leur vie avec des petits jobs. Insultés par les autres en raison de leur pauvreté. Mais bon...

A propos de "impose une hiérarchie dure" : la mentalité d'entreprise (obsession de la sécurité, de l'écourtement, soumission en toute conscience, superficialité sur les questions qui peuvent gêner les autres, etc...) on peut dire que ce qui impose une hiérarchie dure, précisément, est la pression due aux contingences de l'entreprise. De tous temps, il y aura des circonstances ou il faudra jouer serré, et d'ailleurs il va y en avoir de plus en plus. Par opposition, avoir tout le temps qu'on veut pour travailler à son rythme, est improductif. Les sportifs, les écrivains, etc.. se forcent toujours un peu au début.
Non l'axe principal est avant tout celui de la motivation (sincère et profonde, ancrée logiquement au reste de la conscience). Si on agit pour le bien des autres, et qu'on est payé pour le faire, ça change beaucoup l'investissement personnel, le soin, et enfin, les relations entre les gens.

Cette question est primordiale car justement figurons-nous, que toutes les relations interhumaines sont surtout professionnelles, et dans ce contexte, elles sont du type hiérarchie avec pression morale inévitable, avec un qui assène, et l'autre qui subi (et qui complote pour déloger son supérieur).
Dans ce cadre, aucune discussion n'est viable, aucune intelligence n'est produite, et c'est mécaniquement, sans avoir besoin de l'insulter fallacieusement, que le capitalisme va se désagréger, ayant bêtement été obligé de freiner la circulation de l'information.

PostScriptum: pour créer un système alternatif équitable, on a la solution (il doit pouvoir y en avoir une infinité), elle existe déjà, c'est juste que seuls les états-unis on le croit de créer de la monnaie, alors que cette création devrait être confiée aux productions, elles-mêmes propriété de leurs travailleurs.
C'est quand l'argent sera requalifié en une chose diaphane et sans valeur, qu'une nouvelle ère s'ouvrira, balayant le risque imminent d'apocalypse.

_8119