070727 7 min

La démocratie, telle qu'elle est, n'est que symbolique de ce qu'elle devrait être.

Au final la démocratie telle qu'on la connaît s'imagine que si "le pouvoir appartient au peuple" alors le résultat sera favorable au plus grand nombre

La décision qu'on lui offre de prendre est d'affecter tous les pouvoir à une seule personne ou a une autre, qui a son tour applique le plan qu'il s'est imaginé qu'il faudrait appliquer.

Le travail de ce dernier est surtout de convaincre la masse, et voilà c'est réglé pour la "démocratie".

Mais au final, ce qui agit réellement sur la vie du peuple est l'organisation à laquelle elle souscrit.

Quand advint la révolution de 1789, avant tout il s'agissait de passer d'un parti politique qui était éternel et ancestral, à un autre, librement et (un peu comme) pour la première fois.

Aujourd'hui les partis politiques se succèdent mais la routine est perpétuelle, tout politicien correspond à des critères de mensonge par omission, de profit à titre personnel, de privilèges accordés aux plus proches, etc...

Et la vie civile ne change pas, bloquée dans l'illusion de modernisme bétonné et de conventions culturelles rigoureuses et indicibles, bref c'est le bonheur.

Alors que pendant ce temps l'usure des matières premières promet une fin rapide et un changement brusque, et au lieu de prendre cela en compte, ce qui prime reste le confort de la certitude de la routine habituelle.

A nouveau la révolution va devoir changer une chose qui à son tour, elle aussi, était ancestrale et culturelle, automatique et impensée, afin d'en faire un processus renouvelé régulièrement, nuancé, tâtonnant.

Depuis l'aube des temps on confie au chef de tribu un rôle puissant, il fut décisionnaire, il est devenu inspirateur idéologique, mais il a toujours guidé les choix, et en fait, proposé au peuple entre quoi et quoi choisir, ce qui au fond, est très limité.

Car finalement, la plus grande partie de la masse est ignorante des réelles connexions et engrenages qui guident le monde, et n'a pas les compétences requises pour décider de choses telles que l'idéologie dominante qui est ensuite mise au travail de la standardisation et de la conformisation.

A ce stade c'est pas seulement de l'alternative à cela qu'il faut parler mais surtout de sa raison.

On sait que le peuple est dégoûté par les classes intellectuelles aristocrates pour l'exiguïté de leurs choix et décisions. C'est par contraste avec cela qu'on aime tant la démocratie.
Mais par contraste avec une alternative qui produite de meilleurs résultats, on peut comprendre le côté déterministe de ce qui est qualifié, candidement, de démocratie.

On sait que le but de la démocratie est le bien du plus grand nombre, aussi c'est de cela qu'il faut partir, et c'est cela qu'il faut obtenir.

C'est parce que la dénomination de démocratie n'implique que l'existence des élections qu'on la croit bonne, mais dès lors qu'on implique qu'il faille faire le bonheur du plus grand nombre, alors les conditions ne sont plus remplies pour qualifier nos régimes de démocraties.

Car ce n'est qu'un qualificatif, et donc il ne peut être prononcé que par celui qui l'observe, en particulier, par son étude, et non par un animateur télé par exemple, pour en faire autre chose qu'une qualification : une enseigne lumineuse... en laquelle ne pas souscrire serait un sacrilège effroyable. Et qui permet de faire des tirades patriotiques emplis d'angélisme manichéen.

Il y a deux sortes d'études qui doivent être menées préalablement à des prises de décisions de l'ordre politique, qui influera sur la vie des gens, via l'organisation.

Ici on place l'organisation comme un facteur d'une importance supérieure à toutes les autres propriétés d'une société.

La première étude est dans le sens du peuple vers les analystes, c'est une prise de pouls sociométrique qui évalue les besoins, leur nombre et leur géographie, dans la limite d'un territoire (reléguait les frontières seulement à une limite du champ d'étude).

Les analystes doivent enquêter et publier au fur et à mesure leur étude afin d'obtenir divers commentaires ou conseils.
En fait, ils doivent poser un problème à résoudre, et ce travail qui consiste à pose un problème, est primordial pour son dénouement.

Dans un deuxième temps, après la législation, il faut mesurer ces effets.

Entre temps, il aura fallu proposer des méthodes de résolution de la problématique, qui soient compatibles avec les nombreuses contraintes.

Aussi basique que cela paraisse, ce travail qui demanderait une large équipe de scientifiques, sociologues, etc... est actuellement réalisé en une fraction de seconde dans l'esprit d'une seule personne, (sur la foi d'un fait d'actualité stigmatique) et la réponse à ces attentes se résume en quelques phrases (sentences) manichéennes et populaires.
(Et après les gens votent pour ça.)

CE QUI GUIDE les choix au final doit être tellement évident que ce serait stupide de demander au peuple s'il est d'accord. Mettons qu'on ait mis en oeuvre, après observation, des mesures pour réduire la pollution des sols et qu'on l'ai ensuite mesurés, et qu'un autre ait essayé avant sans succès, ce n'est pas pour autant que l'un et l'autre procédé doivent faire partie d'un package droite-gauche, indépendamment du succès du résultat, et qu'il soit éjecté à l'élection suivante, le plus injustement du monde.
Non, ce qui compte, c'est si le procédé (n°xxx) a remporté un succès mesuré, alors il peut être mis à l'étude pour une généralisation adaptative, avec à chaque fois de nouvelles évaluations du résultat.

Cela est absolument indépendant d'un processus politique d'élections, puisqu'il s'agit d'une recherche scientifique, ponctuée de succès et d'erreurs enrichissantes.

Si, par un autre exemple, il faut choisir entre telle ou telle activité en raison des moyens, alors la nouvelle comptabilité serait publiée et le peuple déciderait d'y souscrire, augmentant les impôts.

Je veux dire que la responsabilité politique doit toucher chaque citoyen, mais plus intimement que ce n'est le cas aujourd'hui. Et pour autant, ce n'est pas à lui que doit revenir des décisions de choix entre des méthodes, appliquons celle-là plutôt que celle-ci, en se fiant uniquement aux néons publicitaires qui lui sera associée.

Par extension, l'idée derrière la tête est l'augmentation de la part de service public pour le bien du plus grand nombre.

Dans un tel environnement structurel politique, tous les projets, quelle que soit leur "couleur" politique, tout projet visant à améliorer la vie des gens serait le bienvenu, y compris le plus original, étant donné que des tests seraient effectués, virtuellement puis en grandeur nature, concernant d'autres organisations sociales.

Par comparaison, dans le système actuel on ne possède pas de trace ni de ce qui stimule la création des loi, ni de leurs résultats. (c'est un abonné à la liste de l'AN qui parle).

Ce que la démocratie occidentale s'imagine, entraînée malgré elle par un instinct colonialiste aussi difficile à stopper qu'une roue de pierre ayant acquit un lointain élan, c'est qu'en appliquant ses critères de civilisation à des peuplades diverses, par la force s'ils refusent, apportera les mêmes résultats.

Alors que ce sont les résultats qui doivent primer, et si on part de là, on aura vite fait de constater que selon les endroits, les méthodes se doivent d'être différentes.

A nouveau, cela donne un contexte nouveau aux Droits de l'homme pour les rendre plus respectables, notamment pour ce qui concerne la liberté de circuler où on veut dans le monde.

Rien que cela, est devenu impossible dans ce monde à cause de la rigueur de chacun à s'accrocher à des procédures injustes, et souvent opposables quand même.

Alors que si ces cellules sont créées pour adapter des fonctionnements, des organisations hétérogènes selon les milieux, qui produisent le bonheur mesurable souhaité, du coup les nouvelles frontières seront les modes civilisationnels adoptés, les organisations souscrites, et non les frontières géographiques.

Le but est de proposer des alternatives suffisamment différentes pour qu'on découvre ce qu'on la méthode actuelle mettrait dix révolutions encore à découvrir (et on sait qu'on n'a pas ce temps-là) le système social capable de répondre aux exigences du peuple ; dont lui-même ignore souvent l'existence.

En plaçant le bonheur du plus grand nombre comme devoir de résultat à obtenir, directement et non par le biais d'une condition intermédiaire (en particulier l'enrichissement les grandes firmes de production de biens qui en retour proposent des emplois), automatiquement ça libérera une grande plage de possibilités et de choix civilisationnels, ainsi devenus libres d'être mis à l'étude de façon sérieuse et professionnelle.

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